Comment demander sa retraite : les démarches pour la retraite

Nos experts vous expliquent comment faire sa demande de retraite pas à pas.
Sommaire

On connait tous la complexité des formalités administratives en France. À ceux qui s’interrogent sur comment demander sa retraite et quelles sont les démarches pour la retraite, sachez que la complexité est la même. En effet, toucher une pension de retraite n’est pas automatique, vous devez donc en faire vous-même la demande, ce qui peut vite s’avérer être un casse-tête quand on n’est pas un expert.

Quand faire sa demande de retraite ?

Il est recommandé de commencer les démarches pour la retraite au moins 4 à 6 mois avant la date d’effet choisie, au-delà de 6 mois, la demande sera probablement rejetée.

Mais s’il ne sert à rien d’envoyer trop tôt sa demande, il faut veiller à envoyer sa demande en temps et en heure par rapport à la date de départ choisie. En effet, non seulement les organismes accusent souvent un retard de traitement qui peut décaler la date du premier paiement (même si celui-ci sera rétroactif), mais il est surtout important de souligner que, pour conserver la date d’effet souhaitée, le dossier de demande de retraite devra être impérativement réceptionné par la caisse au plus tard le jour précédant la date d’effet choisie.

Par exemple, pour une liquidation au 01/04/2020, quand faire sa demande de retraite ? Comment demander sa retraite ? Dans ce cas, le dossier devrait être réceptionné par la caisse au plus tard le 31/03/2020. Si vous n’avez pas la possibilité de respecter ce délai, il conviendra de décaler la date d’effet de vos retraites au 1er jour du mois qui suit la date de réception de votre dossier par la caisse.

Un envoi en recommandé avec accusé de réception (AR) n’est donc pas obligatoire, mais fortement recommandé, pour preuve de la date de réception par la caisse.

Comment demander sa retraite et à qui s’adresser ?

Il conviendra d’adresser une demande de retraite, dont le formulaire peut être, dans la plupart des cas, téléchargé sur le site internet de l’organisme concerné, à chaque caisse auprès desquelles vous avez cotisé. En effet, si vous avez cotisé dans plusieurs régimes de base, vous devrez déposer une demande dans chacun des régimes concernés, de base et complémentaire. Il n’y a pas encore en France d’organisme qui centralise tout et qui permettrait la réalisation d’une seule démarche pour la retraite.

Le seul régime qui permet une telle possibilité est celui qui regroupe les « régimes alignés », c’est-à-dire l’Assurance Retraite, la Mutualité sociale agricole (MSA) et la Sécurité Sociale pour les Indépendants (SSI ou ex-RSI). Si vous dépendez de plusieurs de ces régimes alors la demande de retraite est à envoyer au dernier régime d’affiliation.

Comment demander sa retraite en ligne ? Aujourd’hui, il est également possible, dans certains régimes, d’effectuer la demande directement sur internet, sur son espace personnel.

En plus du formulaire de demande de liquidation des droits, des pièces justificatives sont demandées. Certaines sont obligatoires, comme une pièce d’identité, le livret de famille, les avis d’impôt ou encore le RIB.

D’autres pièces dépendent de la situation personnelle de l’assuré, et pourront permettre de régulariser certaines périodes et, ainsi, augmenter le montant des retraites (comme les bulletins de salaires relatifs à des périodes manquantes par exemple). Si vous vous demandez quand faire sa demande de retraite, le mieux est de s’y prendre en avance, de façon à prendre le temps d’étudier les possibilités qui s’offrent à vous.

Et après ?

Désormais, vous savez comment demander sa retraite et quand faire sa demande de retraite. Mais que se passe-t-il une fois les formalités effectuées ? À réception de votre dossier retraite, la caisse va procéder aux actions suivantes :

  • Vérifier que le dossier est bien complet et les pièces bien lisibles ;
  • Reconstituer votre carrière en vous demandant éventuellement des renseignements supplémentaires ;
  • Calculer le montant de votre retraite ;
  • Vous adresser une notification de pension, attestation qui détaille les éléments de calcul de votre retraite. Il est important de bien conserver ce document qui prouve notamment que vous êtes à la retraite.

Si vous n’êtes pas en accord avec les éléments retenus dans cette notification de pension (montant, date d’effet…) il convient d’adresser un courrier à l’attention du président de la Commission de Recours Amiable de la caisse de retraite dans un délai maximum de 2 mois à compter de cette notification.
Le délai de traitement de ce type de demande est souvent de plusieurs mois.

Nous vous précisons que le délai moyen de traitement d’un dossier de retraite varie de 4 à 6 mois.

Pour approfondir le sujet et savoir en détail comment faire sa demande de retraite, n’hésitez pas à contacter nos experts !

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FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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