Tout savoir sur le paiement d’arriérés de cotisations

Il vous manque des trimestres alors que vous avez exercé une activité ? Pas de panique, suivez nos conseils !
Sommaire

Dans ce dernier cas, vous pouvez sous certaines conditions régler les arriérés de cotisations.

Les arriérés de cotisations en tant que Travailleur Non Salarié (TNS) 

Si vous êtes indépendant, il peut arriver que vous n’ayez pas réglé de cotisations durant certaines périodes, pour des raisons personnelles, ou bien, à la suite d’une erreur de votre caisse de retraite. Si la régularisation de cette période a un impact important sur le montant de vos pensions, alors nous vous invitons à demander à la caisse concernée (SSI, CIPAV…) un état de la dette de cotisations.  

Si la dette de cotisations est connue 

Dans ce cas, votre dette de cotisations est prescrite si elle a plus de 3 ans à compter du 1er janvier suivant son exigibilité.  Cela signifie qu’elle n’est plus exigible par la caisse, mais que vous pouvez la régler si vous le souhaitez.  

Si vous souhaitez la régler, les cotisations seront prises en compte dans le calcul du montant de votre retraite si le paiement est reçu avant la date d’effet de celle-ci. Vous ne pourrez évidemment pas choisir de la régler partiellement : si vous décidez de la régler, ce sera en totalité. En outre, vous devrez régler l’intégralité des cotisations dues, et pas seulement les cotisations vieillesse.  

ATTENTION : la CIPAV applique une règle particulière en cas de régularisation plus de 5 ans après la date d’exigibilité. En effet, dans ce cas, seuls les trimestres sont pris en compte pour le calcul de votre pension, mais aucun point de base ne vous sera accordé pour ces années.  

N’hésitez pas à faire appel à nos experts pour l’étude de la rentabilité de la régularisation de votre dette de cotisations.  

Si la dette de cotisations n’est pas connue 

Dans ce cas, il y a sûrement eu un oubli d’affiliation de la part de la caisse. Vous pouvez alors demander le paiement des arriérés de cotisations sur la seule démonstration de votre qualité de gérant de SARL auprès de la SSI.  

Vos cotisations seront calculées sur la base d’une déclaration de revenus, d’appels de cotisations, ou de votre avis d’imposition de l’époque. A défaut, cela peut se faire sur simple déclaration sur l’honneur. Vous devrez régler les cotisations du régime vieillesse de base, complémentaire et invalidité-décès, en utilisant les taux de cotisations en vigueur au cours des années concernées.  

Attention : cette démarche auprès de la SSI est très longue, nous vous invitons à vous y prendre très en amont de votre demande de retraite.

 

Les arriérés de cotisations en tant que salarié 

Si vous êtes salarié, votre employeur a en principe bien prélevé vos cotisations vieillesse sur vos salaires. Si elles n’ont pas été réglées, vous n’êtes en aucun cas responsable et les caisses de retraite sont dans l’obligation de vous accorder les droits correspondants, dès lors que les cotisations figurent sur vos bulletins de salaire.   

Cependant, si aucune cotisation n’a été prélevée alors qu’elle aurait dû l’être, vous pouvez demander le paiement d’arriérés de cotisations auprès de la CARSAT dont vous dépendez. La CARSAT contactera alors l’employeur qui devra régler les cotisations dues et indiquer la raison pour laquelle il ne les a pas payées. S’il refuse, ou s’il a disparu, vous pourrez les régler à sa place en apportant la preuve de son refus ou de sa disparition, et en fournissant la copie des bulletins de salaire de l’époque sans cotisations vieillesse, ou tout certificat de travail indiquant la rémunération perçue durant la période concernée.  

Attention : encore une fois, une telle démarche est extrêmement longue et n’a pas de garantie d’aboutir. Nous vous recommandons de vous y prendre très à l’avance pour pouvoir demander vos retraites par la suite sereinement, en ayant déjà obtenu la réponse de la caisse.  

 > Pour aller plus loin : retrouvez notre étude de cas client : régularisation des points AGIRC

3 infos à retenir : 

  1. si vous avez une absence de validation de trimestre sur votre carrière en tant que TNS, cela peut être dû à une dette de cotisations ou à un oubli d’appel de cotisations, 
  2. en tant que TNS, vous pouvez régler vos arriérés de cotisations sous certaines conditions, 
  3. en tant que salarié, il est possible de faire une démarche auprès de la CARSAT pour demander la régularisation d’une période pour laquelle votre employeur n’a pas réglé de cotisations  à certaines conditions. 

Une question sur votre retraite ? Nos experts retraite sont là pour faire un audit complet de votre carrière et procéder à un calcul exact de l’intégralité de vos pensions de retraite afin de vous conseiller au mieux sur vos choix. N’hésitez pas à faire appel à eux !

Contactez un expert retraite

Si, à l’approche de votre départ à la retraite, en consultant votre relevé de carrière, vous vous rendez compte qu’il vous manque des trimestres à des périodes durant lesquelles vous avez exercé une activité, pas de panique ! Cela peut être dû soit à une anomalie qui peut être régularisée en fournissant les justificatifs adéquats, soit à une absence de règlement des cotisations à l’époque.« 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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