Expatriés : Quels sont les dispositifs de cotisation volontaire ?

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Expatriés : quels sont les dispositifs de cotisation volontaire ?

Si vous êtes expatriés, vous pouvez cotiser volontairement en France. Aussi bien pour votre retraite de base que pour votre retraite complémentaire. C’est possible dans deux cas : soit lorsque le niveau de protection sociale offert par votre pays d’expatriation n’est pas suffisant, soit pour augmenter le montant de votre retraite française. Une autre possibilité peut être envisagée. Il s’agit de racheter à votre retour en France des trimestres au titre d’années travaillées à l’étranger.

Vos possibilités en tant que salarié

1/ Adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger
Vous pouvez adhérer à l’assurance vieillesse volontaire auprès de la caisse des Français de l’étranger dès lors que vous avez :

  • Soit relevé pendant au moins 5 ans d’un régime français d’assurance maladie obligatoire.
  • Soit cotisé au moins pendant 6 mois à l’assurance vieillesse avant votre départ.

Vous devez en outre faire une demande d’adhésion :

  • Dans les 10 ans à partir du début de votre activité à l’étranger si vous justifiez de 5 ans d’affiliation au régime français d’assurance maladie.
  • Sinon dans les 6 mois à partir du moment où vous avez cessé de relever d’un régime de retraite français.

Le jour venu, les périodes d’assurance volontaire seront prises en compte dans le calcul de votre retraite comme si votre activité avait été effectuée en France. Bien évidemment, cette adhésion ne vous dispense pas des cotisations obligatoires locales.

2/ Penser aux retraites complémentaires
De la même façon, vous pouvez cotiser volontairement à l’Arrco (et à l’Agirc si vous êtes cadre) pour continuer à acquérir des points pour votre retraite complémentaire. Ce dispositif d’assurance volontaire peut se faire soit par affiliation par votre entreprise, soit par adhésion individuelle.

À noter
L’employeur français peut affilier son salarié expatrié via une assurance volontaire appelée « extension territoriale » dans le cadre d’un contrat collectif concernant les expatriés de l’entreprise. Pour en bénéficier le salarié doit avoir cotisé aux régimes Arrco/Agirc pour une activité antérieure ou cotiser à la Caisse des Français de l’Etranger.

Le salarié expatrié peut aussi adhérer individuellement. Il doit dans ce cas s’adresser aux caisses CRE-Ircafex (Groupe Humanis).

Quel que soit le type d’affiliation, les règles d’acquisition des points Arrco-Agirc (taux, assiettes, prix…) sont les mêmes que s’il continuait à cotiser en France.

Vos possibilités en tant qu’indépendant

Si vous exercez une activité artisanale ou commerciale hors de France vous pouvez adhérer à l’assurance volontaire. Elle vous permet de vous constituer une retraite de base et complémentaire et une protection invalidité-décès. Pour cela vous devez justifier d’une affiliation d’au moins cinq années à un régime obligatoire français d’assurance maladie. Les démarches sont à réaliser auprès de la caisse de sécurité sociale des indépendants d’Ile –de France Ouest.

Les professions libérales ont des possibilités similaires et doivent s’adresser à la caisse de retraite dont relève l’activité qu’ils exercent à l’étranger. Idem pour les exploitants agricoles dont l’interlocuteur est la caisse MSA d’Ile-de-France.

Le rachat de cotisations

Pour les périodes d’activité antérieures à l’adhésion à l’assurance volontaire, vous pouvez procéder à un rachat de cotisations. La demande doit intervenir dans les 10 ans de la fin de l’exercice de l’activité à l’étranger. Il convient de se renseigner auprès de la Caisse de retraite dont relève l’activité exercée.

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FAQ

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Oui, dans plusieurs situations selon le régime concerné :

  • Dépassement du plafond de ressources (régime général) : si vos revenus dépassent 25 001,60 € par an seul ou 40 002,56 € en couple en 2026, la pension est réduite, voire suspendue.
  • Remariage : à l’Agirc-Arrco, dans la fonction publique et dans la plupart des complémentaires, le remariage entraîne la suppression définitive de la réversion. Au régime général en revanche, il n’y a pas de suppression automatique (mais les revenus du nouveau ménage sont pris en compte).
  • PACS ou concubinage : aucune incidence au régime général et à l’Agirc-Arrco, mais suppression dans la fonction publique.
  • Fin d’invalidité : si la réversion vous était versée avant 55 ans au titre de l’invalidité, elle s’interrompt jusqu’à l’âge requis.

Vous devez signaler tout changement de situation (revenus, vie de couple) aux caisses, sous peine de devoir rembourser les sommes trop perçues.

À noter : au régime général, la pension n’est plus révisable 3 mois après la liquidation de toutes vos retraites personnelles.  Un changement de ressources ultérieur n’entraîne donc plus la révision de la pension de réversion.

 

Non, la pension de réversion n’est jamais versée automatiquement. Vous devez en faire la demande auprès des caisses de retraite du défunt.La démarche se fait en ligne sur info-retraite.fr (via FranceConnect) : une seule demande dématérialisée vaut pour tous les régimes (base et complémentaires) auxquels votre conjoint a cotisé.

 

Oui, dans plusieurs situations :

  • Plusieurs régimes du même conjoint : la réversion du régime de base (54 %) se cumule avec celle de la complémentaire (60 % à l’Agirc-Arrco).
  • Plusieurs mariages successifs : vous pouvez percevoir une réversion pour chaque ex-conjoint décédé, sous réserve de remplir les conditions (âge, plafond de ressources, non remariage etc…).
  • Avec votre propre retraite : le cumul est autorisé.

 

Comptez 4 à 6 mois de traitement pour le régime de base, 2 à 3 mois pour l’Agirc-Arrco, après dépôt d’un dossier complet.
Important : déposez votre demande dans les 12 mois suivant le décès pour bénéficier du versement rétroactif au 1er jour du mois suivant le décès. Passé ce délai, la pension n’est versée qu’à partir de la date de la demande.
Demande à effectuer en ligne sur info-retraite.fr (une seule démarche pour tous les régimes).

 

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

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