Dois-je cesser mon activité pour liquider mes retraites ?

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Sommaire

Cessation d activité pour cause de retraite

Principe : Depuis le 1er janvier 2015, il est nécessaire de cesser toute activité professionnelle pour percevoir une retraite de base dans n’importe quel régime (article L. 161-22 CSS). Toutefois, des exceptions existent selon votre statut.   

Vous êtes salarié  

Il convient alors de distinguer deux situations.   

Si vous êtes salarié non-mandataire, vous votreau plus tard la veille de la date d’effet de mes retraites et fournir une déclaration sur l’honneur de cessation d’activité. En effet, comme indiqué dans la circulaire 2018-22 du 23 Août 2018 « La date d’effet de la retraite ne pourra être effective qu’à compter du 1er jour du mois qui suit celui au cours duquel l’assuré a rompu tout lien professionnel avec son employeur. » Si vous souhaitez reprendre votre activité, vous pourrez le faire dès le lendemain de la date d’effet de vos retraites, mais sous un nouveau contrat de travail.  

Si vous êtes  salarié mandataire, vous devrez, en sus, fournir un procès-verbal d’Assemblée Général indiquant soit que vous cessez  votre  activité au plus tard la veille de la date d’effet de vos retraites, soit que vous poursuivez votre activité sans rémunération à compter de cette même date.  

Par exemple, si vous demandez  vos retraites au 01/04/2021, vous devez cesser votre  activité au plus tard le 31/03/2021 ou, si vous êtes mandataire, vous pouvez également poursuivre sans rémunération à compter du 01/04/2021. Si vous souhaitez reprendre une activité ou une rémunération, vous devrez le faire sous un nouveau contrat de travail ou établir un nouveau PV d’Assemblée Général fixant votre nouvelle rémunération.  

Attention : si vous liquidez  vos retraites à taux minoré ou au titre des carrières longues, vous devrez respecter un délai de carence de 6 mois avant de reprendre votre activité auprès de votre  ancien employeur.   

Exception : Les activité dites de faible importance peuvent être poursuivies. L’activité est considérée de faible importance si le revenu brut de l’année civile qui précède le point de départ de la retraite ne dépasse pas le tiers du Smic calculé sur 1820 heures, soit 6 157 euros pour 2020. Enfin, d’autres activités salariées ne sont pas soumises à cessation d’activité : nourrices ou assistantes maternelles, fonctions d’assistance de tierces personnes, artistes-auteurs, activités religieuses, bénévoles … (liste non exhaustive). 

Vous êtes travailleur indépendant ou professionnel libéral  

Dans ce cas, vous n’aurez pas à cesser votre activité pour percevoir vos retraites. Vous pourrez donc poursuivre votre activité dans les mêmes conditions qu’auparavant.   

Attention : si vous liquidez vos retraites à taux minoré ou au titre des carrières longues, vous devrez  respecter un plafond de revenu égal à la moitié du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (soit 20 568 euros en 2020) si vous êtes travailleur indépendant et égal au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (soit 41 136 euros en 2020) si vous êtes professionnel libéral.   

Exceptions : Pour certaines caisses de professions libérales, il est nécessaire de cesser son activité pour percevoir les retraites complémentaires associées. C’est notamment le cas pour la CAVAMAC, la CPRN et la CAVOM, dont les statuts de retraite complémentaire exigent la cessation d’activité. De plus, pour la CNBF et la CAVP, il est nécessaire de cesser son activité pour liquider ses retraites à taux minoré. Il convient donc d’être vigilant concernant l’obligation de cessation d’activité en fonction du régime dont vous dépendez et des statuts qui vous sont alors applicables.    

Vous êtes exploitant agricole  

En tant que chef d’exploitation, la liquidation de vos retraites nécessite la cessation définitive de votre activité. Néanmoins, le cumul emploi-retraite est autorisé si votre activité est assujettie par rapport à un temps de travail ou à un coefficient d’équivalence à la SMI (surface minimum d’installation) pour les productions hors sols.  

Vous êtes suis fonctionnaire  

Si vous êtes fonctionnaire (FP, CNRACL, SRE), vous devrez cesser votre activité pour percevoir vos retraites. De plus,vous devrez  être radié des cadres. En cas de reprise d’activité, vous serez  embauché comme agent non titulaire et non comme fonctionnaire.   

Attention : Si vous exercez actuellement une activité nécessitant la cessation mais que vous ne la cessez pas, alors vos retraites correspondantes ne seront pas liquidées. Vous ne respecterez donc pas l’une des conditions du cumul emploi retraite libéralisé.

A noter : Si vous avez été salarié au cours de votre carrière, au moment du dépôt de votre demande de retraite auprès de l’Assurance Retraite, vous devrez fournir un document intitulé « déclaration sur l’honneur de cessation d’activité ». Pas de panique, sur ce document  vous pourrez  indiquer que  vous poursuivrez  votre activité si celle-ci vous y autorise.    

  

Ainsi, si vous souhaitez liquider vos retraites tout en exerçant une activité dans le cadre du cumul emploi retraite, nous vous invitons à bien vérifier que cela est possible et sous quelles conditions. Nos experts sont là pour vous aider et vous conseiller.   

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FAQ

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Les deux dispositifs ne s’excluent pas, mais ils ne répondent pas au même besoin. Le rachat porte sur des périodes passées et suppose de mobiliser un capital qui peut être important ; l’assurance volontaire porte sur les années à venir et étale l’effort de trésorerie. Selon le nombre de trimestres manquants, l’horizon de départ et le rendement du point de votre caisse, l’un peut être nettement plus avantageux que l’autre ou une combinaison des deux peut s’imposer. C’est un arbitrage à réaliser sur la base d’un relevé de carrière vérifié.

 

Oui, à tout moment. La résiliation s’obtient par simple lettre adressée à la caisse, avec effet au premier jour du trimestre civil suivant la demande. La radiation est également prononcée d’office lorsque les conditions cessent d’être remplies, par exemple en cas de reprise d’une activité entraînant une affiliation obligatoire, ou en cas de défaut de paiement après un avertissement resté sans effet pendant quinze jours.

 

Oui. Les cotisations volontaires produisent les mêmes effets que les cotisations obligatoires : validation de trimestres et acquisition de points. Dans le régime de base des professions libérales, la cotisation minimale de 573 € valide trois trimestres en 2026 ; il faut cotiser sur un revenu d’environ 1 803 € par trimestre soit 150 fois le SMIC horaire pour valider quatre trimestres.

 

Six mois à compter de la date d’effet de la radiation à titre de cotisant obligatoire, pour les anciens travailleurs non salariés comme pour les anciens conjoints collaborateurs. Le délai est porté à dix ans pour les professionnels non salariés exerçant à l’étranger, sous réserve de justifier de cinq années d’affiliation préalable aux régimes obligatoires français. Ce délai n’est pas prorogeable.

 

Oui. Le décret n° 2015-769 du 29 juin 2015 a explicitement organisé le dispositif pour les professionnels libéraux relevant de la CNAVPL et pour les avocats relevant de la CNBF. La demande se fait auprès de la section professionnelle de dernière affiliation (CARMF, CARCDSF, CIPAV, CARPIMKO, CAVEC et autres) ou auprès de la CNBF pour les avocats. Pour ces professions, la cotisation est annuelle et ne peut être inférieure à la cotisation minimale du régime de base, soit 573 € en 2026.

 

Principalement les anciens conjoints collaborateurs qui perdent ce statut, les anciens travailleurs non salariés ayant cessé leur activité avant l’âge de la retraite, les personnes ayant mis leur fonds en location-gérance, celles qui participent à l’activité d’un chef d’entreprise sans statut propre, et les professionnels non salariés exerçant à l’étranger. La condition commune est de ne relever d’aucun régime obligatoire d’assurance vieillesse et de ne pas pouvoir encore prétendre aux prestations de vieillesse.

 

C’est un dispositif du Code de la sécurité sociale qui permet de continuer à cotiser pour sa retraite auprès de sa caisse d’origine alors que l’on n’exerce plus d’activité professionnelle et que l’on ne relève plus d’aucun régime obligatoire. Les périodes ainsi cotisées se cumulent avec les périodes d’assurance obligatoire pour l’ouverture du droit à pension et pour son calcul

 

Aucun droit à pension ne peut être ouvert avant la régularisation intégrale du compte. Plus grave : les cotisations non acquittées dans les cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte dans le calcul de la pension. Un échéancier négocié avec la caisse préserve les droits.

 

Oui. Le cumul emploi-retraite est intégral sans plafond de revenus et générateur de nouveaux droits si tous les droits ont été liquidés et si le régime de base l’a été à taux plein. À défaut, il est partiel et plafonné. Pour les demandes déposées à partir du 1er octobre 2026, le cumul intégral est réservé aux 67 ans et plus.

 

Parce que la liquidation est irréversible et que les erreurs sont fréquentes : la Cour des comptes relève qu’une retraite sur neuf est mal calculée à l’attribution. Un bilan permet de vérifier l’exactitude du relevé, de chiffrer les scénarios de départ et d’actionner les optimisations encore disponibles. Chez Neovia, ce premier échange est gratuit et sans engagement.

 

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