La pension de réversion : le droit des ex-conjoints

Lorsque le défunt a été marié plusieurs fois, la pension de réversion est partagée entre le veuf ou la veuve et les ex-conjoints.
Sommaire

La pension de réversion pour les ex conjoints

Lorsque le défunt a été marié plusieurs fois, la pension de réversion est partagée entre le veuf ou la veuve et les ex-conjoints. Toutefois, les règles varient d’un régime à l’autre.

 

La situation matrimoniale du défunt

Le dossier de demande d’une réversion doit être accompagné d’un certain nombre de justificatifs. Parmi eux figure notamment l’acte de naissance du défunt, accompagné des mentions marginales (mariage, divorce). Ainsi, la caisse connait le nombre et l’identité des potentiels bénéficiaires des pensions de réversion.

La réversion retraite en cas de divorce : le partage des réversions

Lorsque le défunt laisse un conjoint et des ex-conjoints, les régimes de base des salariés et des indépendants calculent la part de réversion revenant à chacun. Le calcul dépend de la durée de mariage. La part de réversion est versée uniquement à ceux en ayant fait la demande et remplissant les conditions d’attribution. Lorsque l’un d’eux décède, sa part est partagée entre les autres. Là encore, il est nécessaire d’en faire la demande. Les mêmes règles s’appliquent pour la réversion de la retraite complémentaire des artisans et commerçants.

En revanche, il en va tout autrement dans le régime Agirc-Arrco. Le partage entre conjoints et ex-conjoints n’est pas systématique. En tant que veuf ou veuve, vous avez droit à l’intégralité de la pension de réversion (et l’ex-conjoint à rien) :

  • Si votre conjoint est décédé avant le 1er juillet 1980.
  • Ou si son ex-conjoint ou sa veuve ou veuf est remarié ou décédé au moment où vous faites votre demande de réversion. S’il n’est ni remarié, ni décédé, mais qu’il ne peut prétendre à la réversion au moment du décès en raison de son âge, vous recevez la part de la réversion correspondant à la durée de votre mariage. Le décès de l’un des bénéficiaires n’augmente pas la part de réversion des autres.

Si votre conjoint a divorcé avant le 1er juillet 1980 et qu’il vous a épousée avant le 13 janvier 1998, vous avez droit à l’intégralité de la réversion des complémentaires Agirc-Arrco. L’ex-conjoint(e), pour sa part, a droit à une partie calculée en fonction de la durée du mariage.

Dans le régime des fonctionnaires, la réversion est partagée entre les conjoints et ex-conjoints en fonction du nombre d’années de mariage de chacun. Au décès de l’un des bénéficiaires, sa part ne revient pas aux autres.

Un seul ex-conjoint

Si le défunt ne laisse qu’un seul ex-conjoint, celui-ci peut prétendre à l’intégralité de la réversion de sa retraite de base de salarié, de travailleur indépendant ou de fonctionnaire. Cela vaut sans compter le nombre d’années pendant lesquelles ils ont été mariés.

La règle applicable à l’Agirc-Arrco est toute autre. La réversion de la retraite complémentaire est calculée en fonction du nombre d’année de mariage, par rapport au nombre d’années d’assurance vieillesse. Exemple : pour un mariage qui a duré 20 ans (soit 80 trimestres), une carrière entière de 166 trimestres et une réversion entière de l’Agirc-Arcco de 7 000 € par an, la part versée est de 7 000 € x 80/166, soit 3 373 €.

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FAQ

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Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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