Où demander sa retraite ? À qui faut-il s’adresser ?

Sommaire

Les règles de compétences varient en fonction de votre lieu de résidence principale et des régimes auxquels vous avez appartenu.

Les retraites du régime de base : où demander sa retraite

Pour le Régime Général, il faut s’adresser à la caisse du lieu de résidence, et si possible à l’Agence Retraite dont dépend votre domicile :

  • Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) si résidence en Ile-de-France.
  • Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) si résidence dans un autre département métropolitain.
  • Caisse Générale de Sécurité Sociale (CGSS) si résidence dans un département d’outre-mer.
  • Pour le Régime des Salariés Agricoles, il faut s’adresser à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) du département de résidence.

Pour le Régime des Exploitants Agricoles, il faut s’adresser à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) du département d’exercice de la dernière activité non-salariée agricole.

Pour le Régime Sociale des Indépendants (RSI) il faut s’adresser à la caisse départementale RSI dont relève la dernière activité commerciale ou artisanale.

Attention, pour les quatre régimes ci-dessus, le Régime Général, le RSI et la MSA (Salariés et Exploitants Agricoles) une seule demande de retraite est à adresser à la caisse du dernier régime d’affiliation. Charge à l’organisme qui reçoit votre dossier de demande de retraite de le faire suivre aux autres régimes concernés par votre carrière.

Retraites complémentaires : où faire sa demande de retraite ?

Pour les retraites complémentaires salariées, ARRCO, AGIRC et IRCANTEC, le plus simple est d’obtenir un rendez-vous auprès du Centre d’Information, de Conseil et d’Accueil des Salariés (CICAS) de votre département de résidence. Pour cela il suffit de contacter le 0 820 200 189.

Vous pouvez aussi vous adresser directement à votre dernière caisse AGIRC si vous êtes cadre, ou ARRCO dans le cas contraire, et à l’IRCANTEC, mais les démarches seront plus complexes.

Pour le régime de Profession Libérale, il convient de s’adresser directement à la caisse concernée. Attention, la date d’effet de la retraite est toujours fixée au 1er jour d’un trimestre civil. De plus, si vous avez cotisé à deux caisses de Profession Libérales, il faut bien effectuer deux demandes distinctes.

Pour les régimes de Fonctionnaires, la Caisse Nationale de Retraite des Collectivités Locales (CNRACL), et le Fonds Spécial des Pensions et des Ouvriers des Etablissements Industriels de l’Etat (FSPOEIE) toute constitution de dossier doit être réalisée par le dernier employeur du Public.

Pour les autres Régimes Spéciaux, vous vous demandez où demander sa retraite, et bien il faut s’adresser directement à la caisse de retraite concernée.

Il s’agit des régimes suivants :

  • Marine Marchande (ENIM)
  • SNCF
  • RATP
  • Mines et le Régime du Personnel de la Caisse Autonome Nationale de la Sécurité Sociale dans les Mines (CANSSM)
  • Caisse de Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaire (CRPCEN)
  • Industries Electriques et Gazières (IEG)
  • Banque de France
  • Comédie Française
  • Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris
  • Opéra National de Paris
  • Port Autonome de Strasbourg

 

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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