Etude de cas client : cotisations retraite et impact sur la retraite

Découvrez le cas client de M.Léman : les cotisations retraite et leurs impacts, le rachat de trimestres et le cumul emploi-retraite.
Sommaire

Monsieur Léman est né en novembre 1974 et a travaillé 2 ans à l’étranger.   A son retour, il crée son entreprise. En l’état actuel de la législation, il peut partir à la retraite, au plus tôt, à 62 ans, soit en 2036.

Si l’échéance est lointaine, pour lui, la question est de savoir aujourd’hui quelle est la solution la plus avantageuse :

  • Racheter des trimestres ?
  • Cotiser sur un montant minimum de rémunération ? 
  • S’octroyer une rémunération importante et payer plus de cotisations ? 

 

 

 

 

Evaluation de la situation

En considérant que sa carrière actuelle se maintiendra dans le futur, M. Léman pourra prendre sa retraite en 2036. À cette date, il manquera encore 12 trimestres pour qu’il puisse toucher sa retraite sans abattement. Pour obtenir le taux plein, il devra attendre ses 65 ans.

Une retraite à taux plein pourrait donc être liquidée au 1er décembre 2039. Au total, M. Léman pourrait prétendre à un montant net de retraites de 2.431 euros en partant à 62 ans et de 2.973 euros en partant 3 ans plus tard. Soit un gain mensuel de 542€.

Les impacts d’un changement de rémunération

Le premier enjeu est pour M. Léman de trouver le meilleur rapport entre le prix à payer pour les cotisations et les droits à la retraite qu’il en retirera.

Pour le calcul de la retraite de base, le salaire soumis à cotisations sert à déterminer le nombre de trimestres validés par an (dans la limite de 4) et les 25 meilleures années de rémunération. Si M. Léman a eu une carrière descendante (des rémunérations élevées en début de carrière), sa future rémunération sera utile uniquement pour accumuler des trimestres.

Or, pour valider un trimestre, il faut cotiser sur une rémunération brute au moins égale à 150 fois le Smic brut horaire. Avec un revenu d’activité égal à 600 fois le smic brut horaire, il est possible d’acquérir 4 trimestres (soit 6.150 euros en 2021).

A l’inverse, avec des salaires faibles en début de carrière, il est plus favorable de cotiser sur une rémunération égale au plafond de la Sécurité sociale pour faire augmenter la rémunération annuelle moyenne.

A ne pas oublier : les points acquis en retraite complémentaire sont calculés sur le salaire brut. Le compteur de points augmente plus vite avec une rémunération importante.

Le second enjeu est le prix qu’il est nécessaire de débourser pour un trimestre dans une opération de rachat de trimestre. Le coût d’un trimestre varie selon différents paramètres :

  • l’âge atteint au moment du rachat
  • la moyenne des revenus professionnels bruts des 3 dernières années
  • l’option (option 1 pour augmenter le taux seulement, option 2 pour augmente le taux et la durée d’assurance).

Avec un salaire brut bas, le coût du rachat sera donc moins important.

Les projections de rachat de trimestres retraite avec un revenu brut élevé

L’évaluation est réalisée en partant du principe que M. Léman cotise sur une rémunération brute égale au plafond de la Sécurité sociale (3 428 €par mois en 2021). Avec ses 160 trimestres à 62 ans, il lui manquera 12 trimestres pour obtenir sa retraite à taux plein. Au regard de sa carrière, il peut racheter les 12 trimestres manquants.

Il lui en coûterait alors 52.704 euros. L’opération porterait le montant de ses retraites à 2.809 euros (au lieu de 2.431 euros).

Pour apprécier l’intérêt du rachat, il convient de regarder la durée d’amortissement de son rachat de trimestre mais aussi comparer les gains nets que fera M. Léman entre la date de son départ à la retraite et ses 80 ans selon les différents scénarios (départ à 62 ans ou 65 ans).

 

Date d’effet des pensions

62 ans

01/12/2036

65 ans

01/12/2039

La liquidation se fera :

Taux minoré Taux plein grâce au rachat de trimestre Taux plein
Cumul de pension à 80 ans 524 000€ 549 000€

532 000€

 

Conclusion : le rachat est favorable dans tous les cas.

 

Etude de cas client : les cotisations retaite et leurs impacts sur la retraite

 

Les projections de rachat de trimestres retraite avec une cotisation minimum

Nous avons projeté toutes les cotisations à venir avec un salaire minimum de 6150€ brut /an (ce qui représente 600 fois le Smic horaire).

Monsieur Léman devra alors débourser 39.948 euros pour le rachat de 12 trimestres. Ses retraites liquidées au taux plein à 62 ans représenteront alors un montant mensuel net de 2.307 euros (soit de l’ordre de 500 euros de moins par mois par rapport à une rémunération brute égale au plafond de la Sécurité sociale).

Procédons aux comparaisons :

 Date d’effet des pensions

62 ans

01/12/2036

65 ans

01/12/2039

La liquidation se fera : Taux minoré Taux plein grâce au rachat de trimestre

Taux plein

Cumul de pension à 80 ans 431 000€ 454 000€

428 000€

 

Conclusion : le rachat est encore une fois favorable pour Monsieur Léman.

 

Le conseil retraite de NEOVIA

Le rachat de 12 trimestres est conseillé avec la liquidation des retraites à taux plein à 62 ans. M. Léman pourra ainsi, s’il le souhaite, poursuivre son activité et cumuler sans restriction revenus d’activité et pensions.

 

À savoir: le prix du rachat est déductible des revenus pour l’établissement de l’impôt sur le revenu.  L’opération peut donc faire baisser la facture fiscale et ainsi le coût total du rachat.

Nos experts retraite sont là pour faire un audit complet de votre carrière et procéder à un calcul exact de l’intégralité de vos pensions de retraite afin de vous conseiller au mieux sur vos choix, n’hésitez pas à faire appel à eux !

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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