Calcul trimestre retraite: quels primes et salaires pour valider des trimestres ?

Salaires, primes, indemnités, quels sont les éléments qui constitue la base de calcul des cotisations ?
Sommaire

Pour valider des trimestres tous les éléments de la rémunération soumis à cotisations comptent. Toutefois la totalité est retenue dans la limite du plafond de la sécurité sociale. La réponse, à première vue, est donc simple. Cependant, elle mérite d’être approfondie, car les règles peuvent réserver de bonnes et de mauvaises surprises.

Calcul des cotisations : comment ça fonctionne ? 

La base de calcul des cotisations, ou « assiette de cotisations », est constituée du salaire brut, y compris les primes (13ème mois, par exemple), des indemnités de congés payés, des avantages en nature ou encore des pourboires. Ainsi, même si vous avez été en arrêt maladie sur une année entière, vous pouvez voir figurer sur votre relevé de carrière un trimestre cotisé en raison par exemple d’une prime de 13ème mois.

Soyez vigilant car les cotisations d’assurance vieillesse génératrices de droit à la retraite sont prélevées sur les rémunérations limitées au plafond de la Sécurité sociale. La partie du salaire supérieure à ce seuil n’a donc aucun effet sur votre retraite de base. En revanche, pour le calcul de votre retraite Agirc-Arrco, la totalité de votre salaire vous permet d’acquérir des points.

A noter : sur le montant de la rémunération brute retenue dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, il est appliqué un taux de 6,90% pour la part à la charge du salarié et 8,55% pour la part employeur. Ainsi, pour connaître le salaire soumis à cotisations, il suffit de regarder la ligne correspondante à ce taux sur son bulletin de salaire.

La totalité du salaire est soumise à une cotisation supplémentaire de 0,40% pour la part salariale et 1,90% pour la part employeur (mais qui ne compte pas pour valider des trimestres).

Quelles primes comptent pour la retraite ? Les sommes non soumises à cotisations

Les sommes non soumises à cotisations ne valident pas de trimestres :

  • Les frais professionnels. Par exemple les frais de repas, les indemnités de paniers.
  • Les sommes versées au titre de l’épargne salariale. Par exemple les primes de participation, d’intéressement, les abondements de l’employeur sur un plan d’épargne.
  • Les contributions des employeurs destinées au financement des prestations de protection sociale complémentaire, lorsque les garanties revêtent un caractère obligatoire.
  • La contribution de l’employeur d’une entreprise de moins de cinquante salariés à l’acquisition des chèques-vacances.

Primes et retraite : les indemnités de licenciement sont soumises à cotisations

Les indemnités compensatrices de congés payés sont, comme les salaires, soumises à cotisations. C’est également le cas pour les indemnités de préavis qui vous seront versées si votre employeur vous dispense de l’effectuer. Les indemnités de licenciement sont exonérées de cotisations dans la limite de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. La partie excédant ce seuil n’est pas soumise à cotisations d’assurance vieillesse. En effet, celles-ci sont prélevées sur la partie des rémunérations retenues dans la limite d’une fois le plafond de la Sécurité sociale. Toutefois, l’indemnité est intégralement assujettie à cotisations dès lors que son montant est supérieur à dix fois le plafond annuel de la sécurité sociale. Dans ce cas, elle peut valider des trimestres.

 

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FAQ

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Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

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