Rachat de trimestres en tant que stagiaire ou apprentis, est-ce possible ?

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Rachat trimestre retraite : apprentissage et stage

Aujourd’hui, les assurés salariés, indépendants, exploitants agricoles, professions libérales, fonctionnaires, ont la possibilité de racheter jusqu’à 12 trimestres de cotisation retraite au titre de leurs années d’études supérieures ou des années incomplètes, c’est ce que l’on appelle « le versement pour la retraite » ou rachat « Fillon » prévu par la réforme de 2003. Le prix varie selon l’âge, les revenus professionnels et le régime concerné.

Avec le projet de réforme 2013, les jeunes seront bientôt concernés par de nouveaux dispositifs de rachats de trimestres. En effet, le projet prévoit – articles 16 à 18 – de faciliter la validation ou le rachat des trimestres au titre des études supérieures, des stages obligatoires, de l’apprentissage.

Dès le 1er janvier 2014, un dispositif de rachat de trimestres pour les étudiants devrait être mis en place. Il s’agit d’un versement volontaire de cotisations pour racheter jusqu’à 4 trimestres à tarif préférentiel (avec une aide forfaitaire de 1 000 euros par trimestre). Il concernera les trimestres effectués au titre des années d’études supérieures et devra être effectué dans les dix ans suivant la fin des études.

Dès le 1er janvier 2015, les étudiants pourront aussi, sous réserve du versement de cotisations et dans la limite de 2 trimestres, demander la prise en compte des stages en entreprise indemnisés et obligatoires dans les cursus. Le projet de Loi précise bien que ce dispositif ne sera applicable qu’aux stages effectués postérieurement au 31 décembre 2014 et d’une durée d’au moins 2 mois. La demande de rachat devra être effectuée dans un délai de deux ans suivant la fin du stage.

Attention, la possibilité de rachat de trimestres au titre des années d’études supérieures à un tarif préférentiel sera alors minorée d’autant, pour ne pas valider plus de 4 trimestres au total.

Les apprentis salariés cotisent aujourd’hui sur une base forfaitaire plus faible que leur rémunération réelle, qui ne leur permet pas de valider une durée d’assurance égale à celle de leur contrat. Ils pourront pour les périodes accomplies à compter du 1er janvier 2014 valider tous leurs trimestres d’apprentissage. Le projet de Loi fait mention de deux mesures : « d’une part de passer à une assiette réelle pour les cotisations finançant le risque vieillesse et d’autre part, d’introduire un système de validation complémentaire de droit à retraite pour ceux qui ne valideraient toujours pas autant de trimestres de retraite que de trimestre d’apprentissage sur une année civile ». Le financement de cette mesure sera assuré par la sécurité sociale.

Dans ce projet de réforme, les stagiaires de la formation professionnelle devraient aussi pouvoir acquérir l’intégralité de leurs droits à la retraite. Aujourd’hui, ils valident au mieux un trimestre de retraite dans l’année au titre de ces périodes de formation. En effet, les cotisations sont prises en charge par l’Etat sur la base d’un revenu forfaitaire très faible. Le projet de réforme prévoit que soient considérées comme des périodes assimilées d’assurance vieillesse toutes les périodes de stages de formation professionnelle donnant lieu ou non, à rémunération. Ainsi, à compter du 1er janvier 2015, « chaque totalisation de 50 jours de stage rémunéré par l’Etat, la région, ou non rémunéré dans l’année civile, ouvrira droit à un trimestre d’assurance vieillesse ».

 

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FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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