Les effets du licenciement sur la retraite

Nos experts vous présentent les incidences des périodes de chômage suite à un licenciement sur votre retraite.
Sommaire

Indemnité de licenciement et retraite

Le licenciement ouvre droit, le plus souvent, à une Allocation chômage d’aide au Retour à l’Emploi (ARE). Ces périodes d’indemnisation par Pôle emploi permettent de valider des trimestres pour la retraite de base et d’acquérir des points Agirc-Arrco. Toutefois, le chômage, notamment en fin de carrière, peut vous priver du choix de votre date de départ à la retraite ou vous permettre d’attendre l’âge où l’on peut atteindre le taux plein.

En période de chômage, les trimestres continuent d’être validés

La règle est simple : 50 jours de chômage indemnisés permettent de valider un trimestre. L’année du licenciement, si les salaires, les primes et les indemnités de congés payés ou de préavis soumis à cotisations ne valident pas 4 trimestres, votre allocation chômage peut vous rapporter les trimestres manquant.

Soyez vigilent car l’allocation chômage n’est pas versée à compter du lendemain de la rupture du contrat de travail. Divers délais repoussent le 1er jour d’indemnisation. Le premier est calculé en fonction des jours de congé non-pris à la fin de votre contrat et pour lesquels vous avez reçus des indemnités compensatrices de congés payés. Le deuxième tient au montant de l’indemnité de licenciement que vous avez perçue si son montant est supérieur à celui prévu par le Code du travail. Le dernier est un différé de 7 jours s’appliquant à tous.

A noter : l’allocation chômage n’est jamais prise en compte pour déterminer les 25 meilleures années de salaire, base de calcul de la retraite de base des salariés.

En période de chômage, vos points Agirc-Arrco continuent d’être acquis 

Le chômage indemnisé donne droit à des points Agirc-Arrco. Les délais de carence et de différé ne permettent pas l’acquisition de points.

Qu’en est-il des indemnités de licenciement ?

Elles sont exonérées de cotisations sociales dans la limite de deux fois le plafond annuel de la sécurité sociale (dans la limite de 82.272 euros en 2020). Sur la partie excédant ce montant, des cotisations Agirc-Arrco sont prélevées et permettent donc d’acquérir des points de retraite complémentaire.

A noter : une indemnité de licenciement supérieure à 10 fois le montant du plafond de la Sécurité sociale (411.360 euros en 2020) est intégralement soumise à cotisations sociales. Elle vous permet alors d’acquérir des points de retraite Agirc-Arrco et même de valider des trimestres si au cours de l’année de rupture du contrat vous en avez moins de 4.    

Indemnité de licenciement et retraite : l’allocation chômage peut cesser à partir de 62 ans

La durée d’indemnisation du chômage à laquelle vous avez droit peut vous amener au-delà de l’âge légal de la retraite. Toutefois, à partir de 62 ans, si vous avez droit à la retraite à taux plein, le versement de l’allocation chômage cesse, même si vous n’avez pas été au terme de votre durée d’indemnisation. Pour vous garantir des revenus, vous n’avez alors pas d’autre choix que de demander la liquidation de vos retraites. Votre complémentaire Agirc-Arrco subit alors le coefficient d’abattement temporaire de 10% pendant 3 ans.

A noter : pour avoir droit à l’ARE (Allocation chômage d’aide au Retour à l’Emploi), il faut avoir travaillé au moins 4 mois (au moins 6 mois pour une rupture de contrat de travail survenant à compter du 1er janvier 2021). Il faut, en outre, s’inscrire comme demandeur d’emploi auprès de Pôle emploi, être apte au travail et ne pas pouvoir prétendre à sa retraite à taux plein. Cette dernière condition est exigée des personnes ayant 62 ans et plus.  Le fait de pouvoir prétendre à une retraite anticipée pour carrière longue, par exemple, entre 60 et 62 ans ne fait pas obstacle à la perception de l’ARE.

Pour une expertise retraite personnalisée faites-vous accompagner par les experts retraite NEOVIA, nous proposons des prestations adaptées à votre situation.

> L’Expertise de Départ

> La Liquidation Sérénité

> L’expertise Retraite

Et bien plus ! Découvrez l’ensemble de nos prestations

Si vous souhaitez plus d’informations, contactez-nous pour un diagnostic personnalisé de votre situation ! 

Contactez un expert retraite« 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

Vous n’avez pas trouvé la réponse ?

Contactez-nous pour obtenir une réponse et un accompagnement personnalisé

Pour aller plus loin

Découvrez tous nos articles pour vous aider à appréhender votre départ à la retraite.

Nos solutions

Chaque année, nous réalisons plus de 2000 accompagnements auprès de chefs d’entreprise, médecins, professions juridiques, artisans/commerçants ou salariés/cadres.

Neovia ne propose pas une solution retraite, mais plusieurs, personnalisées et adaptées à chaque profil et à chaque situation : Bilan Retraite Conseil, Expertise Retraite, Expertise de Départ…

Nos experts possèdent une connaissance pointue des régimes de retraite, des carrières complexes et des spécificités sectorielles. Ils vous apportent des résultats concrets : reconstitution de carrière, sécurisation des droits, optimisation de votre retraite et audits de relevé de carrière pour déceler les éventuelles erreurs.

 

Audit de retraite

Bilan Retraite Conseil

Réservé aux cadres et salariés, ce diagnostic personnalisé vous permet de connaître l'âge de départ optimal et le montant de vos revenus pour préparer sereinement votre retraite.

Niveau d'accompagnement

1/5

Expertise Retraite

Dirigeants, chefs d’entreprise et professions libérales, après reconstitution fidèle de votre carrière, nous analysons les dispositifs réglementaires (régimes, rachats, majorations…) permettant d’optimiser votre retraite.

Niveau d'accompagnement

3/5

Expertise Retraite à Domicile

Un service premium et confidentiel, réservé uniquement aux cadres et salariés. Sur rendez-vous, un expert Neovia vous rend visite pour une étude retraite sur mesure et individualisée.

Niveau d'accompagnement

4/5

Votre profil

Vous avez un statut de dirigeant, professions libérale, médicale ou juridique, artisan/commerçant ou cadre ?

Vous avez besoin de mieux connaître vos droits ?

Découvrez tous nos conseils et prestations associées pour vous accompagner.

Dirigeant

Neovia accompagne les dirigeants pour sécuriser et optimiser leur retraite.

Profession médicale

Neovia accompagne les médecins et libéraux pour une retraite sereine et simplifiée.

Profession libérale

Neovia aide les professionnels à y voir clair dans leur retraite grâce à une approche sur mesure.

Profession juridique

Neovia accompagne les professions juridiques avec l’expertise nécessaire pour une retraite maîtrisée.

Artisan/ Commerçant

Neovia accompagne les artisans et commerçants pour optimiser et sécuriser leur retraite.

Cadre supérieur/ Expatrié

Neovia aide les cadres aux parcours complexes à reconstituer leur carrière et optimiser leur retraite.

DRH

Neovia vous aide à gérer la retraite de vos salariés grâce à des prestations adaptées à vos besoins.