Comment est calculée la prime de départ en retraite, après une retraite progressive ?

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Comment est calculée la prime de départ en retraite, après une retraite progressive ?

L’indemnité de départ à la retraite

Un salarié quittant volontairement son entreprise pour prendre sa retraite a droit à une indemnité. Son montant est fixé par la convention collective applicable dans son entreprise. A défaut, il convient de se référer aux règles édictées par le code du travail.

Dans tous les cas, vous devez au moins recevoir :

  • Un demi mois de salaire si vous avez au moins 10 ans d’ancienneté et moins de 15 ans.
  • Un mois de salaire avec une ancienneté de 15 ans et plus mais de moins de 20 ans.
  • D’un mois et demi de salaire avec 20 ans et plus d’ancienneté mais moins de 30 ans.
  • De deux mois de salaire avec 30 ans et plus d’ancienneté.

Lorsque vous optez pour la retraite progressive, l’employeur ne vous doit aucune indemnité, le contrat n’étant pas rompu. En revanche, vous devrez la recevoir quand vous cesserez totalement votre activité pour prendre votre retraite « entière ».

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Le salaire pris en compte

Selon la formule qui est la plus avantageuse au salarié, l’indemnité de départ est calculée :

  •  Soit à partir du 12ème du total des salaires brut des 12 derniers mois précédant le départ.
  • Soit du tiers du total des 3 derniers mois. Si une prime annuelle est versée pendant cette période de 3 mois, elle n’est pas retenue pour son montant entier mais recalculée pour 3 mois. Si vous recevez, par exemple, 2 000 € de prime annuelle de vacances, seulement 500 € seront retenus.

L’impact de la retraite progressive

Si vous optez pour la retraite progressive, vous finissez votre carrière à temps partiel. La question qui se pose alors est : sur quelle base sera calculée votre indemnité de départ ? Sur votre salaire correspondant à l’activité à taux plein d’avant la retraite progressive ou sur le salaire de votre activité à temps partiel ? Elle sera calculée en tenant compte des deux périodes.

Exemple
Vous avez travaillé dans l’entreprise pendant 14 ans : 11 ans à temps plein et 3 ans à mi-temps, en fin de carrière, dans le cadre d’une retraite progressive. Le douzième des 12 derniers mois de salaire brut est de 2 000 €, période pendant laquelle vous avez travaillé à mi-temps. Votre salaire pour un temps plein correspond donc à 4000 €. Votre indemnité de départ sera donc calculée sur la base de (2000 x 3/14) + (4000 x 11/14) = 3 571 €. Son montant sera de 1 785,50 € au minimum.

Des conventions collectives plus favorables

Les conventions collectives sont très souvent plus avantageuses que le code du travail. Elles peuvent prévoir, par exemple, qu’en cas de retraite progressive, la rémunération à prendre en considération pour le calcul de l’indemnité de départ est celle que le salarié aurait perçue s’il avait maintenu son temps de travail.

Consultez la convention collective pour savoir si elle prévoit une indemnité de départ à la retraite plus favorable que celle du code du travail et si, en cas de retraite progressive, son calcul se fait sur la base du salaire rétabli à temps plein.

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FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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