L’épargne retraite dans l’entreprise

Les salariés peuvent dans leur entreprise se constituer un complément de retraite par capitalisation. Tous ne peuvent cependant pas en profiter.
Sommaire

Comment épargner au sein de son entreprise ?

Les salariés peuvent dans leur entreprise se constituer un complément de retraite par capitalisation. Tous ne peuvent cependant pas en profiter. Mettre en place un dispositif d’épargne retraite est une faculté pour l’employeur pas une obligation.

 

Le Perco, la pierre angulaire

Le Plan d’épargne retraite collectif (Perco) ne va pas sans le Plan d’épargne entreprise (Pee). Avec le Pee, un salarié peut se constituer un portefeuille de valeurs mobilières avec l’aide de son entreprise. Il peut y faire fructifier les sommes issues de l’intéressement et de la participation et procéder à des versements volontaires. L’entreprise doit y apporter son aide sous forme d’abondement par exemple c’est-à-dire de versements. Au minimum, elle prend en charge les frais de tenue de compte. Les sommes investies y sont bloquées pendant 5 ans au moins.

Quand un Pee est mis en place dans l’entreprise, un Perco peut être institué. D’ailleurs, les entreprises dotées d’un Pee depuis plus de 3 ans doivent ouvrir des négociations dans ce sens. Les deux produits d’épargne salariale se ressemblent. Ils se distinguent néanmoins sur les points suivants :

  • Les sommes investies sur le Perco sont bloquées jusqu’à l’âge de la retraite.
  • La sortie du Perco se fait sous forme de rente viagère sauf si l’accord donne le choix au salarié (rente ou capital).
  • Les règles du Perco doivent définir les conditions dans lesquelles le salarié peut, à compter de ses 45 ans, orienter son épargne pour réduire les risques financiers.

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Article 39 : ou la retraite chapeau

Entièrement financée par l’entreprise, elle est mise en place pour fidéliser les salariés. Elle est destinée, en général, aux dirigeants et cadres supérieurs. Avec ce dispositif dit de « l’article 39 », l’entreprise souscrit un contrat d’assurance vie collectif. Le montant de la retraite supplémentaire garanti au salarié est défini au début du contrat :

  • Soit il est défini en pourcentage du salaire de fin de carrière.
  • Soit il correspond à un complément de revenu qui, ajouté aux retraites obligatoires, permet de maintenir le niveau du salaire de fin de carrière.

Cependant, cette retraite supplémentaire est versée seulement si le salarié est présent dans l’entreprise au moment du départ à la retraite.

Article 33 ou le Plan d’épargne retraite entreprise

Le Per Entreprise (appelé également contrat de l’article 83) est un contrat d’assurance vie collectif souscrit par l’entreprise. Il est ouvert à tout le personnel ou seulement à une catégorie (par exemple : cadres). Si ce contrat existe, l’adhésion est obligatoire pour les salariés concernés. Selon les contrats, les cotisations sont versées par l’entreprise uniquement, ou partagées entre entreprise et salarié.

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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