Les dispositifs de retraite supplémentaire

Le système français de retraites obligatoires est fondé sur la répartition. Les cotisations des actifs financent les pensions des retraités.
Sommaire

Le système français de retraites obligatoires est fondé sur la répartition. Les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Cependant, au fil du temps les dispositifs de retraites supplémentaires par capitalisation se sont multipliés et diversifiés pour s’adresser à un large public. Ils s’imposent aujourd’hui dans le paysage des pensions.

 

Des retraites obligatoires par répartition

Actuellement, il existe 37 régimes de retraite de base obligatoires et 29 complémentaires. En fonction, de son secteur d’activité (agricole, ou non agricole, privé ou public) et du mode d’exercice de son métier (salarié, fonctionnaire, indépendant), chacun cotise auprès d’une ou plusieurs caisses de retraite.

Exemple : un salarié dépend du régime général pour sa retraite de base et de l’Agirc-Arrco pour sa complémentaire. Certains régimes convertissent les cotisations en points (par exemple l’Agirc-Arrco, la retraite proportionnelle des exploitants agricoles, la retraite de base des professions libérales).

D’autres raisonnent en trimestres ou annuités.

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Se financer un complément de retraites

Réformes après réformes, les pouvoirs s’engagent à maintenir la retraite par répartition. Ils ont aussi créé des placements spécifiques pour se constituer un revenu complémentaire. Les uns assortis d’un avantage fiscal à l’entrée permettent de réduire son impôt sur le revenu. Ils sont donc particulièrement intéressants pour les contribuables les plus imposés.

D’autres proposés dans le cadre de l’entreprise permettent de se constituer une épargne retraite avec l’aide de l’employeur. Il s’agit dans tous les cas de placements « tunnels » : ce qui est investi est bloquée jusqu’à l’âge de la retraite. Il est possible de récupérer son investissement avant cette échéance seulement dans des cas strictement encadrés par la loi.

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Des réformes nécessaires

Dans un souci de simplification et d’équité, ces deux modèles de retraite sont en pleine mutation.
La réforme des régimes obligatoires de base est annoncée pour 2019. Elle devrait aboutir à la création d’un régime universel. Une retraite en points, commune à tous, pourrait entrer en application à partir de 2025. Son principe serait : un euro cotisé donne droit au même niveau de retraite. Au 1er janvier 2019, les caisses complémentaires des salariés fusionnent en une seule entité : l’Agirc-Arrco.

Les produits d’épargne retraite sont eux aussi en cours de réforme. Trop nombreux, trop complexes, ils ne rencontrent pas le succès escompté. La loi sur le « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte), actuellement en discussion devant le parlement, doit rebattre les cartes, dans un mouvement de simplification.

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FAQ

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Les deux dispositifs ne s’excluent pas, mais ils ne répondent pas au même besoin. Le rachat porte sur des périodes passées et suppose de mobiliser un capital qui peut être important ; l’assurance volontaire porte sur les années à venir et étale l’effort de trésorerie. Selon le nombre de trimestres manquants, l’horizon de départ et le rendement du point de votre caisse, l’un peut être nettement plus avantageux que l’autre ou une combinaison des deux peut s’imposer. C’est un arbitrage à réaliser sur la base d’un relevé de carrière vérifié.

 

Oui, à tout moment. La résiliation s’obtient par simple lettre adressée à la caisse, avec effet au premier jour du trimestre civil suivant la demande. La radiation est également prononcée d’office lorsque les conditions cessent d’être remplies, par exemple en cas de reprise d’une activité entraînant une affiliation obligatoire, ou en cas de défaut de paiement après un avertissement resté sans effet pendant quinze jours.

 

Oui. Les cotisations volontaires produisent les mêmes effets que les cotisations obligatoires : validation de trimestres et acquisition de points. Dans le régime de base des professions libérales, la cotisation minimale de 573 € valide trois trimestres en 2026 ; il faut cotiser sur un revenu d’environ 1 803 € par trimestre soit 150 fois le SMIC horaire pour valider quatre trimestres.

 

Six mois à compter de la date d’effet de la radiation à titre de cotisant obligatoire, pour les anciens travailleurs non salariés comme pour les anciens conjoints collaborateurs. Le délai est porté à dix ans pour les professionnels non salariés exerçant à l’étranger, sous réserve de justifier de cinq années d’affiliation préalable aux régimes obligatoires français. Ce délai n’est pas prorogeable.

 

Oui. Le décret n° 2015-769 du 29 juin 2015 a explicitement organisé le dispositif pour les professionnels libéraux relevant de la CNAVPL et pour les avocats relevant de la CNBF. La demande se fait auprès de la section professionnelle de dernière affiliation (CARMF, CARCDSF, CIPAV, CARPIMKO, CAVEC et autres) ou auprès de la CNBF pour les avocats. Pour ces professions, la cotisation est annuelle et ne peut être inférieure à la cotisation minimale du régime de base, soit 573 € en 2026.

 

Principalement les anciens conjoints collaborateurs qui perdent ce statut, les anciens travailleurs non salariés ayant cessé leur activité avant l’âge de la retraite, les personnes ayant mis leur fonds en location-gérance, celles qui participent à l’activité d’un chef d’entreprise sans statut propre, et les professionnels non salariés exerçant à l’étranger. La condition commune est de ne relever d’aucun régime obligatoire d’assurance vieillesse et de ne pas pouvoir encore prétendre aux prestations de vieillesse.

 

C’est un dispositif du Code de la sécurité sociale qui permet de continuer à cotiser pour sa retraite auprès de sa caisse d’origine alors que l’on n’exerce plus d’activité professionnelle et que l’on ne relève plus d’aucun régime obligatoire. Les périodes ainsi cotisées se cumulent avec les périodes d’assurance obligatoire pour l’ouverture du droit à pension et pour son calcul

 

Aucun droit à pension ne peut être ouvert avant la régularisation intégrale du compte. Plus grave : les cotisations non acquittées dans les cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte dans le calcul de la pension. Un échéancier négocié avec la caisse préserve les droits.

 

Oui. Le cumul emploi-retraite est intégral sans plafond de revenus et générateur de nouveaux droits si tous les droits ont été liquidés et si le régime de base l’a été à taux plein. À défaut, il est partiel et plafonné. Pour les demandes déposées à partir du 1er octobre 2026, le cumul intégral est réservé aux 67 ans et plus.

 

Parce que la liquidation est irréversible et que les erreurs sont fréquentes : la Cour des comptes relève qu’une retraite sur neuf est mal calculée à l’attribution. Un bilan permet de vérifier l’exactitude du relevé, de chiffrer les scénarios de départ et d’actionner les optimisations encore disponibles. Chez Neovia, ce premier échange est gratuit et sans engagement.

 

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