Salariés: comment est fixée l’indemnité de départ en retraite ?

Pour demander sa retraite, tout salarié non mandataire social doit rompre son contrat de travail. Cette rupture donne lieu à une indemnité spécifique.
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Pour demander sa retraite, tout salarié non-mandataire social doit rompre son contrat de travail. Cette rupture donne lieu à une indemnité spécifique, dont le montant varie selon différents critères.

Préalable indispensable : avoir atteint l’âge légal

En France, vous ne pouvez pas demander votre retraite avant d’avoir atteint un certain âge : c’est l’âge légal. Il est aujourd’hui fixé à 62 ans pour les assurés nés à partir de 1955. Impossible de demander votre retraite avant cet âge (sauf situation de handicap ou départ anticipé pour carrière longue), et donc impossible de prétendre à une indemnité de départ en retraite.

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Des critères fixés par votre convention collective

Lorsque vous partez à la retraite, votre employeur est tenu de vous verser une indemnité de fin de carrière (IFC) ou indemnité de départ à la retraite. L’indemnité de fin de carrière est soumise à des conditions d’ancienneté et de salaire.

Bonne nouvelle si votre activité est rattachée à une convention collective : le calcul de l’indemnité sera toujours plus favorable que celui fixé par la loi. Pour savoir si votre entreprise est affiliée à une convention collective vous pouvez vous adresser aux Ressources Humaines ou consulter votre bulletin de salaire, où elle doit être indiquée – vous pourrez ensuite consulter ce document en détail sur legifrance.gouv pour connaitre le mode de calcul de votre indemnité de départ en retraite.

Attention :

  • Si départ en retraite initié par l’employeur : tous les salariés sont concernés
  • Si départ en retraite à votre initiative : selon les conventions collectives et en fonction de conditions d’ancienneté pouvant atteindre 10 ans minimum.

Hors convention collective ? Le calcul en détail

Si votre activité n’est pas affiliée à une convention collective, le montant net de votre indemnité de départ en retraite sera calculé selon l’une des deux formules suivantes – la plus avantageuse pour vous sera retenue :

  • (Salaire brut des 12 derniers mois / 12) * (1 – charges sociales et CRDS)
  • (Salaire brut des 3 derniers mois / 3) * (1 – charges sociales et CRDS)

Les primes et autres éléments de salaire exceptionnels sont pris en compte, lissés sur les 12 derniers mois, ce qui peut faire la différence entre les deux formules.

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Travailleur assimilé salarié

Un travailleur assimilé salarié est un travailleur indépendant, qui n’est donc pas salarié, mais dont la protection sociale relève du régime des salariés du privé, à l’exception de l’assurance chômage. Il est donc assimilé salarié par la Sécurité sociale. Ce statut concerne les dirigeants de société dans certains cas de figure précis :

  • Les gérant minoritaire ou égalitaire de sociétés à responsabilité limitée (SARL) ou de SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée)
  • Les présidents ou directeurs généraux des sociétés anonymes (SA)
  • Les présidents de sociétés par action simplifiée (SAS) ou de SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle)
  • Les dirigeants des sociétés coopératives de production (Scop)
  • Les gérants non associés rémunérés de sociétés de personnes
  • Les dirigeants de certaines associations à but non lucratif.

Pour toutes ces personnes, les indemnités de départ en retraite ne sont pas dues.

Toutefois, le coût des indemnités de départ en retraite peut parfaitement être couvert par la souscription d’une assurance.

 

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FAQ

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Pour la carrière longue, ce sont principalement les trimestres cotisés qui comptent. Mais il y a des exceptions avec certains trimestres assimilés comme le congé maternité, le congé paternité, l’arrêt maladie, le chômage involontaire indemnisé ou l’accident du travail/maladie professionnelle dans la limite de 4 trimestres au total.

Les trimestres assimilés non acceptés pour la carrière longue sont : chômage non indemnisé ou encore l’aide à la création d’entreprise (ACRE).

 

Rendez-vous sur info-retraite.fr, vous pouvez vous connecter avec France Connect et vous trouverez votre RIS (Relevé Individuel de Situation) qui détaille : 

  • le nombre de trimestres cotisés
  • le nombre de trimestres assimilés
  • le total de trimestres validés
  • l’ensemble de votre carrière tous régimes confondus

 

Non, vous ne pouvez pas obtenir plus de 4 trimestres par an.

 

Non, il ne compte pas toujours autant. Les deux types de trimestre comptent de la même façon pour la durée d’assurance (nombre total de trimestres nécessaires pour obtenir la retraite à taux plein) mais la différence se fait sur le départ en retraite anticipée. Pour partir en retraite anticipée, seuls les trimestres cotisés sont pris en compte et non les trimestres assimilés.

 

Une seule année de cotisation suffit pour ouvrir des droits à l’AVS, c’est l’un des grands avantages du système suisse par rapport au système français. Dès lors qu’on a cotisé au moins un an, on reçoit une rente partielle.

Ensuite, tout est une question de proportionnalité :

  • Pour toucher la rente complète, il faut 44 années de cotisation (de 20 à 65 ans). Une durée plus courte donne droit à une rente partielle, proportionnelle au nombre d’années cotisées. 
  • Chaque année manquante réduit la rente d’environ 2,3 %. Il est possible de combler des lacunes en payant des cotisations arriérées, mais uniquement pour les 5 dernières années.
  • En pratique, parmi les personnes vivant à l’étranger ayant travaillé en Suisse, près des deux tiers n’affichent que 15 années de cotisation environ, pour une rente moyenne autour de 630–645 CHF/mois.

En résumé : pas de seuil minimum bloquant, mais plus vous avez cotisé longtemps, plus la rente est élevée — avec 44 ans comme référence pour le maximum de 2 520 CHF/mois.

 

En 2026, la rente AVS minimale est de 1 260 CHF/mois, et la rente maximale de 2 520 CHF/mois pour une personne seule — à condition d’avoir cotisé pendant 44 ans (carrière complète). 

Quelques précisions importantes :

  • Cette rente minimale a été relevée de 2,9 % au 1er janvier 2026 (elle était de 1 225 CHF auparavant), en ligne avec l’évolution des prix et des salaires. 
  • Pour un couple marié dont les deux conjoints sont à la retraite, la rente AVS est plafonnée à 150 % de la rente maximale individuelle, soit 3 780 CHF/mois au maximum. 
  • Si la rente AVS ne suffit pas à couvrir les besoins vitaux, des prestations complémentaires peuvent être demandées.
  • À partir de décembre 2026, une 13ᵉ rente annuelle sera versée aux bénéficiaires de l’AVS.

 

Après 10 ans en Suisse, vous cumulez trois sources :

  • AVS (1er pilier) : une rente partielle proportionnelle à vos années cotisées, soit environ 290 à 580 CHF/mois.
  • LPP (2e pilier) : le capital de votre caisse de pension, récupérable en rente ou en capital selon votre choix.
  • 3e pilier : votre épargne privée, si vous y avez contribué.

Du côté français, vos 10 ans suisses (≈ 40 trimestres) s’ajoutent à votre carrière pour atteindre le taux plein plus rapidement.

À noter : si vous résidez en France, vos deux pensions seront soumises aux prélèvements sociaux français (CSG, CRDS). Les démarches sont à faire séparément dans chaque pays, idéalement 5 à 6 mois avant la retraite.

 

Oui, vous pouvez percevoir les deux retraites en parallèle, chaque pays versant sa propre pension selon ses propres règles.

Grâce à l’accord de coordination sociale signé en 2002 entre la Suisse et l’UE, les périodes de cotisation effectuées dans l’un des pays sont reconnues par l’autre.

Si le travailleur frontalier a effectué une partie de sa carrière en Suisse et l’autre en France (ou dans un autre pays de l’UE), il reçoit une pension de chaque État, à condition d’avoir été assuré dans le pays concerné au moins une année.

 

Oui. Ce dispositif permet de combler des périodes non cotisées (études, stages, années incomplètes) pour améliorer sa pension ou réduire une décote. Il est accessible à tout assuré entre 20 et 67 ans, dans la limite de 12 trimestres maximum sur toute la carrière.

Le coût varie selon l’âge et le revenu — plus on attend, plus c’est cher — mais les sommes versées sont déductibles des revenus imposables. Le paiement peut être étalé sur 1, 3 ou 5 ans.

 

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par an.

 

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