Les trois clés de voûte d’un bilan patrimonial efficace

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Les trois clés de voûte d’un bilan patrimonial efficace. Dessiner une stratégie patrimoniale ne s’improvise pas. En tant que spécialiste de l’accompagnement des dirigeants, des cadres de TPE PME, des professions libérales, Nathalie Jourdan de Partition Finance nous rappelle qu’il est important de réaliser un bilan patrimonial pour se projeter efficacement dans le futur.

Définissez vos besoins

Rien ne sert de partir tête baissée lorsqu’on envisage une stratégie patrimoniale cohérente et pérenne. D’où l’utilité de réaliser un bilan patrimonial qui découle en premier lieu de la détermination de vos futurs besoins.

En première instance, il est donc important de définir ces besoins et de clarifier vos projets pour l’année qui vient, puis sur les cinq prochaines années et enfin à plus long terme. Vos projets sont certainement très divers et peuvent concerner : l’acquisition d’une voiture, d’une maison, la transmission à vos enfants ou petits-enfants, la cession de votre entreprise, de votre patientèle, la préparation de votre retraite, etc. Il est évident que les sujets ne manquent pas. Il est donc fondamental en premier lieu de lister vos besoins immédiats et futurs, puis de les classer par ordre de priorité en fonction de votre parcours de vie (mariage, enfants, investissements immobiliers, mobiliers…).

Faites le point sur vos actifs et vos dettes

 

Où en êtes-vous aujourd’hui de vos actifs mobiliers et immobiliers, où en sont vos rendements ? Dans le cadre d’un bilan patrimonial, il faut recenser précisément les éléments de votre situation familiale, personnelle et fiscale : âge, profession et revenus de chacun des membres de la famille, régime matrimonial, donations effectuées, montant d’impôts payés ; puis de dresser l’état des lieux de vos actifs immobiliers, d’estimer leur valorisation, leur rentabilité, et enfin de faire de même pour vos actifs mobiliers.

Comme une constitution de patrimoine n’est jamais décorrélée de la trajectoire personnelle du dirigeant ou d’une profession libérale, il est aussi très important de recenser les revenus obtenus par le biais de votre statut professionnel comme la participation, l’intéressement, et l’ensemble des sommes placées par exemple sur un plan d’épargne salariale. Ce dernier est par ailleurs une particularité à prendre en compte puisque le plan d’épargne entreprise (PEE) permet par exemple de répondre à des besoins spécifiques comme la naissance d’un troisième enfant, un mariage ou encore la construction de votre résidence principale. En recensant ces divers renseignements, vous aurez un regard objectif sur la rentabilité de chaque élément de votre patrimoine, ou du moins, du gain que vous pouvez en attendre à plus ou moins long terme.

Faire le point sur son patrimoine, c’est aussi évoquer les dettes car elles viennent légitimement en déduction des sommes dont vous pouvez ou pourriez disposer grâce à vos divers placements. Pour avoir une vision complète de votre surface financière, vous devez donc également faire un bilan des crédits en cours. Prêts à la consommation, automobile, immobilier, ne négligez aucun de ces éléments. Pour chacun d’eux, notez le nombre d’échéances restantes, le capital qui doit encore être remboursé, etc. Faites également la différence entre les types de crédits en indiquant leur taux, surtout à l’heure actuelle ils sont historiquement très bas. En calculant votre taux d’endettement et en faisant la différence entre ce que vous possédez (l’actif de votre patrimoine) et toutes ces dettes (le passif de votre patrimoine), vous aurez alors une vision globale de votre situation patrimoniale. Vous pouvez aussi mieux vous rendre compte de la marge de manœuvre dont vous disposez pour vos futurs projets.

Un bilan patrimonial pour vous projeter dans le futur

 

Le bilan patrimonial peut en effet vous permettre de mettre en avant la nécessité de revoir l’affectation de vos actifs. Cela repose sur vos nouveaux besoins mais aussi sur les gains espérés. Il ne faut peut-être pas conserver un produit qui a peu ou pas rapporté de gains. Cela permet aussi de mieux tenir compte des évolutions fiscales et de moins privilégier les produits fortement taxés pour favoriser les autres. Les règles fiscales étant modifiées chaque année et dans un contexte économique très changeant, un bilan patrimonial n’a de sens que s’il est réalisé régulièrement : un par an dans l’idéal, ou un tous les cinq ans à minima, selon vos objectifs. Ce n’est donc qu’après avoir défini vos besoins, les avoir priorisés, et après avoir dressé le bilan de vos actifs, que vous pourrez vous projeter et arbitrer ainsi votre patrimoine. Le bilan patrimonial vous permet de mieux savoir quels placements ou produits financiers vous conviennent le mieux ou affichent une rentabilité intéressante, et vers quelle stratégie d’épargne il vaut mieux aller. En fonction de votre profil et de vos attentes, les objectifs sont très divers : développer le patrimoine immobilier et mobilier, réduire la fiscalité, optimiser les placements, préparer la retraite en l’assortissant de revenus complémentaires, organiser la succession… Il s’agit d’appréhender finement l’intégralité des problématiques et surtout avec un vrai sens de l’anticipation, car n’oublions pas que penser patrimoine, c’est concevoir une vraie stratégie patrimoniale.

Article rédigé par Nathalie Jourdan
Consultant Financier
www.partiition-finance.com

FAQ

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Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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