Le Plan d’épargne retraite (PER) nouvelle génération

Nos experts vous présentent le nouveau dispositif de plan épargne retraite, son fonctionnement et ses avantages.
Sommaire

Depuis le 1er octobre 2019, vous pouvez épargner dans le cadre plus souple et plus attractif du nouveau Per. Que deviennent vos « anciens » placements d’épargne retraite ? Quels sont les avantages de la nouvelle formule ?  

Le nouveau paysage de l’épargne retraite  

Le Per a été créé par la Loi du 22 mai 2019 dite Pacte. Il est composé de trois compartiments : un produit d’épargne individuel et deux produits d’entreprises. Le Per individuel regroupe les actuels Perp et contrat Madelin.

L« Per collectif », nouvelle version du Perco, est un plan facultatif s’adressant à tous les salariés. Le « Per obligatoire » a vocation à remplacer le PERE de l’article 83. Lorsqu’il est mis en place dans l’entreprise, il est obligatoire et peut s’adresser selon le cas à tous les salariés ou seulement à une catégorie d’entre eux. 

Chacun de ces dispositifs comportent trois compartiments : un pour les versements volontaires de l’épargnant, un pour l’épargne salariale (intéressement, participation…), le dernier pour les versements obligatoires (du salarié et de l’employeur).

Ce mécanisme permet la portabilité de votre épargne tout au long de votre carrière. Contrairement à aujourd’hui vous ne serez plus contraint de multiplier les produits d’épargne retraite en fonction de vos changements de statut professionnel (salarié, indépendant…).  

Le dispositif du Plan d'Épargne Retraite (PER)

Et votre épargne retraite que devient-elle ?  

Il sera possible de transférer votre épargne constituée sur un Perp, un contrat Madelin, PréfonCorem, Perco, un PERE de l’article 83 sur un nouveau Per. Ces anciennes formules d’épargne ne pourront plus être souscrites à compter du 1er octobre 2020. Elles peuvent néanmoins être conservées et des versements pourront être opérés dessus, sans date limite. 

En outre, avant le 1er janvier 2023, les sommes issues d’un contrat d’assurance-vie détenu depuis plus de 8 ans peuvent également être placées, sur un Per avec un avantage fiscal à la clé. L’abattement est doublé pour le calcul de la part taxable des produits de l’épargne (9 200 € pour une personne seule et 18 400 € pour un couple). 

Pour profiter de l’avantage, le souscripteur du Per doit être à plus de 5 ans de l’âge de la retraite et le transfert doit se faire au sein de la même compagnie d’assurance. 

Le nouveau Per : quels sont les avantages ? 

Les sommes investies sur le Per demeurent, en principe, bloquées jusqu’à la retraite. Cependant, les circonstances exceptionnelles dans lesquelles il est possible de les retirer avant ce terme sont harmonisées et étendues. En cas de déblocage lié à l’invalidité, la fin de l’indemnisation du chômage, la liquidation judiciaire de son entreprise, le décès du conjoint ou partenaire de pacs, le surendettement, est ajouté l’achat de sa résidence principale.  

L’épargnant dispose d’une liberté de choix au moment de son départ à la retraite : il peut sortir ses avoirs en capital en une ou plusieurs fois ou convertir ce dernier en rentes à vie. Seuls les versements obligatoires ne peuvent sortir qu’en rente 

Pour la sécurité de l’épargnant, et sauf demande contraire de sa part, il lui sera appliquée une gestion pilotée. Celle-ci consiste à opter pour des placements dynamiques investis en actions lorsque l’épargnant est loin de l’âge de la retraite. Plus il s’en rapproche, plus son épargne est orientée vers des supports moins exposés au risque des marchés financiers. 

Le nouveau Per : quelle fiscalité ? 

Tous les versements volontaires sont déductibles du revenu pour le calcul de l’impôt sur le revenu, y compris ceux opérés par le salarié sur le Per collectif (ce qui n’est pas le cas pour le Perco).  L’intéressement, la participation et les abondements de l’employeur continuent, comme par le passé, à être exonérés d’impôt et soumis à CSG. Toutefois, ils ne sont pas déductibles des revenus. 

Les cotisations obligatoires sont également exonérées d’impôt sur le revenu et soumises à CSG. 

 

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Oui, dans plusieurs situations selon le régime concerné :

  • Dépassement du plafond de ressources (régime général) : si vos revenus dépassent 25 001,60 € par an seul ou 40 002,56 € en couple en 2026, la pension est réduite, voire suspendue.
  • Remariage : à l’Agirc-Arrco, dans la fonction publique et dans la plupart des complémentaires, le remariage entraîne la suppression définitive de la réversion. Au régime général en revanche, il n’y a pas de suppression automatique (mais les revenus du nouveau ménage sont pris en compte).
  • PACS ou concubinage : aucune incidence au régime général et à l’Agirc-Arrco, mais suppression dans la fonction publique.
  • Fin d’invalidité : si la réversion vous était versée avant 55 ans au titre de l’invalidité, elle s’interrompt jusqu’à l’âge requis.

Vous devez signaler tout changement de situation (revenus, vie de couple) aux caisses, sous peine de devoir rembourser les sommes trop perçues.

À noter : au régime général, la pension n’est plus révisable 3 mois après la liquidation de toutes vos retraites personnelles.  Un changement de ressources ultérieur n’entraîne donc plus la révision de la pension de réversion.

 

Non, la pension de réversion n’est jamais versée automatiquement. Vous devez en faire la demande auprès des caisses de retraite du défunt.La démarche se fait en ligne sur info-retraite.fr (via FranceConnect) : une seule demande dématérialisée vaut pour tous les régimes (base et complémentaires) auxquels votre conjoint a cotisé.

 

Oui, dans plusieurs situations :

  • Plusieurs régimes du même conjoint : la réversion du régime de base (54 %) se cumule avec celle de la complémentaire (60 % à l’Agirc-Arrco).
  • Plusieurs mariages successifs : vous pouvez percevoir une réversion pour chaque ex-conjoint décédé, sous réserve de remplir les conditions (âge, plafond de ressources, non remariage etc…).
  • Avec votre propre retraite : le cumul est autorisé.

 

Comptez 4 à 6 mois de traitement pour le régime de base, 2 à 3 mois pour l’Agirc-Arrco, après dépôt d’un dossier complet.
Important : déposez votre demande dans les 12 mois suivant le décès pour bénéficier du versement rétroactif au 1er jour du mois suivant le décès. Passé ce délai, la pension n’est versée qu’à partir de la date de la demande.
Demande à effectuer en ligne sur info-retraite.fr (une seule démarche pour tous les régimes).

 

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

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