Retraite complémentaire et points AGIRC tranche C : quelles sont les spécificités à connaitre ?

Principe, particularités et évolution : nos experts vous disent tout sur les points AGIRC de tranche C.
Sommaire

Le principe des points AGIRC de tranche C:

L’acquisition des points de retraite complémentaire est en fonction de la part de salaire soumise à cotisations.

  • Ainsi, les points ARRCO sont calculés sur la part du salaire soumise à cotisations jusqu’au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 41 136 euros en 2021.
  • Les points AGIRC dits « Tranche B » sont calculés sur la part du salaire soumise à cotisations compris entre un et quatre PASS soit entre 41 136 euros et 164 544 euros.
  • Enfin, les points AGIRC dits « Tranche C » sont calculés sur la part du salaire supérieure à 4 PASS, dans la limite de 8 PASS, soit entre 164 544 euros et 329 088 euros en 2021.

La part du salaire dépassant 8 fois le PASS n’est, quant à elle, pas soumise à cotisation au titre de la retraite complémentaire et ne permet donc pas d’acquérir de droit supplémentaire.

Quelle est la particularité des points AGIRC Tranche C ?

Le taux appliqué à la liquidation des points AGIRC Tranche C sera différent des points AGIRC Tranche B. Ainsi, au lieu d’appliquer une minoration en fonction du nombre de trimestres manquants pour bénéficier des retraites à taux plein, les points AGIRC Tranche C seront minorés exclusivement en fonction des trimestres manquants par rapport à l’âge du taux plein, peu importe le nombre de trimestres acquis.

L’âge du taux plein varie en fonction de votre année de naissance. Il est de 67 ans pour les assurés nés à compter de 1955.

La minoration est de :

  • 1 % du 1er au 12ème trimestre manquant ;
  • 1,25 % du 12ème au 20ème trimestre manquant.

Exemple : Monsieur X. est né le 15/03/1957 et souhaite liquider l’intégralité de ses pensions le 01/04/2022. Il aura 65 ans à cette date, il lui manquera ainsi deux ans, soit huit trimestres pour atteindre 67 ans (l’âge du taux plein). Ainsi, le taux appliqué à ses points AGIRC Tranche C sera de 100 % – 8 %, soit de 92 %.

La disparition progressive des points AGIRC Tranche C

Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2016, les points Tranche C acquis à compter de cette date ne sont plus minorés en fonction de l’âge de l’assuré, et sont calculés dans les mêmes conditions que les points acquis en Tranche B.

En revanche les points cotisés avant 2016 restent minorés en fonction de l’âge uniquement.

Enfin, la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2019 est venue parachever cette disparition, puisque les points ARRCO (non-cadres) et AGIRC (cadres) se confondent désormais en une seule et même appellation : AGIRC-ARRCO.

Depuis cette réforme, les points AGIRC-ARRCO dits « Tranche 1 ou A » sont calculés sur la part du salaire soumise à cotisation jusqu’au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).

Les points AGIRC-ARRCO dits « Tranche 2 ou B » sont désormais calculés sur la part du salaire soumise à cotisation compris entre un et huit PASS.

Il n’y a donc plus de distinction entre les points ARRCO et AGIRC, et l’appellation AGIRC Tranche C a désormais disparu.

Pour résumer, il y a donc trois régimes qui cohabitent aujourd’hui :

  • Avant le 01/01/2016 : les points AGIRC Tranche C minorés par l’âge ;
  • Entre le 01/01/2016 et le 01/01/2019 : les points AGIRC Tranche C dont le fonctionnement est identique aux régimes ARRCO et AGIRC ;
  • Après le 01/01/2019 : l’absence de points AGIRC Tranche C.

 

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Vous avez des points « Tranche C » qui apparaissent sur votre relevé de carrière et ne savez pas à quoi cela correspond ? Nous allons vous aider à appréhender ces points qui suivent un fonctionnement distinct, en fonction de leur date d’acquisition, des points de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC.  « 

FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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