Les conditions d’attribution de la pension de réversion

Sommaire

Condition de pension de réversion : l’âge

Les pensions de réversion des régimes de base (Régime Général, Agricole, SSI, Profession Libérale hors CNBF) sont servies à compter de 55 ans, ou 51 ans si le décès du conjoint(e) ou ex-conjoint(e) est antérieur à 2009.

Pour les régimes de retraite complémentaire, il existe de nombreuses possibilités :

  • 55 ans pour l’ARRCO
  • 60 ans pour l’AGIRC ou 55 ans avec abattement
  • 50 ans pour l’IRCANTEC
  • 55 ans pour le MSA agricole
  • 50 ans pour le régime des avocats (CNBF)
  • 55 ans pour le régime de profession libérale des notaires (CPRN)
  • 60 ans pour les régimes de profession libérale CARMF, CARPV, CAVEC, CAVOM, CAVP, et CIPAV
  • 65 ans pour les régimes de profession libérale CARCDSF, CARPIMKO et CAVAMAC

Il n’existe aucune condition d’âge pour les régimes de fonctionnaires.
De plus, pour le régime de base des avocats la condition d’âge est supprimée dès lors que le mariage avec l’avocat(e) décédé(e) a duré au moins 5 ans ou qu’au moins un enfant est né de ce mariage (enfant ayant moins de 21 ans à la date du décès)
Pour la CNRACL, la condition de durée de mariage est ramenée à 4 ans.

Nos articles sur la pension de réversion :
Comprendre la pension de réversion
[Infographie] Tout savoir sur la pension de réversion

 

Condition de réversion retraite : le mariage

Pour prétendre à une pension de réversion, il faut obligatoirement être ou avoir été marié au conjoint décédé. Les personnes vivant maritalement avec la personne décédée (PACS ou concubinage) ne peuvent pas prétendre la pension de réversion.

La réversion de la retraite de base n’est pas supprimée en cas de remariage en revanche le remariage annule définitivement la réversion des retraites complémentaires.

La fonction publique fait office d’exception puisque qu’un remariage, la signature d’un PACS ou la vie en concubinage annule la réversion des retraites de bases et complémentaires.

S’il y a plusieurs bénéficiaires, un prorata sera appliqué en fonction de la durée des mariages respectifs.

Exemple :

Madame DUPONT se marie avec Monsieur MARTIN et divorce après plusieurs années de mariage.
Madame DUPONT se remarie avec Monsieur GERARD.
Monsieur MARTIN se remarie avec Madame FORT

Au décès de Monsieur MARTIN, Madame DUPONT pourra bénéficier de la pension de réversion du régime de base au prorata de la durée de mariage, mais elle ne percevra aucune pension de réversion des régimes complémentaires et régime de fonctionnaire.

Madame FORT pourra bénéficier de la pension de réversion du régime de base et de la pension de réversion des régimes complémentaires et régime de fonctionnaire, au prorata de la durée de mariage.

Condition de pension de réversion : les ressources

Les retraites des régimes de base sont soumises à conditions de ressources.
Le plafond annuel de ressources pour bénéficier d’une pension est fixé, pour 2018, à 20 550,40 euros pour une personne seule et à 32 880,40 euros pour un ménage. Ce plafond étant indexé sur le SMIC horaire, il évolue donc chaque année.

En revanche, les retraites complémentaires et les retraites des régimes de fonctionnaire, ne sont pas soumises à conditions de ressources.
La pension de réversion fluctue en cas de modification de vos ressources ou de votre situation familiale. Si la somme de vos ressources et de votre pension de réversion (hors bonification pour enfants) vient à dépasser le plafond de ressources précédemment exposé, la pension de réversion est réduite à hauteur du dépassement.

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[Article de 2014]

Quelles sont les conditions d’attribution de la pension de réversion ?

La pension de réversion correspond à une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l’assuré décédé. Elle est versée, sous certaines conditions, au conjoint(e) survivant(e) ou ex-conjoint(e). Encore faut-il remplir les conditions et en faire la demande.« 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Oui. Ce dispositif permet de combler des périodes non cotisées (études, stages, années incomplètes) pour améliorer sa pension ou réduire une décote. Il est accessible à tout assuré entre 20 et 67 ans, dans la limite de 12 trimestres maximum sur toute la carrière.

Le coût varie selon l’âge et le revenu — plus on attend, plus c’est cher — mais les sommes versées sont déductibles des revenus imposables. Le paiement peut être étalé sur 1, 3 ou 5 ans.

 

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par an.

 

Partir à 62 ans avec 120 trimestres signifie avoir un nombre important de trimestres manquants (entre 47 et 52 selon votre génération). La décote appliquée atteint dans tous les cas son plafond maximum de 25 %, ce qui réduit significativement votre pension de base.

Concrètement, une pension calculée à 1 200 €/mois sans décote ne vous en verserait plus que 900 €/mois.

La meilleure alternative dans cette situation est souvent d’attendre vos 67 ans : vous obtenez alors automatiquement le taux plein, sans décote, quel que soit votre nombre de trimestres.

 

Le nombre de trimestres requis varie entre 167 et 172 selon votre date de naissance, avec un âge légal de départ compris entre 62 et 64 ans. Le maximum de 172 trimestres (43 ans de cotisation) s’applique à toutes les générations nées à partir de 1965 (1966 pour les retraites liquidées à compter du 1er septembre 2026, suite à la suspension de la réforme des retraites).

À noter : à 67 ans, le taux plein est automatique quel que soit votre nombre de trimestres.

 

Oui, plusieurs leviers existent :

  • Travailler plus longtemps : chaque année supplémentaire génère de nouveaux points.
  • Racheter des points : il est possible de combler certaines périodes peu cotisées (études, années incomplètes), dans la limite de 420 points au total. Plus le rachat est fait tôt, moins il est coûteux.
  • Corriger son relevé de carrière : des points peuvent manquer par erreur. À partir de 55 ans, une demande de correction est possible sur info-retraite.fr.
  • Demander un entretien retraite : dès 45 ans, votre caisse peut vous aider à simuler votre pension et envisager un rachat de points.

 

Plusieurs options s’offrent à vous :

  • agirc-arrco.fr : accédez à votre espace personnel pour consulter votre relevé annuel de points (RAP) et obtenir une estimation de votre future pension.
  • info-retraite.fr : consultez votre relevé individuel de situation (RIS), qui centralise vos droits auprès de tous vos régimes de retraite.

Dans les deux cas, la connexion se fait via FranceConnect.

 

Oui, la valeur du point est révisée chaque année à l’automne, après négociation entre syndicats et patronat. Elle suit en général l’évolution des salaires et de l’inflation : +5,12 % en 2022, +4,9 % en 2023, +1,6 % en 2024.

En 2026, la valeur reste gelée à 1,4386 € faute d’accord lors des négociations de l’automne 2025.

 

Non, vos points sont en principe acquis définitivement, quels que soient les événements de votre carrière.

Cependant, des points peuvent manquer à cause d’erreurs administratives ou d’oublis lors de changements d’employeur. Dans ce cas, il est possible de les récupérer en contactant sa caisse de retraite.

Une fois la retraite liquidée, un délai de prescription de 5 ans s’applique pour réclamer des droits manquants. Mieux vaut donc vérifier son relevé avant de partir.

 

Il n’existe pas de nombre minimum de points requis. Plus vous en accumulez tout au long de votre carrière, plus votre pension sera élevée.

Votre pension annuelle se calcule ainsi : nombre de points × 1,4386 € (valeur du point en vigueur depuis novembre 2024). Par exemple, 5 000 points donnent droit à environ 600 €/mois.

Vous pouvez liquider votre retraite complémentaire dès l’âge légal de départ, à condition d’avoir droit à une retraite de base à taux plein. Pensez à faire votre demande 5  mois à l’avance.

À noter : le malus de 10 % (coefficient de solidarité) a été supprimé depuis avril 2025.

 

Le salaire que vous pouvez percevoir en cumul emploi-retraite dépend de votre situation.

  • Si vous bénéficiez du cumul emploi-retraite intégral (retraite à taux plein et toutes les pensions liquidées), vous pouvez percevoir un salaire sans plafond de revenus tout en continuant à toucher votre pension.
  • Si vous êtes en cumul emploi-retraite plafonné (sans taux plein), le total pension de retraite + revenus d’activité ne doit pas dépasser 160 % du SMIC ou la moyenne de vos 3 derniers salaires avant la retraite. Si ce plafond est dépassé, le montant de la pension peut être réduit.

Exemple :
Si votre pension est de 1 500 € par mois et que votre plafond de cumul est fixé à 2 800 €, vous pouvez gagner jusqu’à 1 300 € de salaire sans impact sur votre retraite. Au-delà de ce montant, votre pension sera diminuée du dépassement.

 

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