Tout savoir sur les effets du chômage sur votre retraite : quelles retenues sur les allocations chômage ?

Quels sont les impacts des périodes de chômage sur vos droits à la retraite ? Allocations, points et trimestres : nos experts vous expliquent.
Sommaire

Vous avez, au cours de votre carrière, subit des périodes de chômage. Vous vous interrogez aujourd’hui sur les effets du chômage sur la retraite ? Nos experts reviennent sur les droits que ces périodes peuvent générer pour votre retraite.

Combien de trimestres valident les périodes de chômage ?

Quelle que soit l’allocation perçue (allocation de retour à l’emploi, allocation de solidarité spécifique…) les demandeurs d’emploi peuvent valider jusqu’à 4 trimestres par an. Ainsi, 50 jours d’allocations versées par Pôle Emploi au cours d’une année civile permettent de valider un trimestre pour la retraite. Les trimestres de chômage seront utiles seulement si l’année au cours de laquelle a eu lieu le chômage, l’activité n’a pas permis de valider 4 trimestres.

Exemple : Un salarié a travaillé de janvier à septembre 2019 et a perçu les allocations de chômage à partir d’octobre 2019. Si la rémunération perçue au titre de son activité professionnelle de 2019 lui a permis de valider 4 trimestres, les trimestres validés au titre du chômage seront sans incidence sur la retraite.

Qu’en est-il du chômage et des points Agirc-Arrco ?

Chaque jour de chômage indemnisé par Pôle emploi permet d’acquérir des points Agirc-Arrco. Pour calculer ce point, un taux est appliqué au salaire journalier de référence servant à calculer le montant des allocations de chômage. Ce taux varie en fonction de l’allocation de chômage perçue.

Il est de 6,20% sur la tranche du salaire de référence retenue dans la limite d’une fois le Plafond de la Sécurité sociale (3428 euros par mois en 2020). Il est de 17% sur la tranche comprise entre une et sept fois ce même plafond (soit, entre 3.428 et 27.424 euros) pour les bénéficiaires de l’allocation de retour à l’emploi.

Les périodes de chômage non indemnisé donnent-t-elles des droits ?

Les périodes de chômage non indemnisé antérieures à 1980 comptent comme le chômage indemnisé. Toutefois, pour les périodes survenues depuis 1980, deux situations doivent être envisagées, même s’il est possible de valider plusieurs types de périodes de chômage non indemnisé au cours de sa carrière.

1. Première situation : la période de chômage non indemnisé ne fait pas suite à une période de perception d’une d’allocation de l’Assedic ou de Pôle emploi. Cette période est retenue dans la limite d’un an et permet de valider jusqu’à 4 trimestres. Si elle est survenue à partir de 2011, elle peut être retenue dans la limite d’un an et demi et donner droit à 6 trimestres maximum. Cette règle peut jouer une seule fois au cours de toute la carrière. Il peut s’agir, par exemple, de la période se situant entre la fin des études et le premier emploi.

2. Deuxième situation : la période de chômage non indemnisé suit, sans interruption, une période de perception des allocations de Pôle emploi ou de l’Assedic. Elle peut alors donner droit à 4 trimestres supplémentaires sur une durée d’un an. Ce nombre est porté à 20 trimestres si l’intéressé avait au moins 55 ans à la date de cessation de l’indemnisation chômage et totalisait au moins 20 ans de cotisations tous régimes de base confondus. Une reprise d’activité à la fin de la période d’indemnisation au chômage fait perdre le bénéfice de cette mesure.

Retraite et chômage : quelles démarches réaliser ?

Pôle Emploi transmet les informations sur les périodes indemnisées aux Carsat (Caisses d’assurance retraite et de santé au travail). Depuis juillet 2012, l’organisme fait de même avec les périodes de chômage non indemnisé. Si l’une ou l’autre ne figure pas sur votre relevé de situation individuelle, demandez un correctif à votre caisse de retraite. Signalez à la Carsat les périodes de chômage non indemnisé antérieures à juillet 2012. Une déclaration sur l’honneur accompagnée de justificatifs vous sera demandée.

L’allocation chômage des indépendants valide-t-elle des trimestres ?

Depuis le 1er novembre 2019, les travailleurs indépendants peuvent obtenir de Pôle emploi une allocation de chômage appelée l’Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI).
Pour l’obtenir il faut remplir plusieurs conditions :

  • Être inscrit à Pole emploi.
  • Être à la recherche effective d’un emploi.
  • Disposer de ressources ne dépassant pas le montant du RSA, soit 564,78 euros par mois en 2020.
  • Avoir cessé son activité indépendante en raison d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire.
  • Avoir eu un chiffre d’affaires d’au moins 10.000 euros par an au cours des 2 années précédant la cessation d’activité.
  • Avoir exercé son activité indépendante au moins pendant 2 ans et cela sans interruption.

L’ATI, dont le montant forfaitaire est de 26,30 euros par jour, est versée pour une durée limitée de 6 mois. Chaque trimestre civil comportant au moins 50 jours de perception de cette indemnité permettra de valider un trimestre pour la retraite.

À noter  : Pour partir à la retraite anticipée pour carrière longue, il faut justifier de 5 trimestres cotisés ou assimilés à la fin de l’année civile de ses 20 ans (4 trimestres si vous êtes né au cours du 4ème trimestre de l’année) et d’un certain nombre de trimestres cotisés à la fin de sa carrière. Par exemple, 167 trimestres pour une personne née en 1960. Cependant, 4 trimestres de chômage indemnisé au maximum peuvent entrer par exception dans le décompte de ces 167 trimestres considérés comme cotisés.

 

> Lire aussi : Chômage partiel : quel impact sur la retraite des salariés ?

 

Si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter !

Contactez un expert retraite

Cotisation retraite & chômage: quelles retenues sur les allocations chômage ?

Des périodes de chômage peuvent permettre d’acquérir des trimestres et ainsi influencer le calcul de votre retraite. Elles permettent de valider des trimestres assimilés pour la retraite de base et d’acquérir des points de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Depuis novembre 2019, les salariés démissionnaires et les travailleurs indépendants peuvent prétendre à une allocation de chômage et valider des trimestres via cette nouvelle prestation. « 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

Vous n’avez pas trouvé la réponse ?

Contactez-nous pour obtenir une réponse et un accompagnement personnalisé

Pour aller plus loin

Découvrez tous nos articles pour vous aider à appréhender votre départ à la retraite.

Nos solutions

Chaque année, nous réalisons plus de 2000 accompagnements auprès de chefs d’entreprise, médecins, professions juridiques, artisans/commerçants ou salariés/cadres.

Neovia ne propose pas une solution retraite, mais plusieurs, personnalisées et adaptées à chaque profil et à chaque situation : Bilan Retraite Conseil, Expertise Retraite, Expertise de Départ…

Nos experts possèdent une connaissance pointue des régimes de retraite, des carrières complexes et des spécificités sectorielles. Ils vous apportent des résultats concrets : reconstitution de carrière, sécurisation des droits, optimisation de votre retraite et audits de relevé de carrière pour déceler les éventuelles erreurs.

 

Audit de retraite

Bilan Retraite Conseil

Réservé aux cadres et salariés, ce diagnostic personnalisé vous permet de connaître l'âge de départ optimal et le montant de vos revenus pour préparer sereinement votre retraite.

Niveau d'accompagnement

1/5

Expertise Retraite

Dirigeants, chefs d’entreprise et professions libérales, après reconstitution fidèle de votre carrière, nous analysons les dispositifs réglementaires (régimes, rachats, majorations…) permettant d’optimiser votre retraite.

Niveau d'accompagnement

3/5

Expertise Retraite à Domicile

Un service premium et confidentiel, réservé uniquement aux cadres et salariés. Sur rendez-vous, un expert Neovia vous rend visite pour une étude retraite sur mesure et individualisée.

Niveau d'accompagnement

4/5

Votre profil

Vous avez un statut de dirigeant, professions libérale, médicale ou juridique, artisan/commerçant ou cadre ?

Vous avez besoin de mieux connaître vos droits ?

Découvrez tous nos conseils et prestations associées pour vous accompagner.

Dirigeant

Neovia accompagne les dirigeants pour sécuriser et optimiser leur retraite.

Profession médicale

Neovia accompagne les médecins et libéraux pour une retraite sereine et simplifiée.

Profession libérale

Neovia aide les professionnels à y voir clair dans leur retraite grâce à une approche sur mesure.

Profession juridique

Neovia accompagne les professions juridiques avec l’expertise nécessaire pour une retraite maîtrisée.

Artisan/ Commerçant

Neovia accompagne les artisans et commerçants pour optimiser et sécuriser leur retraite.

Cadre supérieur/ Expatrié

Neovia aide les cadres aux parcours complexes à reconstituer leur carrière et optimiser leur retraite.

DRH

Neovia vous aide à gérer la retraite de vos salariés grâce à des prestations adaptées à vos besoins.