Gel des droits, Loi du 20 janvier 2014

Sommaire

Jusqu’au 31 décembre 2014 il était possible de percevoir une partie de ses retraites tout en poursuivant ou reprenant une activité professionnelle relevant d’un autre régime, et en continuant de cumuler des droits auprès de ce dernier. Les cotisations n’étaient donc pas versées à perte tant que la retraite du régime dont relève l’activité exercée n’était pas liquidée.

L’article 19 de la loi du 20 janvier 2014 a créé l’article L. 161-22-1 A du Code de la Sécurité Sociale qui précise : « La reprise d’activité par le bénéficiaire d’une pension de vieillesse personnelle servie par un régime de retraite de base légalement obligatoire n’ouvre droit à aucun avantage de vieillesse, de droit direct ou dérivé, auprès d’aucun régime légal ou rendu légalement obligatoire d’assurance vieillesse, de base ou complémentaire. »

Cet article s’applique aux assurés dont la première pension d’un régime de base prend effet à compter du 1er janvier 2015, et étend à l’ensemble des régimes le principe de cotisations non génératrices de droits.

Trois points essentiels :
> Les cotisations ne seront plus génératrices de droits à compter de la date de liquidation d’une retraite personnelle d’un régime de base. Ainsi les attributions d’une pension de réversion, d’une pension d’invalidité ou d’une rente accident du travail, ou encore d’une retraite complémentaire seule, n’empêcheront pas l’acquisition de nouveaux droits.

> Pour satisfaire aux conditions du cumul emploi-retraite libéralisé, il n’est plus obligatoire de percevoir avec un abattement définitif les retraites pour lesquelles le taux plein n’est acquis que par l’âge (AGIRC Tranche C, complémentaires libérales…). Dans ce cas, les cotisations versées après la date d’effet de la retraite du régime de base ne généreront plus de droits, cependant ces retraites pourront continuer à augmenter par l’âge.

> Les dispositions de l’article L. 161-22-1 A ne s’appliquent pas aux assurés ayant liquidé une première pension de vieillesse d’un régime de base avant le 1er janvier 2015 (sauf militaires, marins, opéra de Paris). Par exemple, un assuré commerçant ou artisan ayant liquidé sa retraite du Régime Général en 2014, peut demander sa retraite du RSI au 1er juillet 2015 et reprendre une activité relevant de la CIPAV en générant de nouveaux droits à une future retraite libérale.

Soulignons aussi que le principe de cotisations non génératrices de droits ne s’applique pas en cas de retraite progressive.

 

Contactez un expert retraite

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Le Portugal est classé n°1 mondial pour la 10e année consécutive. Il combine fiscalité avantageuse (10 % sur les pensions étrangères pendant 10 ans), coût de la vie inférieur à la France, climat agréable et proximité (2h30 de Paris). En 2eme position nous retrouvons l’Espagne et la Grèce en top 3.

 

Non, l’ASPA ne peut pas être perçue à l’étranger.
Lorsque vous partez vivre à l’étranger, vous n’avez plus droit à l’ASPA. C’est une condition fondamentale de cette allocation.Vous devez résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer au moins 9 mois dans l’année (270 jours consécutifs). Par exemple, si vous résidez 8 mois par an à l’étranger, vous ne pouvez pas bénéficier de l’ASPA.
Si vous partez vivre à l’étranger ou si vous résidez moins de 9 mois (270 jours) en France, votre allocation sera supprimée.

 

Oui, chaque pays verse la part correspondant aux cotisations effectuées sur son territoire. Si vous avez travaillé dans plusieurs pays, vous recevez autant de pensions que de pays où vous avez cotisé. Les pays de l’Union Européenne coordonnent leurs calculs en totalisant toutes vos périodes travaillées. Chacun vous verse ensuite sa propre part.
Mais pour les pays hors Union Européenne, si le pays a signé un accord de sécurité sociale avec la France, les périodes sont prises en compte accord par accord.
Ces périodes ne comptent pas pour la retraite française, mais le pays étranger peut quand même vous verser une pension.

 

Le certificat de vie doit être renvoyé dans le délai d’un mois à partir du jour où vous recevrez la notification par e-mail indiquant que votre certificat est disponible dans votre espace personnel. Si ce délai n’est pas respecté, le versement de vos pensions peut être suspendu.

 

Le montant minimum de la pension de réversion est fixé à 334,92 € brut par mois, soit 4 019,13 € brut par an en 2026. Ce plancher s’applique si le défunt a cotisé au moins 15 ans (60 trimestres) au régime général.
Si le défunt a cotisé moins de 15 ans; le minimum n’est pas supprimé, mais il est réduit proportionnellement au nombre de trimestres validés. Par exemple, un défunt ayant cotisé 30 trimestres (au lieu de 60) donnera droit à un minimum réduit de moitié.

 

Oui, et c’est un point souvent méconnu. Dans les conditions de ressources pour la pension de réversion, les revenus provenant de biens mobiliers, y compris du Livret A, sont pris en compte.

La CARSAT prend en compte le Livret A à hauteur de 3% de sa valeur.

 

Oui, le cumul est autorisé. La pension de réversion peut se cumuler avec votre propre retraite personnelle et avec des revenus d’activité professionnelle.
Mais ce cumul est encadré par un plafond de ressources pour le régime de base.

 

Oui, la pension de réversion est imposable à l’impôt sur le revenu.
Elle est traitée exactement comme une pension de retraite classique.

 

Vous ne pouvez pas bénéficier de la pension de réversion si vous vous trouvez dans l’une des situations suivantes :

  • Vous étiez pacsé ou en concubinage avec le défunt : seul le mariage civil ouvre ce droit, et aucun changement n’est effectif en 2026 sur ce point.
  • Vous avez moins de 55 ans (sauf cas particuliers : invalidité ou enfants à charge au moment du décès).
  • Vos ressources dépassent le plafond annuel de 25 001,60 € brut si vous vivez seul, ou 40 002,56 € si vous vivez en couple.

À noter : pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, le remariage après le décès supprime définitivement le droit à la réversion complémentaire.

 

Pour percevoir la pension de réversion du régime général (CARSAT) en 2026, vos ressources annuelles brutes ne doivent pas dépasser :

  • 25 001,60 € si vous vivez seul
  • 40 002,56 € si vous vivez en couple (remariage, Pacs ou concubinage)

 

Vous n’avez pas trouvé la réponse ?

Contactez-nous pour obtenir une réponse et un accompagnement personnalisé

Pour aller plus loin

Découvrez tous nos articles pour vous aider à appréhender votre départ à la retraite.

Nos solutions

Chaque année, nous réalisons plus de 2000 accompagnements auprès de chefs d’entreprise, médecins, professions juridiques, artisans/commerçants ou salariés/cadres.

Neovia ne propose pas une solution retraite, mais plusieurs, personnalisées et adaptées à chaque profil et à chaque situation : Bilan Retraite Conseil, Expertise Retraite, Expertise de Départ…

Nos experts possèdent une connaissance pointue des régimes de retraite, des carrières complexes et des spécificités sectorielles. Ils vous apportent des résultats concrets : reconstitution de carrière, sécurisation des droits, optimisation de votre retraite et audits de relevé de carrière pour déceler les éventuelles erreurs.

 

Audit de retraite

Bilan Retraite Conseil

Réservé aux cadres et salariés, ce diagnostic personnalisé vous permet de connaître l'âge de départ optimal et le montant de vos revenus pour préparer sereinement votre retraite.

Niveau d'accompagnement

1/5

Expertise Retraite

Dirigeants, chefs d’entreprise et professions libérales, après reconstitution fidèle de votre carrière, nous analysons les dispositifs réglementaires (régimes, rachats, majorations…) permettant d’optimiser votre retraite.

Niveau d'accompagnement

3/5

Expertise Retraite à Domicile

Un service premium et confidentiel, réservé uniquement aux cadres et salariés. Sur rendez-vous, un expert Neovia vous rend visite pour une étude retraite sur mesure et individualisée.

Niveau d'accompagnement

4/5

Votre profil

Vous avez un statut de dirigeant, professions libérale, médicale ou juridique, artisan/commerçant ou cadre ?

Vous avez besoin de mieux connaître vos droits ?

Découvrez tous nos conseils et prestations associées pour vous accompagner.

Dirigeant

Neovia accompagne les dirigeants pour sécuriser et optimiser leur retraite.

Profession médicale

Neovia accompagne les médecins et libéraux pour une retraite sereine et simplifiée.

Profession libérale

Neovia aide les professionnels à y voir clair dans leur retraite grâce à une approche sur mesure.

Profession juridique

Neovia accompagne les professions juridiques avec l’expertise nécessaire pour une retraite maîtrisée.

Artisan/ Commerçant

Neovia accompagne les artisans et commerçants pour optimiser et sécuriser leur retraite.

Cadre supérieur/ Expatrié

Neovia aide les cadres aux parcours complexes à reconstituer leur carrière et optimiser leur retraite.

DRH

Neovia vous aide à gérer la retraite de vos salariés grâce à des prestations adaptées à vos besoins.