Zoom sur le système de retraite du « plus vieux pays du monde » : le Japon

Bien que le Japon se trouve « de l’autre côté » du globe, ce pays a une démographie très proche de celle des pays de l’Union Européenne.
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LE JAPON ET LA RETRAITE

Bien que le Japon se trouve « de l’autre côté » du globe, ce pays a une démographie très proche de celle des pays de l’Union Européenne. Le pays dit « le plus vieux du monde », par sa population composée, en 2018, majoritairement de seniors 23% de la population a plus de 65 ans, a dû mettre en place certaines réformes pour que le pays trouve un équilibre économique. 

En comparaison, au 1er janvier 2019, d’après l’INSEE, la population française était constituée de 18% de personnes ayant 65 ans, ou plus.

Tendons-nous à nous rapprocher du système japonais ?

 

Système de retraite japonais

Le Japon, comme la France, se base sur un système de retraite dit « bismarckien ». C’est-à-dire que les travailleurs cotisent toute leur vie dans le cadre de leur travail en entreprise et perçoivent, une fois qu’ils prennent leur retraite, une pension proportionnelle à leurs cotisations. C’est un système de retraite par répartition. Dans ces deux pays, ce dispositif concerne la retraite dite de base. Néanmoins, au Japon il faut avoir cotisé sur une durée minimum de 25 ans.

Les Japonais peuvent également cotiser auprès d’organismes de retraite complémentaire. Ces organismes diffèrent, comme pour les Français, en fonction des catégories socio-professionnelles.

Âge du départ à la retraite

Un japonais ayant cotisé au moins 25 ans, peut percevoir sa pension retraite à partir de 65 ans (ou 60 ans dans certaines entreprises).

Cet âge de 65 ans a été défini en 2006, au vu du vieillissement de la population. Lors du départ en retraite d’un travailleur, celui-ci, dans la très grande majorité des cas, n’a pas d’autre choix que de se tourner vers le système du cumul-emploi retraite.

Les montants de retraite étant trop faible pour vivre, les Japonais sont obligés de compléter leur revenu par un salaire et donc, par l’emploi. Pour les Japonais, il est normal de continuer à travailler jusqu’à ses 70 ans. En effet, c’est perçu, culturellement, comme une mission sociale.

Une entreprise présente alors, à cet employé un nouvel emploi avec un salaire et des responsabilités moindres.

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« Vers une ère où l’on vit 100 ans »

Comme présentée précédemment, la population japonaise est vieillissante, les plus de 65 ans représenteront 40% de la population en 2055. Cette évolution pèse évidemment sur le système de retraite, qui fait l’objet de révisions périodiques.

Shinzo Abe, Premier ministre japonais, plaide, d’après Le Monde pour une activité prolongée à même de « stimuler la croissance, augmenter les recettes fiscales et générer davantage de recettes pour la sécurité sociale ». Son projet, nommé « Vers une ère où l’on vit 100 ans », doit être finalisé pour cet été. La principale mesure envisagée est de repousser à 70 ans l’âge de départ à perception de la retraite et d’autoriser les salariés à cotiser jusqu’à 65 ans. L’objectif de cette mesure est d’inciter les entreprises à garder leurs employés plus longtemps.

Et si la population française continuait à vieillir au point de devoir repousser l’âge de départ en retraite ? Pensez-vous qu’un système tel que celui proposé par Shinzo Abe pourrait être appliqué en France ?

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Oui. Ce dispositif permet de combler des périodes non cotisées (études, stages, années incomplètes) pour améliorer sa pension ou réduire une décote. Il est accessible à tout assuré entre 20 et 67 ans, dans la limite de 12 trimestres maximum sur toute la carrière.

Le coût varie selon l’âge et le revenu — plus on attend, plus c’est cher — mais les sommes versées sont déductibles des revenus imposables. Le paiement peut être étalé sur 1, 3 ou 5 ans.

 

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par an.

 

Partir à 62 ans avec 120 trimestres signifie avoir un nombre important de trimestres manquants (entre 47 et 52 selon votre génération). La décote appliquée atteint dans tous les cas son plafond maximum de 25 %, ce qui réduit significativement votre pension de base.

Concrètement, une pension calculée à 1 200 €/mois sans décote ne vous en verserait plus que 900 €/mois.

La meilleure alternative dans cette situation est souvent d’attendre vos 67 ans : vous obtenez alors automatiquement le taux plein, sans décote, quel que soit votre nombre de trimestres.

 

Le nombre de trimestres requis varie entre 167 et 172 selon votre date de naissance, avec un âge légal de départ compris entre 62 et 64 ans. Le maximum de 172 trimestres (43 ans de cotisation) s’applique à toutes les générations nées à partir de 1965 (1966 pour les retraites liquidées à compter du 1er septembre 2026, suite à la suspension de la réforme des retraites).

À noter : à 67 ans, le taux plein est automatique quel que soit votre nombre de trimestres.

 

Oui, plusieurs leviers existent :

  • Travailler plus longtemps : chaque année supplémentaire génère de nouveaux points.
  • Racheter des points : il est possible de combler certaines périodes peu cotisées (études, années incomplètes), dans la limite de 420 points au total. Plus le rachat est fait tôt, moins il est coûteux.
  • Corriger son relevé de carrière : des points peuvent manquer par erreur. À partir de 55 ans, une demande de correction est possible sur info-retraite.fr.
  • Demander un entretien retraite : dès 45 ans, votre caisse peut vous aider à simuler votre pension et envisager un rachat de points.

 

Plusieurs options s’offrent à vous :

  • agirc-arrco.fr : accédez à votre espace personnel pour consulter votre relevé annuel de points (RAP) et obtenir une estimation de votre future pension.
  • info-retraite.fr : consultez votre relevé individuel de situation (RIS), qui centralise vos droits auprès de tous vos régimes de retraite.

Dans les deux cas, la connexion se fait via FranceConnect.

 

Oui, la valeur du point est révisée chaque année à l’automne, après négociation entre syndicats et patronat. Elle suit en général l’évolution des salaires et de l’inflation : +5,12 % en 2022, +4,9 % en 2023, +1,6 % en 2024.

En 2026, la valeur reste gelée à 1,4386 € faute d’accord lors des négociations de l’automne 2025.

 

Non, vos points sont en principe acquis définitivement, quels que soient les événements de votre carrière.

Cependant, des points peuvent manquer à cause d’erreurs administratives ou d’oublis lors de changements d’employeur. Dans ce cas, il est possible de les récupérer en contactant sa caisse de retraite.

Une fois la retraite liquidée, un délai de prescription de 5 ans s’applique pour réclamer des droits manquants. Mieux vaut donc vérifier son relevé avant de partir.

 

Il n’existe pas de nombre minimum de points requis. Plus vous en accumulez tout au long de votre carrière, plus votre pension sera élevée.

Votre pension annuelle se calcule ainsi : nombre de points × 1,4386 € (valeur du point en vigueur depuis novembre 2024). Par exemple, 5 000 points donnent droit à environ 600 €/mois.

Vous pouvez liquider votre retraite complémentaire dès l’âge légal de départ, à condition d’avoir droit à une retraite de base à taux plein. Pensez à faire votre demande 5  mois à l’avance.

À noter : le malus de 10 % (coefficient de solidarité) a été supprimé depuis avril 2025.

 

Le salaire que vous pouvez percevoir en cumul emploi-retraite dépend de votre situation.

  • Si vous bénéficiez du cumul emploi-retraite intégral (retraite à taux plein et toutes les pensions liquidées), vous pouvez percevoir un salaire sans plafond de revenus tout en continuant à toucher votre pension.
  • Si vous êtes en cumul emploi-retraite plafonné (sans taux plein), le total pension de retraite + revenus d’activité ne doit pas dépasser 160 % du SMIC ou la moyenne de vos 3 derniers salaires avant la retraite. Si ce plafond est dépassé, le montant de la pension peut être réduit.

Exemple :
Si votre pension est de 1 500 € par mois et que votre plafond de cumul est fixé à 2 800 €, vous pouvez gagner jusqu’à 1 300 € de salaire sans impact sur votre retraite. Au-delà de ce montant, votre pension sera diminuée du dépassement.

 

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