Cumul emploi-retraite : les règles particulières de certains régimes libéraux (CAVEC, CAVP)

Cumul emploi-retraite et régimes libéraux : ce qu’il faut retenir des règles particulières.
Sommaire

L’essentiel en 5 points :

  • Deux régimes de cumul coexistent. Le cumul libéralisé (revenus illimités) suppose le taux plein et la liquidation de toutes vos pensions. À défaut, le cumul est plafonné au PASS, soit 48 060 € en 2026.


  • La CAVEC et la CAVP ne suivent pas le taux plein du régime de base. Leur retraite complémentaire est minorée selon l’âge, pas selon les trimestres : 65 ans à la CAVEC, 67 ans à la CAVP pour les générations nées à partir de 1956.


  • Une exception vous protège. Vous pouvez différer la liquidation de cette seule complémentaire, éviter la minoration définitive et bénéficier malgré tout du cumul libéralisé.


  • En contrepartie, vos droits sont gelés. Les points de la complémentaire différée cessent de s’accumuler à la date de votre première liquidation : seul le coefficient d’âge continue de progresser.


  • La date du 1er octobre 2026 est déterminante. La LFSS 2026 remplace toute cette mécanique de cumul emploi-retraite par une logique d’âge à compter du 1er janvier 2027. Comme les pensions libérales prennent effet au premier jour d’un trimestre civil, le 1er octobre 2026 est, pour la plupart des sections, la dernière date d’effet permettant de conserver les règles actuelles.


Cumul plafonné ou cumul libéralisé : quelle différence concrète pour un libéral ?

Le cumul emploi-retraite vous autorise à percevoir vos pensions tout en poursuivant votre activité. Deux configurations existent, et l’écart entre les deux se compte en dizaines de milliers d’euros.

 

Cumul libéralisé (intégral)Cumul plafonné (partiel)
ConditionsTaux plein au régime de base (durée d’assurance ou âge) + liquidation de toutes vos pensions, françaises et étrangères
Vous ne remplissez pas l’une de ces conditions : taux minoré, départ anticipé, ou pension non liquidée
Revenus d’activitéAucune limite48 060 € par an en 2026 (1 PASS), proratisés si le cumul ne couvre pas l’année entière
En cas de dépassementSans objetPension du régime de base réduite à due concurrence, voire suspendue
Nouveaux droitsOui : une seconde pension de base, plafonnée à 2 403 € par an en 2026 + seconde pension complémentaire selon les caissesNon : vous cotisez sans acquérir de droits supplémentaires

À noter : les règles varient selon votre régime d’affiliation. Pour un panorama complet du dispositif et de sa refonte au 1er janvier 2027, consultez notre article dédié aux nouvelles conditions d’éligibilité du cumul emploi-retraite.

Quelles règles de cumul emploi-retraite s’appliquent aux professions libérales ?

Votre retraite libérale repose sur deux étages : un régime de base commun à toutes les professions, géré par la CNAVPL, et un régime complémentaire propre à votre section professionnelle. Le premier applique des règles nationales identiques pour tous. Le second, en revanche, relève de statuts votés par chaque caisse et c’est là que se logent les différences qui changent tout.

Dans la majorité des sections, la complémentaire s’aligne sur le taux plein du régime de base : si vous avez vos trimestres, vous liquidez sans minoration et vous accédez au cumul libéralisé. Certainescaisses font exception.

CaisseProfessions concernéesLogique du taux plein au complémentaire
CARMFMédecinsTaux plein dès 62 ans
CARCDSFChirurgiens-dentistes, sages-femmesTaux plein à 67 ans
CARPIMKOInfirmiers, kinés, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologuesAligné sur le taux plein du régime de base
CARPVVétérinairesTaux plein à 65 ans
CAVAMACAgents généraux d’assuranceTaux plein à 67 ans
CAVOMOfficiers ministériels et publicsTaux plein à 67 ans
CPRNNotairesTaux plein à 67 ans
CIPAVArchitectes, ingénieurs-conseils, géomètres, experts et professions libérales non réglementées affiliées avant 2019Aligné sur le taux plein au régime de base
CAVECExperts-comptables et commissaires aux comptesCondition d’âge : taux plein à 65 ans
CAVPPharmaciens et biologistesCondition d’âge : taux plein à 67 ans (générations 1956 et suivantes)

Les avocats ne relèvent pas de la CNAVPL : ils cotisent à la CNBF, qui gère à la fois leur régime de base et leur complémentaire selon des règles autonomes.

CAVEC et CAVP : pourquoi ces caisses échappent-elles à la règle du taux plein ?

Dans le régime de base, le taux plein s’obtient par la durée d’assurance : dès que vous réunissez les trimestres requis pour votre génération, votre pension est calculée à 100 %. Les complémentaires de ignorent totalement ce compteur. Elles ne regardent qu’une seule donnée : votre âge.

Conséquence directe : vous pouvez avoir 172 trimestres validés, une carrière complète et un taux plein incontestable au régime de base, et subir malgré tout une minoration définitive sur votre retraite complémentaire si vous liquidez avant l’âge pivot de votre caisse.

CAVEC (experts-comptables)CAVP (pharmaciens)
Âge du taux plein au complémentaire65 ans (60 ans en cas d’inaptitude reconnue)67 ans pour les générations nées à partir de 1956 (65 ans pour les générations antérieures)
Minoration en cas de départ anticipéMinoration en cas de départ anticipé
1,25 % par trimestre manquant, soit 5 % par année d’anticipation définitive
1,25 % par trimestre entre l’âge légal et 65 ans, puis 0,50 % par trimestre entre 65 et 67 ans définitive
Architecture du régimeRégime en points, par classes de cotisation (A à I depuis 2026)Deux étages : une part par répartition en annuités et une part par capitalisation convertie en rente viagère

Ce que cela change pour un expert-comptable de 63 ans

Marc, né en 1963, a validé ses 170 trimestres. Au régime de base CNAVPL, son taux plein est acquis : il peut liquider sans décote dès 62 ans et 9 mois. À la CAVEC, en revanche, il lui manque neuftrimestres pour atteindre 65 ans. S’il liquide sa complémentaire en même temps que le reste, il subit une minoration de 11,25 % (9 × 1,25 %) qu’il conservera toute sa vie.

Sur une complémentaire de 20 800 € bruts annuels, cela représente environ 2 340 € de moins chaque année, soit près de 46 800  € sur vingt ans de retraite. La question n’est donc pas théorique.

Le gel des droits : que devient votre complémentaire pendant le cumul ?

C’est la contrepartie de l’exception, et elle est systématiquement passée sous silence.

Dès lors que vous liquidez une première pension de retraite, vos droits dans le régime complémentaire laissé de côté sont figés à cette date. Vous continuez à cotiser, les cotisations restent intégralement dues tant que votre activité se poursuit mais ces cotisations n’achètent plus de points.
Seul le coefficient lié à l’âge continue de progresser jusqu’à l’âge pivot.

En résumé

Vous payez des cotisations qui ne construisent plus de pension. Le seul bénéfice de l’attente est la suppression de la minoration d’âge.
Ce mécanisme pèse d’autant plus lourd que vos revenus libéraux restent élevés : à la CAVEC, un affilié retraité actif déclarant 30 000 € de revenus acquitte environ 7 050 € de cotisations annuelles tous régimes confondus.

Réforme des retraites : le cumul est-il devenu créateur de droits ?

Sur ce point, la situation a radicalement changé depuis 2023, et l’incertitude qui pesait sur les régimes complémentaires libéraux est aujourd’hui levée.

Au régime de base : une seconde pension, mais plafonnée

La réforme du 14 avril 2023 permet aux assurés en cumul libéralisé de se constituer de nouveaux droits et de demander une seconde pension de retraite de base. Elle se calcule comme la première : points acquis multipliés par la valeur du point mais son montant est plafonné à 5 % du PASS par le décret du 10 août 2023, soit 2 403 € par an en 2026.
Ni surcote, ni majoration pour enfants, ni rachat ne s’y appliquent. Pour un revenu égal ou supérieur au PASS, ce plafond est atteint en six à sept années de cumul.
Le détail de cette procédure est exposé dans notre guide de la liquidation de la seconde pension

Là où les organismes complémentaires restaient silencieux, ils ont désormais tranché, chacun selon ses propres statuts.

  • CAVEC : depuis le 1er juillet 2023 , le cumul intégral génère des points de retraite complémentaire, validés chaque année selon le revenu, dans la limite de la classe D soit 498 points par an, l’équivalent d’environ 689 € de pension annuelle supplémentaire en 2026. Cette seconde pension n’est pas plafonnée.
  • CAVP : la seconde pension du régime par répartition est minorée d’un coefficient de 25 % en 2026. Dans le régime par capitalisation, les cotisations versées en classe 3 constituent un nouveau capital converti en rente viagère, avec option de réversion possible.
  • Exception notable : le régime des prestations complémentaires de vieillesse (PCV) des biologistes n’ouvre à ce jour aucun droit à seconde pension, par décision de son conseil d’administration.
  • CARCDSF : seconde pension pour les périodes cotisées en CER libéralisé depuis le 01/01/2023, sans plafond
  • CARPIMKO : validation de 8 points par année avec un maximum de 48 points au total. Pas de seconde pension pour le régime ASV.
  • CAVAMAC : seconde pension plafonnée comme le régime de base. 
  • CIPAV : Idem
Le piège à connaître absolument

La liquidation d’une seconde pension de retraite de base, dans quelque régime que ce soit, interdit définitivement toute constitution de nouveaux droits. Si vous exercez plusieurs activités, vos secondes pensions doivent donc être demandées simultanément, et de préférence après cessation complète d’activité. Une demande envoyée trop tôt referme la porte pour toujours.

Cumul emploi-retraite 2027 : pourquoi le 1er octobre 2026 est une date charnière

Toute la mécanique décrite jusqu’ici repose sur un couple de critères : le taux plein et la liquidation complète. L’article 102 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) le supprime purement et simplement. À compter du 1er janvier 2027, un seul critère subsiste : votre âge au moment où vous poursuivez ou reprenez une activité.

SituationRègles actuellesÀ partir du 1er janvier 2027
Avant l’âge légalCumul plafonné au PASSRevenus d’activité déduits intégralement de la pension
Entre l’âge légal et 67 ansCumul libéralisé sans plafond si taux plein et pensions liquidées + acquisition de nouveaux droitsPlafond annuel envisagé autour de 7 000 € bruts, puis pension réduite de 50 % du dépassement
À partir de 67 ansCumul libéralisé sans plafond + acquisition de nouveaux droitsCumul intégral sans plafond, avec acquisition de nouveaux droits

Le seuil de 7 000 € provient de l’étude d’impact du Gouvernement : le décret d’application n’était pas publié à la date de rédaction de cet article et ce montant peut encore évoluer.

La réforme n’est pas rétroactive. Elle ne vise que les assurés dont la première pension de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Toutes les situations de cumul ouvertes avant cette date restent intégralement régies par les règles actuelles, plus favorables.

Une contrainte de calendrier propre aux professions libérales

Pour les affiliés des sections de la CNAVPL, la pension de base prend effet au premier jour du trimestre civil qui suit la demande de liquidation (article R. 643-6 du code de la Sécurité sociale).

La dernière date d’effet possible avant la réforme est donc le 1er octobre 2026 et non le 31 décembre.

Seule la CIPAV échappe à cette règle : depuis 2023, la pension y prend effet au premier jour du mois suivant la réception de la demande, ce qui repousse l’échéance au 1er décembre 2026.Les caisses recommandant de déposer un dossier quatre à six mois à l’avance, la fenêtre de décision est aujourd’hui très étroite.

Cette échéance modifie aussi la valeur de la stratégie. L’exception de la condition d’âge n’a d’intérêt que dans un système où le cumul sans plafond dépend du taux plein. À partir de 2027, un expert-comptable de 63 ans verrait ses revenus plafonnés quoi qu’il arrive, taux plein ou non, jusqu’à ses 67 ans. Liquider avant l’échéance revient donc, pour beaucoup, à sécuriser plusieurs années de revenus libéraux déplafonnés.

Comment optimiser sa stratégie de cumul emploi-retraite en six étapes ?

1. Vérifiez la logique de chacune de vos caisses : identifiez, régime par régime, si le taux plein dépend de vos trimestres ou de votre âge. Cette seule distinction peut déplacer votre date de départ optimale de plusieurs années.

2. Auditez votre relevé de carrière avant toute décision : trimestres oubliés, périodes assimilées non reportées, années à l’étranger : les anomalies sont fréquentes et se corrigent d’autant plus facilement qu’elles sont détectées tôt.

3. Chiffrez les deux scénarios de liquidation : comparez le coût définitif de la minoration d’âge au montant des pensions non perçues pendant la période d’attente, en intégrant votre fiscalité.

4. Intégrez le gel des droits dans votre calcul : si vous prévoyez encore plusieurs années d’activité à revenus élevés, l’arrêt de l’acquisition de points pèse lourd dans la balance.

5. Positionnez votre demande par rapport au 1er octobre 2026 : en raison de l’effet trimestriel, un dossier déposé quelques jours trop tard vous fait basculer dans le dispositif 2027.

6. Planifiez la demande de vos secondes pensions : demandez-les simultanément et après cessation complète d’activité, sous peine de fermer définitivement l’acquisition de nouveaux droits.

Trois situations concrètes pour se projeter

Les montants ci-dessous sont donnés à titre d’illustration et ne constituent pas une simulation personnalisée.

63 ans, 170 trimestres validés, taux plein acquis au régime de base. Sa complémentaire CAVEC atteindrait le taux plein à 65 ans. Il liquide sa retraite de base et ses droits Agirc-Arrco, diffère la seule CAVEC et poursuit son activité sans plafond de revenus. Il renonce à deux années de complémentaire et à l’acquisition de nouveaux points, mais évite une minoration de 10 % à vie. Sa décision doit impérativement être arrêtée avant le 1er octobre 2026.

64 ans, carrière complète, elle souhaite céder son officine dans trois ans. Son régime complémentaire par répartition n’atteint le taux plein qu’à 67 ans. En différant ses deux complémentaires, elle bénéficie de plein droit du cumul intégral, perçoit sa retraite de base et conserve des revenus d’officine illimités. Elle devra impérativement liquider ces pensions à 67 ans pour maintenir ce cumul intégral.

Il a liquidé ses pensions à 61 ans au titre d’un départ anticipé. Un départ avant l’âge légal exclut le cumul libéralisé : ses revenus libéraux sont plafonnés à 48 060 € en 2026 et ses cotisations n’ouvrent aucun droit nouveau. Au-delà du plafond, sa pension de base est réduite ou suspendue. Il retrouvera automatiquement le cumul intégral dès l’âge légal atteint, à condition d’avoir demandé toutes ses retraites.

Pourquoi se faire accompagner sur ces régimes particuliers ?

Un simulateur en ligne raisonne à partir de règles nationales standardisées. Il ignore par construction les statuts votés par votre section professionnelle, la condition d’âge de votre complémentaire, le gel de vos droits ou l’interaction entre vos régimes libéraux et salariés. Sur une carrière multi-régimes, ces angles morts coûtent cher et une fois la pension liquidée, la décision est irréversible.

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Sources :

https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18914

https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18825

https://www.cavec.fr/votre-retraite/votre-retraite/le-cumul-emploi-retraite/

https://www.cavec.fr/decouvrir-la-cavec/qui-sommes-nous/nos-chiffres-cles

https://www.cavp.fr/votre-profil/vous-souhaitez-cumuler-retraite-et-activité-libérale/le-cumul-emploi-retraite-dans-le-cadre-de-lactivité-libérale

https://www.cavp.fr/media/documents/Publications/2026/Le-cumul-emploi-retraite-2026.pdf

https://www.cnavpl.fr/comprendre-sa-retraite

https://www.cnavpl.fr/statuts-et-documents-de-reference

https://www.senat.fr/questions/base/2026/qSEQ260207756.html

https://www.legifrance.gouv.fr

Après le 1er octobre 2026, vos revenus libéraux seront plafonnés

Passé cette date d’effet, vous basculez dans le dispositif 2027 et vos revenus d’activité sont limités jusqu’à vos 67 ans.
Neovia vérifie votre éligibilité et prend en charge les échanges avec vos caisses pour tenir le calendrier.

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Non. Le régime des prestations complémentaires de vieillesse (PCV), propre aux biologistes directeurs de laboratoire conventionnés, n’ouvre à ce jour aucun droit à seconde pension, par décision de son conseil d’administration. Les régimes de base, complémentaire par répartition et par capitalisation en ouvrent, selon des modalités propres à chacun.

 

Non. Le nouveau dispositif ne concerne que les assurés dont la première pension de retraite de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Si votre pension a déjà pris effet, ou prend effet avant cette date, vous conservez les règles actuelles pour la suite de votre cumul.

 

Trois principalement. Vos cotisations restent intégralement dues alors qu’elles n’ouvrent que des droits limités : la seconde pension de base est plafonnée à 2 403 € par an en 2026. Si vous différez une complémentaire soumise à condition d’âge, vos droits y sont gelés et vos cotisations n’achètent plus de points. Enfin, une pension liquidée ne se « déliquide » pas : une minoration d’âge appliquée par erreur vous suivra toute votre retraite.

 

C’est la formule qui vous permet de percevoir 100 % de vos pensions et 100 % de vos revenus d’activité, sans aucun plafond. Elle suppose d’avoir atteint l’âge légal, d’avoir le taux plein au régime de base et d’avoir liquidé toutes vos pensions obligatoires, françaises comme étrangères à l’exception des régimes soumis à une condition d’âge non encore atteinte, comme les complémentaires CAVEC et CAVP. Depuis 2023, il ouvre également droit à une seconde pension.

 

Oui, dans tous les cas. Vous pouvez percevoir vos pensions dès l’âge légal sans cesser votre activité libérale. Seule la reconnaissance d’une inaptitude peut y faire obstacle dans certaines sections. La vraie question n’est pas de savoir si le cumul est autorisé, mais s’il sera plafonné ou libéralisé et donc si vos revenus seront limités à 48 060 € en 2026 ou totalement libres. Dans tous les cas, vos cotisations restent dues tant que vous exercez.

 

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