Cumul emploi-retraite des dentistes : ce que vous devez savoir

Découvrez les règles et avantages du cumul emploi retraite pour les dentistes. Guide complet pour comprendre les conditions et les démarches.
Sommaire

Chaque année, de plus en plus de praticiens s’orientent vers le cumul emploi-retraite. Ce dispositif permet de continuer ou de reprendre une activité professionnelle et de cumuler les revenus de cette activité avec les pensions de retraite. Cela peut être une solution avantageuse pour ceux qui souhaitent prolonger leur carrière tout en bénéficiant de leur retraite. Voici tout ce que vous devez savoir sur le cumul emploi-retraite des dentistes.

Qu’est-ce que le cumul emploi-retraite des dentistes ?

Le cumul emploi-retraite consiste à percevoir votre retraite tout en continuant ou en reprenant une activité professionnelle libérale.

Il existe deux dispositifs de cumul emploi-retraite : 

  • le cumul emploi-retraite intégral 
  • le cumul emploi-retraite partiel

Quels sont les avantages du cumul emploi-retraite ?

Le cumul emploi-retraite permet avant tout de continuer à exercer si l’on en a envie, soit par amour du métier, soit par désir de perpétuer une présence dentaire dans un secteur en difficulté, ou simplement par volonté d’améliorer sa situation financière.

Le dispositif du cumul emploi-retraite permet aux dentistes libéraux de percevoir leur retraite tout en poursuivant leur activité libérale. Selon l’URPS, en 2021, 9 % des allocataires (soit 2 000 sur 24 300) étaient en cumul emploi-retraite jusqu’à 70 ans en moyenne. Et plus de 30 % des cessations d’activité (288 sur 1 375) ont été réalisées selon ce dispositif.

Le cumul emploi-retraite intégral

Pour bénéficier du cumul emploi-retraite intégral, ou total, il faut réunir les trois conditions suivantes :

  • Avoir liquidé l’ensemble de vos droits à la retraite dans tous les régimes légaux ou rendus légalement obligatoires, de base et complémentaires, français et étrangers.
  • Avoir atteint le taux plein dans le régime de base : soit par l’âge, soit par le nombre de trimestres.
  • Avoir l’âge légal de départ en retraite (62 à 64 ans en fonction de l’année de naissance).

Droits supplémentaires et surcote

  • Depuis janvier 2023, les praticiens bénéficiant du cumul emploi-retraite total ont des droits supplémentaires dans le Régime de Base des Libéraux (RBL), avec effet rétroactif. Si une seconde liquidation de la retraite est effectuée à compter du 1er septembre 2023, ces droits supplémentaires, acquis pour les périodes travaillées à partir du 1er janvier 2023, seront pris en compte dans le calcul de la pension.
  • Depuis janvier 2024, ces droits supplémentaires s’appliquent également au régime complémentaire sans rétroactivité.

Le cumul emploi-retraite partiel

Le dispositif du cumul emploi-retraite partiel concerne les dentistes qui ne remplissent pas les conditions du cumul emploi-retraite intégral. En l’occurrence, s’ils n’ont pas atteint l’âge du taux plein ou s’ils n’ont pas le nombre de trimestres requis. 

Dans ce cas, leurs revenus professionnels libéraux sont plafonnés et ne doivent pas dépasser un seuil fixé à 46 368 € en 2024. Si vos revenus sont supérieurs au seuil fixé, votre pension du régime de base versée sera suspendue, même en cas de cessation d’activité.

Attention, les cotisations versées en cumul emploi-retraite partiel n’ouvrent aucun droit à retraite.

Les démarches à effectuer pour bénéficier du cumul emploi-retraite des dentistes

Dans la plupart des cas, un dentiste en cumul emploi-retraite poursuit simplement son activité sans interruption. Aucune démarche particulière n’est nécessaire dans cette situation.

Si vous reprenez une activité après avoir cessé temporairement de travailler, vous devez informer la CARCDSF de cette reprise. Dans tous les cas, vous devrez continuer à déclarer annuellement vos revenus d’activité libérale auprès de la CARCDSF.

N’oubliez pas de souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle. Le mieux étant de conserver celle que vous possédez déjà, pour éviter une forte augmentation de la prime.

Il est recommandé de contacter la CARCDSF et un conseiller spécialisé en retraite pour obtenir des informations détaillées et personnalisées, adaptées à votre situation.

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Rappel : l’âge légal de départ à la retraite pour un chirurgien-dentiste

Pour les praticiens nés à partir du 1er janvier 1968, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans. 

Pour les praticiens nés entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1967, l’âge légal augmente progressivement de 62 ans à 64 ans, avec 3 mois supplémentaires par année de naissance.

Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il faut impérativement réunir un certain nombre de trimestres. Le nombre de trimestres est de 172 pour ceux nés à partir de 1965.

A retenir :
Le cumul emploi-retraite permet aux dentistes de cumuler leurs pensions de retraite et leur revenu d’activité professionnelle sous certaines conditions.
Pour bénéficier du cumul emploi-retraite intégral, les dentistes doivent avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite et avoir liquidé l’ensemble de leurs retraites à taux plein (à l’exception des retraites minorées pour cause d’âge).
Pour les autres, il est possible de cumuler la pension de retraite et les revenus professionnels si ces derniers ne dépassent pas 46 368 € nets/an.

Sources utilisées : 

https://www.carcdsf.fr/retraite/cumul-emploi-retraite

https://www.carcdsf.fr/images/pdf/W1-Cumul-emploi-retraite-Lecture-seule.pdf

https://urps-cd-ara.fr/cumul-emploi-retraite-tout-ce-que-vous-devez-savoir

https://urps-cd-ara.fr/cumul-emploi-retraite-tout-ce-quil-faut-savoir

https://www.union-dentaire.com/actualite/le-cumul-emploi-retraite-des-chirurgiens-dentistes-5120/

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Oui, dans plusieurs situations selon le régime concerné :

  • Dépassement du plafond de ressources (régime général) : si vos revenus dépassent 25 001,60 € par an seul ou 40 002,56 € en couple en 2026, la pension est réduite, voire suspendue.
  • Remariage : à l’Agirc-Arrco, dans la fonction publique et dans la plupart des complémentaires, le remariage entraîne la suppression définitive de la réversion. Au régime général en revanche, il n’y a pas de suppression automatique (mais les revenus du nouveau ménage sont pris en compte).
  • PACS ou concubinage : aucune incidence au régime général et à l’Agirc-Arrco, mais suppression dans la fonction publique.
  • Fin d’invalidité : si la réversion vous était versée avant 55 ans au titre de l’invalidité, elle s’interrompt jusqu’à l’âge requis.

Vous devez signaler tout changement de situation (revenus, vie de couple) aux caisses, sous peine de devoir rembourser les sommes trop perçues.

À noter : au régime général, la pension n’est plus révisable 3 mois après la liquidation de toutes vos retraites personnelles.  Un changement de ressources ultérieur n’entraîne donc plus la révision de la pension de réversion.

 

Non, la pension de réversion n’est jamais versée automatiquement. Vous devez en faire la demande auprès des caisses de retraite du défunt.La démarche se fait en ligne sur info-retraite.fr (via FranceConnect) : une seule demande dématérialisée vaut pour tous les régimes (base et complémentaires) auxquels votre conjoint a cotisé.

 

Oui, dans plusieurs situations :

  • Plusieurs régimes du même conjoint : la réversion du régime de base (54 %) se cumule avec celle de la complémentaire (60 % à l’Agirc-Arrco).
  • Plusieurs mariages successifs : vous pouvez percevoir une réversion pour chaque ex-conjoint décédé, sous réserve de remplir les conditions (âge, plafond de ressources, non remariage etc…).
  • Avec votre propre retraite : le cumul est autorisé.

 

Comptez 4 à 6 mois de traitement pour le régime de base, 2 à 3 mois pour l’Agirc-Arrco, après dépôt d’un dossier complet.
Important : déposez votre demande dans les 12 mois suivant le décès pour bénéficier du versement rétroactif au 1er jour du mois suivant le décès. Passé ce délai, la pension n’est versée qu’à partir de la date de la demande.
Demande à effectuer en ligne sur info-retraite.fr (une seule démarche pour tous les régimes).

 

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

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