Réversion : faire sa demande en temps et en heure

Dans le cadre d’un décès, la réversion n’est jamais attribuée automatiquement.
Sommaire

Demander sa pension de réversion : les démarches

Dans le cadre d’un décès, la réversion n’est jamais attribuée automatiquement. Pour en bénéficier, il est nécessaire pour vous de la demander.

 

Réversion : à qui et comment faire sa demande ?

Pour l’heure, il n’existe pas encore de demande unique valable pour tous les régimes de base et complémentaire. Néanmoins, un seul dossier suffit pour demander la réversion de la retraite de base du régime général, de la mutualité agricole (salarié ou exploitant), de la sécurité sociale des indépendants (artisans, commerçants). Ainsi, lorsque le défunt a appartenu à un ou plusieurs de ces régimes, il est nécessaire d’adresser le formulaire Cerfa n° 13364*02 au régime de sa dernière activité.

Ce même formulaire vaut pour la demande de réversion de la retraite complémentaire du régime des artisans et commerçants et des exploitants agricoles. Il n’est pas valable pour les autres régimes. Par ailleurs, il est nécessaire d’effectuer une demande spécifique auprès du régime complémentaire Agirc-Arrco si le défunt était salarié, ou auprès du régime des fonctionnaires s’il était agent de l’Etat par exemple.

Réversion : les délais à respecter

Dans les régimes de base des salariés, artisans, commerçants et exploitants agricoles, il convient de déposer la demande dans les 12 mois qui suivent le décès. La pension de réversion prend alors effet à partir du mois suivant le décès. Passé ce délai, le point de départ est le mois suivant la demande. Les mêmes règles s’appliquent dans le régime complémentaire obligatoire des artisans, commerçants et exploitants agricoles.

Dans le régime complémentaire Agirc-Arrco, la demande doit être déposée dans les 12 mois qui suivent le décès, ou à la date à laquelle le conjoint survivant atteint l’âge minimal pour la percevoir. Le droit à la réversion est alors ouvert à compter du mois suivant le décès ou à l’anniversaire des 55 ans. Si la demande est faite plus de 12 mois après le décès, vous pouvez obtenir un rappel d’un an. Exemple : pour un décès survenu en 2016 et une demande de réversion déposée en juillet 2019, le veuf ou la veuve aura droit à la réversion à partir d’août 2019 et recevra un an de pension à titre rappel.

Dans le régime de la fonction publique, le droit à pension débute :

  • Le mois suivant le décès si le défunt était à la retraite.
  • Le mois du décès s’il était en activité.

Si le dossier est déposé plusieurs années après le décès, le bénéficiaire peut recevoir la pension de réversion de l’année au cours de laquelle la demande est effectuée. Il reçoit également les 4 années antérieures. Exemple : pour un décès survenu en 2012 et une demande déposée en juillet 2019 le bénéficiaire aura droit à un rappel de réversion au titre des années 2018, 2017, 2016 et 2015. S’y ajoutent les 7 premiers mois de 2019 (de janvier à juillet).

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FAQ

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Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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