Retraite progressive : Comment en bénéficier ?

La retraite progressive permet d’exercer une activité à temps partiel, tout en percevant une partie de ses retraites.
Sommaire

La retraite progressive permet d’exercer une activité à temps partiel, tout en percevant une partie de ses retraites. Pour les actifs en fin de carrière, c’est l’opportunité de travailler moins en maintenant son niveau de retraite. Pour les salariés ayant une activité à temps partiel, c’est également un bon moyen pour compléter ses revenus.

Retraite progressive : qui peut y avoir accès ?

Les salariés (y compris les salariés agricoles), les artisans et commerçants peuvent bénéficier de ce dispositif. Il en est de même pour les exploitants agricoles. En revanche, les fonctionnaires et les professions libérales en sont exclus. De même, les salariés travaillant sous convention de forfait en jour sur l’année, les Voyageur Représentant Placier et les mandataires sociaux et dirigeants de sociétés commerciales n’ont pas droit à la retraite progressive.

Retraite progressive : quelles conditions ?

Il faut avoir au moins 60 ans et justifier de 150 trimestres d’assurance, tous régimes de retraite confondus. Il est nécessaire d’avoir une activité professionnelle à temps partiel. Selon sa profession et son régime de retraite, cette condition est appréciée différemment.

Un salarié doit travailler au maximum 80 % et au minimum 40 % de la durée de travail applicable dans l’entreprise (entre 14 et 28 heures dans une entreprise appliquant les 35 heures). S’il a différents employeurs, les durées de travail sont ajoutées pour vérifier si la condition est remplie. Le caractère partiel de l’activité des artisans et commerçants est apprécié en fonction de diminution des revenus professionnels. Ils doivent être compris entre 40 et 80 % des revenus antérieurs.

Pour les exploitants agricoles, tout dépend du statut. Les exploitants agricoles assujettis à la MSA par rapport à une surface minimale doivent réduire leur exploitation d’au moins 35 %. les exploitants agricoles assujettis par rapport à un nombre d’heures de travail doivent réduire leur nombre d’au moins 40 %.

Retraite progressive : quels avantages?

Ce dispositif permet de recevoir une part des retraites : 50 % de leur montant pour un mi-temps, par exemple. Il est donc possible de diminuer sa durée du travail sans subir une perte importante du niveau de vie. La baisse des revenus d’activité est en partie compensée par la retraite. La seule difficulté pour les salariés est d’obtenir l’autorisation de leur employeur de passer d’un temps plein à un temps partiel. Ce dernier est libre de donner une réponse favorable, ou non, à cette demande.

Les salariés étant d’ores et déjà à temps partiel à 60 ans, ils peuvent avoir ont accès à la retraite progressive, s’ils remplissent les conditions. Ils perçoivent alors un complément de revenus, sans rien changer à leur rythme de travail.

Pendant la période de retraite progressive, les assurés continuent à valider des trimestres et d’acquérir des points de retraite complémentaire. L’allègement du temps de travail peut faciliter la poursuite de l’activité et permettre d’échapper ainsi à des décotes. Il est même parfois possible de décrocher des décotes.

Exemple : Un salarié né en 1959 aura 62 ans en 2021, date à laquelle il aura les 167 trimestres nécessaires pour avoir sa retraite de base à taux plein. S’il prend sa retraite en 2021, il se verra appliquer le coefficient de minoration de 10 % sur ses retraites complémentaires Agirc-Arrco pendant 3 ans. S’il travaille un an de plus et part en 2022, sa retraite de base sera majorée de 5 % grâce à la surcote. De plus, sa complémentaire ne subira pas de minoration temporaire. La retraite progressive peut faciliter ce maintien d’activité à temps partiel.

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FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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