La refonte du statut de conjoint collaborateur

Les experts NEOVIA vous présentent l’actualité retraite du conjoint collaborateur.
Sommaire

Historiquement, le conjoint d’un chef d’entreprise n’a jamais bénéficié d’un statut très protecteur en termes de droits sociaux, particulièrement concernant les droits à la retraite. Depuis la publication de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 datée du 23/12/2021, le statut a été complètement revu dans un but de simplification et d’amélioration.

Retraite conjoint collaborateur : avant la loi du 23 décembre 2021

Le statut de conjoint collaborateur n’a été officiellement reconnu qu’à partir du 01/08/2006 suite à la parution de la loi du 2 août 2005. Avant cette date, il était possible pour une personne d’avoir travaillé toute sa vie pour son conjoint chef d’entreprise, sans acquérir aucun droit à la retraite.

Le décret n° 2006-966 du 1er août 2006 est venu définir le statut du conjoint collaborateur :

« Est considéré comme conjoint collaborateur le conjoint d’un chef d’une entreprise commerciale, artisanale ou libérale, qui exerce une activité professionnelle régulière dans l’entreprise sans percevoir de rémunération et sans avoir la qualité d’associé au sens de l’article 1832 du code civil. »

Jusqu’au 31/12/2020, il était possible de racheter les périodes d’activité en tant que conjoint collaborateur à raison d’un trimestre par période de 90 jours au cours d’une année civile, dans limite de 24 trimestres. Ce rachat concernait uniquement les périodes avant 2007.

Enfin, il est toujours possible de valider les périodes d’activité effectuées en tant que conjoint collaborateur avant le 01/04/1983 en tant que périodes équivalentes (les trimestres équivalents sont retenus pour l’ouverture du droit mais pas pour le calcul de la retraite).

Pour ce faire, il fallait avoir au moins 18 ans pour les commerçants, ne pas être scolarisé et n’avoir exercé aucune autre activité durant la période concernée.

Retraite conjoint collaborateur : après la loi du 23 décembre 2021

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 est venue simplifier le statut de conjoint collaborateur.

La limitation de la durée

Ainsi, depuis le 1er janvier 2022, ce statut est limité à une durée maximale de 5 ans. Cela vise à acter le caractère temporaire du statut et à engager le conjoint collaborateur à opter pour un statut plus protecteur. En effet, au-delà de cette durée maximale de 5 ans, le conjoint collaborateur d’un dirigeant continuant à travailler pour lui de manière régulière devra opter pour un autre statut, à savoir celui de conjoint salarié ou de conjoint associé.

À défaut de choix, le statut de conjoint salarié sera appliqué d’office (le plus protecteur en termes de droits sociaux).

Cette durée maximale tient compte de l’ensemble des périodes et des entreprises au titre desquelles la personne a exercé une activité sous ce statut.

Par exception, la personne qui atteint l’âge automatique du taux plein (67 ans) au plus tard au 31/12/2031 pourra conserver le statut de conjoint collaborateur jusqu’à la liquidation de ses droits à la retraite.

L’extension du champ d’application

Il est ouvert non seulement à l’époux(se) du chef d’entreprise, mais également à son partenaire de PACS ou à son concubin. Ainsi, toute personne liée à un chef d’entreprise et exerçant une activité régulière au sein de son entreprise ne pourra plus se retrouver sans statut du fait de sa situation matrimoniale.

La simplification des cotisations

Le conjoint collaborateur cotisera auprès du régime dont relève le dirigeant (SSI ou CIPAV selon le statut de l’entreprise et la nature de l’activité). Il devra choisir entre 3 assiettes de cotisations (contre 5 auparavant), la loi du 23 décembre 2021 ayant conservé les plus protectrices uniquement, à savoir :

  • La cotisation forfaitaire égale à 1/3 du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (soit 13 712 euros en 2022).
  • La moitié du revenu du chef d’entreprise avec partage des revenus.
  • La moitié du revenu du dirigeant sans partage des

Pour plus d’information : LOI n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la sécurité sociale pour 2022

 

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FAQ

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Pour la carrière longue, ce sont principalement les trimestres cotisés qui comptent. Mais il y a des exceptions avec certains trimestres assimilés comme le congé maternité, le congé paternité, l’arrêt maladie, le chômage involontaire indemnisé ou l’accident du travail/maladie professionnelle dans la limite de 4 trimestres au total.

Les trimestres assimilés non acceptés pour la carrière longue sont : chômage non indemnisé ou encore l’aide à la création d’entreprise (ACRE).

 

Rendez-vous sur info-retraite.fr, vous pouvez vous connecter avec France Connect et vous trouverez votre RIS (Relevé Individuel de Situation) qui détaille : 

  • le nombre de trimestres cotisés
  • le nombre de trimestres assimilés
  • le total de trimestres validés
  • l’ensemble de votre carrière tous régimes confondus

 

Non, vous ne pouvez pas obtenir plus de 4 trimestres par an.

 

Non, il ne compte pas toujours autant. Les deux types de trimestre comptent de la même façon pour la durée d’assurance (nombre total de trimestres nécessaires pour obtenir la retraite à taux plein) mais la différence se fait sur le départ en retraite anticipée. Pour partir en retraite anticipée, seuls les trimestres cotisés sont pris en compte et non les trimestres assimilés.

 

Une seule année de cotisation suffit pour ouvrir des droits à l’AVS, c’est l’un des grands avantages du système suisse par rapport au système français. Dès lors qu’on a cotisé au moins un an, on reçoit une rente partielle.

Ensuite, tout est une question de proportionnalité :

  • Pour toucher la rente complète, il faut 44 années de cotisation (de 20 à 65 ans). Une durée plus courte donne droit à une rente partielle, proportionnelle au nombre d’années cotisées. 
  • Chaque année manquante réduit la rente d’environ 2,3 %. Il est possible de combler des lacunes en payant des cotisations arriérées, mais uniquement pour les 5 dernières années.
  • En pratique, parmi les personnes vivant à l’étranger ayant travaillé en Suisse, près des deux tiers n’affichent que 15 années de cotisation environ, pour une rente moyenne autour de 630–645 CHF/mois.

En résumé : pas de seuil minimum bloquant, mais plus vous avez cotisé longtemps, plus la rente est élevée — avec 44 ans comme référence pour le maximum de 2 520 CHF/mois.

 

En 2026, la rente AVS minimale est de 1 260 CHF/mois, et la rente maximale de 2 520 CHF/mois pour une personne seule — à condition d’avoir cotisé pendant 44 ans (carrière complète). 

Quelques précisions importantes :

  • Cette rente minimale a été relevée de 2,9 % au 1er janvier 2026 (elle était de 1 225 CHF auparavant), en ligne avec l’évolution des prix et des salaires. 
  • Pour un couple marié dont les deux conjoints sont à la retraite, la rente AVS est plafonnée à 150 % de la rente maximale individuelle, soit 3 780 CHF/mois au maximum. 
  • Si la rente AVS ne suffit pas à couvrir les besoins vitaux, des prestations complémentaires peuvent être demandées.
  • À partir de décembre 2026, une 13ᵉ rente annuelle sera versée aux bénéficiaires de l’AVS.

 

Après 10 ans en Suisse, vous cumulez trois sources :

  • AVS (1er pilier) : une rente partielle proportionnelle à vos années cotisées, soit environ 290 à 580 CHF/mois.
  • LPP (2e pilier) : le capital de votre caisse de pension, récupérable en rente ou en capital selon votre choix.
  • 3e pilier : votre épargne privée, si vous y avez contribué.

Du côté français, vos 10 ans suisses (≈ 40 trimestres) s’ajoutent à votre carrière pour atteindre le taux plein plus rapidement.

À noter : si vous résidez en France, vos deux pensions seront soumises aux prélèvements sociaux français (CSG, CRDS). Les démarches sont à faire séparément dans chaque pays, idéalement 5 à 6 mois avant la retraite.

 

Oui, vous pouvez percevoir les deux retraites en parallèle, chaque pays versant sa propre pension selon ses propres règles.

Grâce à l’accord de coordination sociale signé en 2002 entre la Suisse et l’UE, les périodes de cotisation effectuées dans l’un des pays sont reconnues par l’autre.

Si le travailleur frontalier a effectué une partie de sa carrière en Suisse et l’autre en France (ou dans un autre pays de l’UE), il reçoit une pension de chaque État, à condition d’avoir été assuré dans le pays concerné au moins une année.

 

Oui. Ce dispositif permet de combler des périodes non cotisées (études, stages, années incomplètes) pour améliorer sa pension ou réduire une décote. Il est accessible à tout assuré entre 20 et 67 ans, dans la limite de 12 trimestres maximum sur toute la carrière.

Le coût varie selon l’âge et le revenu — plus on attend, plus c’est cher — mais les sommes versées sont déductibles des revenus imposables. Le paiement peut être étalé sur 1, 3 ou 5 ans.

 

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par an.

 

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