Tout savoir sur la pension de réversion

Dans cet article, nos experts retraite vous présenteront l’ensemble des notions à connaître sur les pensions de réversion.
Sommaire

COMMENT CALCULER SA PENSION DE RÉVERSION ?

Les pensions de réversion sont les rentes qui sont versées au conjoint ou à l’ex-conjoint d’un assuré lorsque celui-ci décède. Les montants perçus varient entre 50% et 60% de la pension qu’aurait perçue le défunt. Toutefois, ce taux peut varier en fonction de votre situation et des réformes en vigueur. Vous voulez tout savoir sur la pension de réversion et ses modes de calcul ? Découvrez comment calculer sa pension de réversion selon les experts Neovia Retraite.

TOUT SAVOIR SUR LA PENSION DE RÉVERSION ET SES CONDITIONS D’ATTRIBUTION

Les conditions d'attribution de la pension de réversion

La pension de réversion permet à une personne qui a perdu son conjoint de pouvoir subvenir à ses besoins, au moyen d’une aide équivalente à une part de la retraite du défunt. Cette rente est proposée pour pallier les retraites du conjoint qui est décédé, et ainsi compléter les revenus ou pensions de retraite du foyer. C’est donc une démarche indispensable à mettre en œuvre si vous venez de perdre votre conjoint. Mais comment l’obtenir ? Comment calculer sa pension de réversion selon ses revenus ? Dans quel cas et quelles pièces présenter ?

Pour tout savoir sur la pension de retraite et ses conditions d’obtention, consultez ces quelques points d’intérêt :

  • La pension de réversion n’est pas automatique, afin d’en percevoir le versement il faut en faire la demande auprès de ou des caisses de retraites.
  • Les concubins et les partenaires de PACS ne sont pas autorisés à être bénéficiaires, seuls les époux y ont accès.
  • Pour que la pension de réversion prenne effet au plus tôt, le mois suivant le décès de l’assuré, la demande doit être déposée dans les 12 mois suivant le décès du conjoint ou ex-conjoint.
  • Pour certaines caisses, un effet rétroactif d’un an peut s’appliquer. Si ce délai est dépassé, le point de départ est le mois suivant la demande.
  • Il faut effectuer la demande auprès de chaque caisse à laquelle l’assuré décédé avait cotisé. Il faut pour cela bien identifier les différentes caisses, des régimes de base aux régimes complémentaires.
  • Pour le conjoint d’un salarié, d’un salarié agricole, d’un artisan, d’un commerçant ou d’un professionnel libéral, la demande doit être faite au régime de la dernière activité du défunt. Il faut remplir le formulaire Cerfa n°13364*02.
  • Si le conjoint décédé relevait du régime complémentaire ARGIC ARRCO, il faut remplir ce document. Ce formulaire est disponible dans les Centres d’information, de conseil et d’aides des salariés (Cicas).
  • Si le conjoint décédé relevait du régime des retraites des fonctionnaires de l’État, des magistrats et des militaires et que le décès est intervenu alors qu’il était en activité il faut remplir ce formulaire. 
  • Si le décès est intervenu alors que le conjoint était à la retraite, il faut remplir celui-ci.

Vous vous demandez comment calculer sa pension de réversion dans un cas non listé ci-dessus ? Vous voulez des renseignements complémentaires ? Les experts Neovia étudient votre situation et vous donnent les clés pour tout savoir sur la pension de réversion.

COMMENT CALCULER SA PENSION DE RÉVERSION ET LE NOMBRE DE BÉNÉFICIAIRES ?

Afin de déterminer le nombre éventuel de bénéficiaires de la pension de réversion du défunt, les caisses demandent plusieurs justificatifs tels que son acte de naissance et les mentions marginales (mariage et divorce). Ces justificatifs sont à joindre au dossier de demande de la réversion.

La pension de réversion selon les régimes de retraite

CE QUI PEUT CHANGER POUR LA PENSION DE RÉVERSION EN 2025

Actuellement 13 règles existent pour le calcul des pensions de réversion. Dans le cadre de la réforme des retraites, un nouveau système universel serait mis en place et proposerait un calcul unique.

Cela entraînerait quelques modifications dans les conditions de la pension de réversion. Concernant toutes les personnes devenant veuve ou veuf d’un conjoint déjà retraité au 31 décembre 2024, les conditions d’attributions ne changeraient pas.

Après cette date, voici tout ce qu’il faut savoir sur la pension de réversion et ses changements :

  • L’âge du bénéficiaire serait fixé à 62 ans
  • Le droit à la pension serait exclusif aux conjoints. Pour les divorces intervenant après l’entrée en vigueur du système universel, les ex-conjoints pourraient ne plus toucher la pension.
  • En cas de décès d’un conjoint, la veuve ou le veuf pourrait toucher 70 % des droits à la retraite du couple (déduit des montants de pension personnelle) et aucune condition de ressources ne serait appliquée.

 

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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