Retraite progressive ou cumul emploi-retraite ? Neovia Retraite

Le principe de la retraite progressive est simple : réduire son activité professionnelle et percevoir une partie de sa retraite.
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Retraite progressive ou cumul emploi-retraite ?

Le principe de la retraite progressive est simple : réduire son activité professionnelle et percevoir une partie de sa retraite, proportionnellement à la réduction du temps de travail. C’est aussi un passage en douceur pour le salarié vers la retraite et une transmission des connaissances pour l’entreprise.

La retraite progressive existe depuis le 1er juillet 1988, mais reste un dispositif méconnu et très peu utilisé. Pourtant le législateur a tenté de le rendre de plus en plus attractif, comme le montre encore la dernière réforme des retraites du 20 janvier 2014. Au départ réservée aux seuls salariés du Régime Général et du Régime Agricole, la possibilité de départ en retraite progressive a ensuite été étendue aux ressortissants du RSI (commerçants-artisans), aux professions libérales et aux exploitants agricoles. Puis depuis le 1er juillet 2006, les cotisations et les trimestres acquis pendant la période de perception de la retraite progressive sont pris en compte pour le calcul de la retraite définitive à la cessation de l’activité.

Devant le faible nombre de bénéficiaires, un peu plus de 2 400 en 2012, la dernière réforme des retraites de janvier 2014 a modifié les conditions d’accès à la retraite progressive et prévoit de multiplier ce nombre par 5 d’ici 2017. Les décrets d’applications ne sont pas encore parus, mais deux principales modifications sont prévues :

  • Il sera désormais possible de la demander dès 60 ans, au lieu de l’âge légal auparavant,
  • Les périodes accomplies dans les régimes spéciaux (fonctionnaires ou assimilés) seront retenues pour l’ouverture du droit.

Ces mesures devraient s’appliquer à compter du 1er janvier 2015, pour la génération née en 1955.

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La liquidation provisoire de la retraite s’effectue le cas échéant, simultanément auprès de tous les régimes concernés, le Régime Général, le régime agricole (salariés et exploitants), le RSI, les professions libérales, ainsi que les complémentaires associées à chacun de ces régimes. Il faut remplir trois conditions :

  • Avoir au moins 60 ans,
  • Totaliser une durée d’assurance au moins égale à 150 trimestres auprès de tous les régimes français et étrangers,
  • Etre titulaire d’un contrat de travail à temps partiel pour les salariés, ou réduire son revenu professionnel pour les non-salariés. Cette activité doit aussi être exercée à titre exclusif.

La retraite progressive modifiée par la dernière réforme devrait être plus attractive pour les assurés.  En effet elle permet de diminuer son activité professionnelle avec compensation de revenu, de ne pas cotiser à perte, mais surtout elle permet de percevoir une partie des retraites avant l’âge légal sans avoir le nombre de trimestres nécessaire au taux plein. Par ailleurs, l’employeur trouve aussi un intérêt dans ce dispositif par une diminution des coûts salariaux et par le remplacement progressif des salariés. Dans le même temps la réforme des retraites 2014 a fortement durci les conditions de cumul emploi-retraite à compter du 1er janvier 2015. Sous réserve des décrets à paraître qui préciseront les dispositions exactes à appliquer, la retraite progressive se présente donc bien comme une future alternative aux nouvelles règles de cumul emploi-retraite.

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Rappelant que le coût de la retraite progressive s’élevait à 12.5 millions d’euros pour le régime général en 2012, l’étude d’impact évalue le coût total du dispositif proposé, sous l’hypothèse d’un quintuplement des bénéficiaires, à 50 millions d’euros à l’horizon 2017. Le dispositif conduira en effet à augmenter le nombre des liquidations partielles à court terme et à améliorer le montant des pensions servies à plus long terme. N’oublions pas que certains statuts sont exclus de la retraite progressive. C’est le cas par exemple des fonctionnaires ou assimilés, des mandataires sociaux (PDG, gérants salariés, présidents) ou encore de certains Voyageurs et Représentants et Placier.

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FAQ

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Les deux dispositifs ne s’excluent pas, mais ils ne répondent pas au même besoin. Le rachat porte sur des périodes passées et suppose de mobiliser un capital qui peut être important ; l’assurance volontaire porte sur les années à venir et étale l’effort de trésorerie. Selon le nombre de trimestres manquants, l’horizon de départ et le rendement du point de votre caisse, l’un peut être nettement plus avantageux que l’autre ou une combinaison des deux peut s’imposer. C’est un arbitrage à réaliser sur la base d’un relevé de carrière vérifié.

 

Oui, à tout moment. La résiliation s’obtient par simple lettre adressée à la caisse, avec effet au premier jour du trimestre civil suivant la demande. La radiation est également prononcée d’office lorsque les conditions cessent d’être remplies, par exemple en cas de reprise d’une activité entraînant une affiliation obligatoire, ou en cas de défaut de paiement après un avertissement resté sans effet pendant quinze jours.

 

Oui. Les cotisations volontaires produisent les mêmes effets que les cotisations obligatoires : validation de trimestres et acquisition de points. Dans le régime de base des professions libérales, la cotisation minimale de 573 € valide trois trimestres en 2026 ; il faut cotiser sur un revenu d’environ 1 803 € par trimestre soit 150 fois le SMIC horaire pour valider quatre trimestres.

 

Six mois à compter de la date d’effet de la radiation à titre de cotisant obligatoire, pour les anciens travailleurs non salariés comme pour les anciens conjoints collaborateurs. Le délai est porté à dix ans pour les professionnels non salariés exerçant à l’étranger, sous réserve de justifier de cinq années d’affiliation préalable aux régimes obligatoires français. Ce délai n’est pas prorogeable.

 

Oui. Le décret n° 2015-769 du 29 juin 2015 a explicitement organisé le dispositif pour les professionnels libéraux relevant de la CNAVPL et pour les avocats relevant de la CNBF. La demande se fait auprès de la section professionnelle de dernière affiliation (CARMF, CARCDSF, CIPAV, CARPIMKO, CAVEC et autres) ou auprès de la CNBF pour les avocats. Pour ces professions, la cotisation est annuelle et ne peut être inférieure à la cotisation minimale du régime de base, soit 573 € en 2026.

 

Principalement les anciens conjoints collaborateurs qui perdent ce statut, les anciens travailleurs non salariés ayant cessé leur activité avant l’âge de la retraite, les personnes ayant mis leur fonds en location-gérance, celles qui participent à l’activité d’un chef d’entreprise sans statut propre, et les professionnels non salariés exerçant à l’étranger. La condition commune est de ne relever d’aucun régime obligatoire d’assurance vieillesse et de ne pas pouvoir encore prétendre aux prestations de vieillesse.

 

C’est un dispositif du Code de la sécurité sociale qui permet de continuer à cotiser pour sa retraite auprès de sa caisse d’origine alors que l’on n’exerce plus d’activité professionnelle et que l’on ne relève plus d’aucun régime obligatoire. Les périodes ainsi cotisées se cumulent avec les périodes d’assurance obligatoire pour l’ouverture du droit à pension et pour son calcul

 

Aucun droit à pension ne peut être ouvert avant la régularisation intégrale du compte. Plus grave : les cotisations non acquittées dans les cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte dans le calcul de la pension. Un échéancier négocié avec la caisse préserve les droits.

 

Oui. Le cumul emploi-retraite est intégral sans plafond de revenus et générateur de nouveaux droits si tous les droits ont été liquidés et si le régime de base l’a été à taux plein. À défaut, il est partiel et plafonné. Pour les demandes déposées à partir du 1er octobre 2026, le cumul intégral est réservé aux 67 ans et plus.

 

Parce que la liquidation est irréversible et que les erreurs sont fréquentes : la Cour des comptes relève qu’une retraite sur neuf est mal calculée à l’attribution. Un bilan permet de vérifier l’exactitude du relevé, de chiffrer les scénarios de départ et d’actionner les optimisations encore disponibles. Chez Neovia, ce premier échange est gratuit et sans engagement.

 

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