Etude de cas fin de carrière : comment l’aménager dans les meilleures conditions possibles ?

Découvrez comment NEOVIA a traité le dossier de Mme. Lucas, qui se questionne sur la retraite progressive.
Sommaire

Madame Lucas a fait toute sa carrière dans le secteur bancaire, avec le statut de cadre. Mère de 3 enfants, elle pourra prétendre à sa retraite à taux plein à 62 ans, à partir du 1er avril 2026. 

L’Objectif de Madame Lucas est de ralentir son rythme de travail

Madame Lucas aimerait aménager sa fin de carrière. Elle fait étudier par sa caisse, la possibilité de prendre sa retraite anticipée pour carrière longue entre 60 et 62 ans. Pour cela il lui faudrait 169 trimestres cotisés. Or, elle ne remplit pas cette condition car les trimestres de majoration pour enfant ne sont pas considérés comme étant cotisés.

L’intervention de Neovia

Le déroulé de carrière de Madame Lucas est linéaire. Elle n’a connu qu’un seul statut : celui de salarié. Son conseiller retraite NEOVIA relève quelques anomalies mineures sur son relevé de carrière et avec les justificatifs collectés auprès d’elle fait opérer les régularisations nécessaires. L’important dans son dossier est de trouver la meilleure solution pour répondre à son désir de travailler à hauteur de 60% d’un temps plein, c’est-à-dire 21 heures par semaine dans son entreprise qui applique les 35 heures.

Le conseiller retraite de NEOVIA explore la piste de la retraite progressive. Il s’agirait alors pour Madame Lucas de réduire son temps de travail et d’obtenir une portion de ses retraites de base et complémentaire. Le cumul des deux – retraites et salaires – permet de réduire la perte de revenus.

La première étape est de s’assurer que Madame Lucas remplit les conditions pour accéder au dispositif. Il est ouvert à partir de 60 ans à celles et ceux justifiant au moins 150 trimestres. Il implique, en outre, de travailler à temps partiel pour une durée comprise entre 40 et 80% du temps plein pratiqué dans l’entreprise (entre 14 et 28 heures dans une entreprise aux 35 heures). Madame Lucas coche toutes les cases et pourrait prendre sa retraite progressive à partir de 60 ans (au 01/04/2024).

La deuxième étape consiste à établir son nouveau niveau de revenu. Elle obtiendrait 3 309 euros nets de retraite par mois. Ce montant s’ajouterait au salaire du travail à temps partiel correspondant à 60% d’un temps plein.

L’analyse des conséquences sur sa future retraite

C’est la troisième étape. En effet pendant tout le temps que durera sa retraite progressive, Madame Lucas cotisera sur un salaire moindre et acquerra moins de points de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Ainsi pour une retraite progressive d’une durée de 2 ans (entre le 01/04/2024 et le 31/03/2026), Madame Lucas perdra 200 euros par mois sur le montant total de ses retraites entières liquidées à partir de 62 ans.

avant après étude de cas

Les gains retirés de l’étude de Neovia

L’intervention de Neovia permet à Madame Lucas de prendre sa décision en ayant toutes les informations nécessaires. Elle peut prendre la décision de recourir ou non à la retraite progressive en toute connaissance de cause.  Elle a l’estimation du montant de sa retraite progressive et peut ainsi savoir si son pouvoir d’achat sera maintenu pendant cette période. En outre, le manque à gagner qu’engendre la retraite progressive sur ses pensions quand elle aura cessé toute activité est chiffré.

 

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FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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