La retraite française peut être perçue partout dans le monde, sans condition de résidence ni limite de durée. Il faut simplement prévenir sa caisse de retraite avant le départ, fournir un certificat de vie chaque année et clôturer certains livrets d’épargne réservés aux résidents fiscaux français.
Deux exceptions notables : les allocations de solidarité (ASPA, ASI) cessent d’être versées dès que l’on quitte la France, et la fiscalité varie selon les conventions bilatérales signées entre la France et le pays d’accueil — sans convention, une double imposition est possible. La couverture santé doit également être anticipée, via le formulaire S1 dans l’UE ou une assurance privée ailleurs.
Peut-on toucher sa retraite française en vivant à l’étranger ?
Oui, et c’est l’un des points les plus mal compris sur le sujet. La pension de retraite française (base et complémentaire) peut être perçue partout dans le monde, sans limite de durée ni de jours passés à l’étranger. Il n’existe pas de « compteur de jours » qui couperait les versements après six mois d’absence.
La confusion vient souvent d’un amalgame avec les allocations de solidarité comme l’ASPA, qui elles sont soumises à une condition stricte de résidence en France. Pension de retraite et aides sociales obéissent à des règles entièrement différentes.
Quelles sont les conditions pour toucher sa retraite à l’étranger ?
La pension suit le retraité partout dans le monde. Il est possible de toucher sa retraite française tout en résidant à l’étranger, sans condition de résidence pour les pensions classiques. Contrairement à une idée reçue tenace, il n’existe pas de « compteur de jours » qui couperait la pension dès le 184e jour d’expatriation.
Signaler son départ à la caisse de retraite
La première chose à faire est de signaler son départ à sa caisse de retraite française, en indiquant la nouvelle adresse et les nouvelles coordonnées bancaires.
Envoyer un certificat de vie chaque année
Certains régimes de retraite exigent chaque année un certificat de vie, à remplir par les autorités locales compétentes. Si le document n’est pas renvoyé dans les délais, le versement de la retraite peut être suspendu. Un seul certificat de vie par an suffit pour l’ensemble des régimes de retraite.
Il peut être transmis en ligne ou via l’application biométrique « Mon certificat de vie ». L’obligation généralisée de la biométrie est officiellement annoncée pour le 1er janvier 2028.
Une fiscalité qui dépend du pays de résidence
Dans l’hypothèse où la retraite est pleinement établie à l’étranger, les règles d’imposition applicables dépendent du pays de destination et de la convention internationale signée entre ce pays et la France. En l’absence de convention, le retraité risque une double imposition.
Pas de versement d’allocations de solidarité
Les allocations de solidarité telles que l’ASPA et l’ASI ne sont plus versées lorsque l’on part vivre hors de France.
La couverture santé doit être anticipée
Dans l’UE, le formulaire S1 permet de bénéficier des soins dans les mêmes conditions que les résidents locaux. Hors convention, il est possible d’adhérer à la Caisse des Français à l’Étranger (CFE) ou de souscrire une assurance privée pour bénéficier d’une prise en charge des frais de santé.
Certains livrets d’épargne doivent être clôturés
Certains placements financiers ne permettent plus de bénéficier d’une fiscalité attractive lorsque l’épargnant s’expatrie : c’est le cas des livrets Jeunes, d’Épargne Populaire et de Développement Durable. En revanche, le Plan Épargne Retraite (PER) n’interdit pas de partir à la retraite à l’étranger et le capital peut toujours être perçu.
Quelles sont les exceptions ? Cas ASPA / ASI
L’ASPA et l’ASI ne sont pas versées à l’étranger. Ce sont les deux grandes exceptions au principe selon lequel la retraite suit le retraité partout dans le monde. Contrairement aux pensions classiques, ces deux allocations de solidarité sont soumises à une condition stricte de résidence en France.
Pour continuer à les percevoir, il faut résider en France métropolitaine ou dans les DOM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin) de manière stable et permanente, c’est-à-dire y passer au moins 9 mois par an, soit ne pas s’absenter plus de 3 mois dans l’année.
Dès le départ à l’étranger, les versements s’arrêtent automatiquement. Il est donc indispensable de le signaler à sa caisse de retraite avant de partir. À noter que la démarche est réversible : au retour en France, il est possible de déposer une nouvelle demande.
Quelles sont les démarches pour toucher sa retraite à l’étranger ?
Voici les démarches à suivre, dans l’ordre chronologique, pour toucher sa retraite française en vivant à l’étranger.
Etape 1 : Signaler sa nouvelle situation avant le départ
Il est important de signaler tout changement de situation (adresse, coordonnées bancaires) en envoyant un courrier postal à sa caisse régionale, en indiquant nom, prénom et numéro de sécurité sociale, accompagné des justificatifs nécessaires.
La demande doit également être accompagnée d’un certificat de résidence.
Etape 2 : Choisir comment recevoir sa pension
Il est possible de percevoir sa retraite sur un compte bancaire français ou de demander le virement directement sur un compte bancaire à l’étranger. Il convient de consulter sa banque pour connaître les frais bancaires associés.
Etape 3 : Anticiper la couverture santé
La prise en charge des soins dépend du pays de résidence. Avant de partir, il est recommandé de se renseigner sur l’état sanitaire du pays et de vérifier les frais médicaux qui resteront à charge.
Dans certains pays, les frais médicaux coûtent très cher. Il est donc conseillé de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance qui garantit le remboursement des frais médicaux et le rapatriement sanitaire en cas de maladie.
Pour les pays de l’UE, il est possible de demander la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) au moins 15 jours avant le départ, via son compte ameli.
Etape 4 : Fermer certains livrets d’épargne
Le départ à l’étranger oblige à clôturer les livrets dont la fiscalité est réservée aux résidents fiscaux français : Livret d’Épargne Populaire, Livret de Développement Durable et Livret Jeune. Le Plan Épargne Retraite (PER), lui, reste accessible depuis l’étranger.
Etape 5 : Envoyer le certificat de vie chaque année
Tous les ans, les régimes de retraite demandent de fournir un certificat de vie et éventuellement une attestation de situation maritale pour continuer à percevoir la retraite française. La démarche peut se faire en quelques minutes sur téléphone grâce à la biométrie, ou via le service « Ma retraite à l’étranger » sur info-retraite.fr.
Pour ceux qui n’ont pas accès à internet, les documents peuvent être envoyés par voie postale au Centre de traitement certificat de vie, CS 13 999 ESVRES, 37 321 TOURS Cedex 9, France.
A noter : les retraités résidant en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Espagne, au Luxembourg, au Portugal, au Danemark ou aux Pays-Bas n’ont pas à fournir ce certificat, car les informations de vie sont mises à jour automatiquement par échange de données entre administrations.
Etape 6 : Déclarer ses impôts selon sa nouvelle résidence fiscale
Au-delà de 183 jours passés à l’étranger, on devient résident fiscal étranger. La fiscalité applicable dépend alors de la convention bilatérale signée entre la France et le pays de résidence.
En l’absence d’une telle convention, une double imposition est possible.
Voici 3 cas concrets pour illustrer les démarches selon la situation :
Exemple 1 : Je pars au Portugal
Le Portugal est dans l’Union européenne, ce qui simplifie considérablement les démarches. Les retraités résidant au Portugal n’ont pas à fournir de certificat de vie, car les informations sont mises à jour automatiquement par échange de données entre administrations françaises et portugaises.
Pour la santé, il est possible de demander une attestation de droit aux soins auprès de l’organisme de sécurité sociale du pays de résidence, ce qui permet de se faire rembourser les frais de santé par l’intermédiaire du régime local.
Sur le plan fiscal, la convention franco-portugaise prévoit un taux forfaitaire de 10 % sur les pensions étrangères pendant 10 ans pour les nouveaux résidents, bien plus avantageux qu’en France. La CSG, la CRDS et la CASA ne sont pas prélevées sur la retraite si la résidence fiscale n’est plus en France.
Exemple 2 : Je pars hors UE, au Maroc
Le Maroc a signé une convention de sécurité sociale avec la France, ce qui ouvre des droits mais impose plus de formalités qu’au sein de l’UE.
Le certificat de vie doit être fourni chaque année, complété par une autorité locale compétente, pour éviter toute suspension de la pension. Il peut être envoyé en ligne via info-retraite.fr ou par l’application « Mon certificat de vie ».
Pour la santé, il est possible d’adhérer à la Caisse des Français à l’étranger ou de souscrire une assurance privée pour bénéficier d’une prise en charge des frais de santé.
Fiscalement, la convention franco-marocaine est avantageuse : les pensions françaises rapatriées au Maroc bénéficient d’un abattement pouvant aller jusqu’à 80 %, ce qui réduit très significativement l’impôt dû.
Exemple 3 : Je touche l’ASPA et je veux partir à l’étranger
C’est le cas le plus contraignant. L’ASPA et l’ASI sont soumises à condition de résidence en France.
Elles cessent d’être versées dès le départ à l’étranger. La condition est de résider en France au moins 9 mois dans l’année, soit 270 jours consécutifs.
Par exemple, une personne qui réside 8 mois par an à l’étranger ne peut pas bénéficier de l’ASPA. Il existe une alternative partielle : si le retraité vit seul en résidence sociale ou en foyer de travailleurs et effectue de longs séjours de plus de 6 mois dans son pays d’origine, il peut dans certains cas bénéficier de l’aide à la vie familiale et sociale (AVFS), à demander auprès de la MSA.
En revanche, au retour en France, il est possible de déposer une nouvelle demande d’ASPA.
Les erreurs fréquentes de la retraite à l’étranger
Voici une checklist des erreurs les plus fréquentes, regroupées par thème.
Administratif
- Ne pas prévenir sa caisse de retraite du changement d’adresse : si l’administration perd la trace d’un retraité, elle considère le versement suspect et suspend les paiements
- Ne pas transmettre le certificat de vie dans les délais : les paiements cessent automatiquement
- Oublier de liquider toutes ses retraites en même temps (françaises et étrangères) : la pension française peut être suspendue tant que toutes les pensions obligatoires ne sont pas liquidées
- Attendre trop tard pour entamer les démarches : la coordination entre caisses de plusieurs pays peut prendre entre 4 et 6 mois voire plus.
Fiscalité :
- Ignorer l’existence ou la teneur de la convention fiscale bilatérale entre la France et le pays de résidence : sans convention, la pension risque d’être imposée deux fois.
- Croire que l’expatriation efface toute obligation fiscale envers la France. On reste imposable en France si l’on y conserve son foyer, ses intérêts économiques principaux ou si l’on y passe plus de 183 jours par an.
- Confondre les types de pension : chaque type (privé, fonction publique, sécurité sociale) peut être traité différemment selon le pays de résidence, ce qui peut entraîner un redressement fiscal.
- Ne pas fermer les livrets réservés aux résidents fiscaux français (LEP, LDD, Livret Jeune) avant le départ.
Santé :
- Partir sans couverture santé adaptée. Il est vivement conseillé de souscrire une mutuelle santé spécifique pour expatriés et une assurance rapatriement.
- Ne pas demander la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) avant de partir dans un pays de l’UE.
Banque :
- Modifier ses coordonnées bancaires sans en informer sa caisse de retraite : cela peut éveiller les soupçons et déclencher un blocage automatique des versements.
- Choisir un compte bancaire hors zone euro sans anticiper les frais de change et les délais de traitement allongés des virements internationaux.
Calcul des droits :
- Croire que les trimestres travaillés à l’étranger augmentent le montant de la retraite française : ces trimestres servent uniquement à atteindre le taux plein, mais ne gonflent pas le calcul de la pension française.
- Surestimer sa future pension française en pensant que l’ensemble de sa carrière sera pris en compte dans son calcul : en réalité, il faut additionner plusieurs pensions nationales, avec des règles de calcul et des montants très différents.
Aides sociales :
Continuer à percevoir l’ASPA après s’être installé à l’étranger sans le déclarer. L’ASPA exige une résidence minimale de 9 mois par an en France, et tout manquement peut entraîner des remboursements importants.
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Comment prouver sa résidence dans un pays ?
Apporter la preuve que l’on a sa résidence en France, ou au contraire, que l’on n’a pas sa résidence en France, peut se faire par tout moyen.
Généralement, les pièces justificatives suivantes sont acceptées :
- bail d’habitation à son nom ou acte de propriété,
- quittances de loyer,
- factures d’eau et d’électricité,
- avis d’imposition,
- relevé bancaire,
- attestation de sécurité sociale
Comment faire sa déclaration de revenus lorsqu’on vit sa retraite à l’étranger ?
La déclaration de revenus en tant que non-résident fiscal
Dès lors qu’on s’installe à l’étranger sans conserver de foyer familial, d’activité professionnelle ni d’intérêts économiques principaux en France, on devient non-résident fiscal. Le régime déclaratif change alors en profondeur.
En tant que non-résident, on est imposable en France uniquement sur ses revenus de source française, dont font partie les pensions de retraite lorsque la caisse qui les verse est établie en France. Ces revenus doivent malgré tout être déclarés chaque année en France.
La déclaration se fait via le formulaire n°2042, accompagné de l’annexe n°2041-E qui permet de détailler les pensions perçues et la retenue à la source pratiquée par la caisse de retraite. Pour 2026, le dépôt de la déclaration des revenus 2025 est à effectuer entre le 9 avril et le 21 mai 2026.
La retenue à la source des non-résidents
Pour les retraités non-résidents dont la pension reste imposable en France, le prélèvement à la source classique est remplacé par une retenue spécifique, prélevée directement par la caisse de retraite. Elle s’applique par tranches : 0 % sous 17 122 €, 12 % entre 17 122 € et 49 667 €, et 20 % au-delà.
Il est possible d’opter pour le calcul au taux moyen, qui prend en compte l’ensemble des revenus mondiaux pour déterminer un taux global, appliqué ensuite aux seuls revenus français si ce taux est plus favorable.
Le rôle déterminant des conventions fiscales
Pour savoir dans quel pays la pension est imposable, il faut vérifier si une convention fiscale existe entre la France et le pays de résidence. Ces conventions prévalent sur les législations internes et leurs règles varient selon la nature de la pension : privée, de sécurité sociale ou publique. Sans convention, la double imposition est possible.
Le cas particulier du Brexit
Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni est un État tiers à l’Union européenne. Cela ne signifie pas pour autant que les retraités concernés sont sans protection : la convention fiscale franco-britannique de 2008 reste en vigueur.
Les pensions privées et de sécurité sociale sont imposables dans le pays de résidence. En revanche, les pensions publiques (fonctionnaire français, par exemple) restent imposables en France même pour un résident fiscal britannique.
Pour recevoir les versements de pension britannique sans retenue à la source au Royaume-Uni, il faut fournir au HMRC la preuve du domicile fiscal français via le formulaire « France Individual DT ». Par ailleurs, la retraite britannique perçue par un résident de France est soumise aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) à hauteur de 9,1 %, sauf si le retraité détient le formulaire S1, auquel cas une exonération est possible.
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Quels revenus sont imposés quand on vit à l’étranger ?
Les revenus de source française restant imposables en France
- Pensions et retraites versées par une caisse établie en France
- Revenus fonciers de biens immobiliers situés en France
- Dividendes de sociétés françaises
- Plus-values immobilières sur des biens situés en France
- Revenus d’une activité professionnelle exercée en France
Ce qui n’est plus imposé en France
- Les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA — 17,2 %) ne s’appliquent plus sur la plupart des produits financiers de source française
- Les intérêts de livrets bancaires, obligations et comptes à terme sont exonérés de retenue à la source en France et imposables exclusivement dans le pays de résidence
Les taux applicables
– Taux minimum de 20 % sur les revenus jusqu’à 29 579 €, puis 30 % au-delà Impots
– Option possible pour le taux moyen, calculé sur l’ensemble des revenus mondiaux applicable aux seuls revenus français s’il est plus favorable
À ne pas oublier : tout compte bancaire à l’étranger doit être déclaré : amende de 1 500 € par compte non déclaré, et jusqu’à 10 000 € si le compte est dans un pays sans convention fiscale avec la France Service-public
La nature de la pension (privée, sécurité sociale ou publique) détermine dans quel pays elle est imposable : se rapprocher de sa caisse de retraite pour le vérifier
Peut-on toucher l’assurance maladie lorsqu’on vit sa retraite à l’étranger ?
Oui, mais la couverture dépend entièrement du pays d’installation.
Dans l’Union européenne, l’EEE et la Suisse, il est possible de transférer ses droits à l’assurance maladie française grâce au formulaire S1, à demander à sa caisse de retraite avant le départ. Les soins sont ensuite pris en charge selon la législation locale.
Dans les pays ayant signé une convention de sécurité sociale avec la France (comme le Maroc, la Tunisie ou l’Algérie) une prise en charge partielle peut exister selon les termes de l’accord.
Partout ailleurs, la Sécurité sociale française ne couvre que les soins reçus en France lors de séjours temporaires. Aucune prise en charge n’est prévue pour les frais engagés à l’étranger. Dans ce cas, il faut adhérer à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ou souscrire une assurance santé internationale privée.
Dans tous les cas, une cotisation d’assurance maladie reste prélevée sur la pension (généralement 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire) mais elle ne couvre que les soins reçus en France.
Tableau récapitulatif des retraites à l’étranger
|
Pays |
Retraite FR versée | Fiscalité |
Assurance maladie |
|
Portugal (UE) |
Oui, versement sur compte local possible | 10 % forfaitaire pendant 10 ans (nouveau régime NHR-2). Convention franco-portugaise applicable. Exonération CSG/CRDS. |
Formulaire S1 à demander avant le départ. Soins pris en charge selon la législation portugaise. |
|
Espagne (UE) |
Oui, versement sur compte local possible | Barème progressif espagnol (19 % à 47 %). Pas de régime spécifique retraité. Exonération CSG/CRDS pour résidents longue durée. |
Formulaire S1. Accès au système de santé espagnol dans les mêmes conditions que les résidents. |
|
Grèce (UE) |
Oui, versement sur compte local possible | 7 % forfaitaire pendant 15 ans sur les pensions étrangères. Exonération CSG/CRDS. |
Formulaire S1. Soins couverts selon la législation grecque. |
|
Italie (UE) |
Oui, versement sur compte local possible | 7 % forfaitaire sur les pensions étrangères pour les nouveaux résidents (non-résidents les 5 dernières années). Exonération CSG/CRDS. |
Formulaire S1. Soins couverts selon la législation italienne. |
|
Maroc (convention bilatérale) |
Oui, certificat de vie obligatoire | Abattement jusqu’à 80 % sur les pensions rapatriées. Convention franco-marocaine. Exonération CSG/CRDS. |
Convention de sécurité sociale. Prise en charge possible selon accord. CFE ou assurance privée recommandée. |
|
Tunisie (convention bilatérale) |
Oui, certificat de vie obligatoire | Convention franco-tunisienne. Taux avantageux selon revenus. Exonération CSG/CRDS. |
Convention de sécurité sociale. Couverture locale partielle. CFE conseillée. |
|
Île Maurice (sans convention UE) |
Oui, certificat de vie obligatoire | Flat tax 15 % à Maurice. Pas de convention fiscale complète avec la France : risque de double imposition à vérifier. Exonération CSG/CRDS. |
Aucune convention. CFE ou assurance internationale obligatoire pour les soins sur place. |
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Thaïlande (sans convention UE) |
Oui, certificat de vie obligatoire | Convention franco-thaïlandaise : pension imposable uniquement en France. Exonération CSG/CRDS. |
Aucune convention de sécurité sociale. CFE ou assurance internationale obligatoire. |
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Royaume-Uni (post Brexit) |
Oui, versement maintenu post Brexit | Convention franco-britannique de 2008 maintenue. Pensions privées imposées au RU. Pensions publiques françaises imposées en France. |
Formulaire S1 si pension française sans pension UK. Prélèvements sociaux exonérés avec S1. |
|
Canada/Quebec (convention bilatérale) |
Oui, certificat de vie obligatoire | Convention franco-canadienne. Résidence fiscale au Canada : revenus mondiaux imposés là-bas. Crédit d’impôt pour impôts payés en France. |
Convention de sécurité sociale avec le Québec. CFE possible. Assurance privée recommandée hors Québec. |
Sources utilisées :
https://www.actu-juridique.fr/social/peut-on-toucher-sa-retraite-en-residant-a-letranger/
https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraite/vivre-etranger-retraite.html
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16871?lang=&quest0=1&quest1=0&quest2=2&quest=
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2023-08/RETRAITES23MAJ2928.pdf »
https://www.actu-juridique.fr/social/peut-on-toucher-sa-retraite-en-residant-a-letranger/
https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraite/vivre-etranger-retraite.html
https://www.info-retraite.fr/portail-info/sites/PortailInformationnel/home/ma-retraite-au-quotidien/vivre-sa-retraite-1/vivre-ma-retraite/retraite-a-letranger.html
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16871?lang=&quest0=1&quest1=0&quest2=2&quest=
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2023-08/RETRAITES23MAJ2928.pdf
https://perlib.fr/retraite/retraite-a-l-etranger-que-devient-pension-et-mon-epargne-retraite
https://www.info-retraite.fr/portail-info/sites/PortailInformationnel/home/ma-retraite-au-quotidien/vivre-sa-retraite-1/vivre-ma-retraite/retraite-a-letranger.html
https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraite/vivre-etranger-retraite/demarches-vie-etranger.html