La rupture conventionnelle et la retraite : ce qu’il faut savoir

Rupture conventionnelle et retraite : optimisez votre départ à la retraite avec les bonnes dates, indemnités, chômage et nos conseils pour anticiper.
Sommaire

Si vous approchez de la retraite et que vous souhaitez quitter votre emploi, vous devez vous interroger sur le meilleur moyen de le faire afin de maximiser vos droits à la retraite. Cet article vous aide à décrypter tous les avantages de la rupture conventionnelle avant la retraite.

En effet, contrairement à la démission, la rupture conventionnelle vous permet de percevoir des indemnités de départ ainsi que de bénéficier d’allocations chômage. Par ailleurs, à l’inverse du licenciement, la rupture conventionnelle peut être négociée avec l’employeur sans nécessité de justification et avec une indemnité de départ illimitée.

Vous l’aurez compris, opter pour la rupture conventionnelle vous permettra d’avoir des avantages non négligeables comparé aux autres modalités de rupture du contrat de travail.

L’indemnité de rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle est une rupture du contrat de travail d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Ainsi, aucune raison ne doit être avancée pour effectuer une rupture conventionnelle, il suffit de l’accord des deux parties. C’est donc, contrairement au licenciement, un outil flexible et négociable pouvant être initié par le salarié avec bien sûr l’accord de l’employeur.

A l’issue de la procédure légale et de l’homologation de la rupture conventionnelle, une indemnité vous sera versée. Cette indemnité est au moins égale à l’indemnité de licenciement, ce qui signifie qu’elle peut être négociée et donc supérieure à l’indemnité de licenciement si l’employeur y consent.

Cette indemnité sera par ailleurs exonérée de cotisations sociales, dans la limite de deux fois le Plafond de la Sécurité sociale. Ainsi, si votre rupture conventionnelle intervient en 2025, elle sera exonérée de cotisations sociales jusqu’à 94 200 €. Cette indemnité sera également exonérée d’impôt sur le revenu, dans la limite du montant légal de l’indemnité.

Attention cependant : plus l’indemnité est importante, plus le délai de carence avant de percevoir vos allocations chômage sera long. Il faut bien anticiper cela avant toute négociation.

Les droits à la retraite durant l’indemnisation au titre de chômage

A la suite de votre rupture conventionnelle, vous allez pouvoir vous inscrire à France Travail pour toucher des allocations chômage.

La durée de l’indemnisation chômage dépendra de votre âge au moment de la rupture de votre contrat de travail :

  • Si vous avez moins de 55 ans, elle sera de 18 mois
  • Si vous avez entre 55 et 57 ans, elle sera de 22,5 mois
  • Si vous avez 57 ans ou plus, elle sera de 27 mois

Et si la conjoncture économique est mauvaise à la fin de vos droits, cette durée sera rallongée de 25 %, soit 24 mois, pour les moins de 55 ans, 30 mois pour les 55 ans et 36 mois pour les 57 ans.

Durant toute la période de chômage, vous allez obtenir des droits à la retraite, aussi bien au régime général qu’au régime complémentaire.

Ainsi, pour chaque période de chômage de 50 jours, délai de carence compris, un trimestre vous sera octroyé. Par ailleurs, vous cotiserez également à l’Agirc-Arrco sur vos allocations chômage et obtiendrez ainsi des droits à la retraite calculés par rapport à votre Salaire journalier de référence (SJR).  Il n’y aura donc aucune perte de droits à la retraite durant cette période, par rapport à une poursuite d’activité.

Le départ à la retraite après une rupture conventionnelle

L’enjeu est de bien calculer la date de la rupture conventionnelle, pour obtenir une retraite à taux plein sans rupture des droits. Pour cela, il faut bien anticiper pour calculer la date à laquelle vous atteindrez le taux plein, et déclencher la rupture conventionnelle à une date optimale par rapport à la durée légale du chômage.

Bonne nouvelle : il existe un dispositif de maintien des droits au chômage, au-delà de la durée légale, pour arriver jusqu’à la date d’obtention du taux plein. Ce dispositif peut se mettre en place à plusieurs conditions :

  • Avoir dépassé l’âge légal de départ à la retraite
  • Être en cours d’indemnisation depuis au moins 1 an
  • Avoir cotisé durant au moins 12 ans au régime d’assurance chômage, dont une année continue ou deux années discontinues au cours des 5 années précédentes
  • Avoir validé au moins 100 trimestres tous régimes confondus

Ainsi, si la fin de vos droits au chômage intervient après votre âge légal de départ à la retraite, vos allocations chômage seront maintenues jusqu’à la liquidation de vos retraites à taux plein. Il convient donc de bien anticiper la date de rupture conventionnelle, afin que la fin des droits coïncide avec de dispositif de maintien des droits, très avantageux.

En revanche, si la fin de vos droits au chômage intervient avant votre âge légal, ou après mais que vous ne rentrez pas dans les conditions de maintien des droits jusqu’à la retraite à taux plein, prenez le temps de bien calculer la date d’obtention du taux plein.

En effet, il est possible que vous entriez dans les conditions de la carrière longue ou alors que vous ayez le taux plein dès l’âge légal.

Vous l’aurez compris, la rupture conventionnelle peut être une excellente option pour quitter votre emploi en douceur et préparer sereinement votre retraite. Toutefois, elle demande une vraie anticipation et une bonne négociation pour éviter les pièges et maximiser vos droits.

Voici quelques conseils essentiels avant de vous lancer :

  • Négociez votre indemnité de départ
  • Simulez l’impact des allocations chômage sur vos droits à la retraite
  • Choisissez une date de rupture adaptée pour assurer une transition fluide.
  • Consultez un expert si nécessaire pour sécuriser votre démarche.

En prenant en compte ces éléments, vous pourrez partir en toute sérénité et optimiser votre passage à la retraite. Il ne vous reste plus qu’à bien préparer cette nouvelle étape de votre vie ! »

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Le Portugal est classé n°1 mondial pour la 10e année consécutive. Il combine fiscalité avantageuse (10 % sur les pensions étrangères pendant 10 ans), coût de la vie inférieur à la France, climat agréable et proximité (2h30 de Paris). En 2eme position nous retrouvons l’Espagne et la Grèce en top 3.

 

Non, l’ASPA ne peut pas être perçue à l’étranger.
Lorsque vous partez vivre à l’étranger, vous n’avez plus droit à l’ASPA. C’est une condition fondamentale de cette allocation.Vous devez résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer au moins 9 mois dans l’année (270 jours consécutifs). Par exemple, si vous résidez 8 mois par an à l’étranger, vous ne pouvez pas bénéficier de l’ASPA.
Si vous partez vivre à l’étranger ou si vous résidez moins de 9 mois (270 jours) en France, votre allocation sera supprimée.

 

Oui, chaque pays verse la part correspondant aux cotisations effectuées sur son territoire. Si vous avez travaillé dans plusieurs pays, vous recevez autant de pensions que de pays où vous avez cotisé. Les pays de l’Union Européenne coordonnent leurs calculs en totalisant toutes vos périodes travaillées. Chacun vous verse ensuite sa propre part.
Mais pour les pays hors Union Européenne, si le pays a signé un accord de sécurité sociale avec la France, les périodes sont prises en compte accord par accord.
Ces périodes ne comptent pas pour la retraite française, mais le pays étranger peut quand même vous verser une pension.

 

Le certificat de vie doit être renvoyé dans le délai d’un mois à partir du jour où vous recevrez la notification par e-mail indiquant que votre certificat est disponible dans votre espace personnel. Si ce délai n’est pas respecté, le versement de vos pensions peut être suspendu.

 

Le montant minimum de la pension de réversion est fixé à 334,92 € brut par mois, soit 4 019,13 € brut par an en 2026. Ce plancher s’applique si le défunt a cotisé au moins 15 ans (60 trimestres) au régime général.
Si le défunt a cotisé moins de 15 ans; le minimum n’est pas supprimé, mais il est réduit proportionnellement au nombre de trimestres validés. Par exemple, un défunt ayant cotisé 30 trimestres (au lieu de 60) donnera droit à un minimum réduit de moitié.

 

Oui, et c’est un point souvent méconnu. Dans les conditions de ressources pour la pension de réversion, les revenus provenant de biens mobiliers, y compris du Livret A, sont pris en compte.

La CARSAT prend en compte le Livret A à hauteur de 3% de sa valeur.

 

Oui, le cumul est autorisé. La pension de réversion peut se cumuler avec votre propre retraite personnelle et avec des revenus d’activité professionnelle.
Mais ce cumul est encadré par un plafond de ressources pour le régime de base.

 

Oui, la pension de réversion est imposable à l’impôt sur le revenu.
Elle est traitée exactement comme une pension de retraite classique.

 

Vous ne pouvez pas bénéficier de la pension de réversion si vous vous trouvez dans l’une des situations suivantes :

  • Vous étiez pacsé ou en concubinage avec le défunt : seul le mariage civil ouvre ce droit, et aucun changement n’est effectif en 2026 sur ce point.
  • Vous avez moins de 55 ans (sauf cas particuliers : invalidité ou enfants à charge au moment du décès).
  • Vos ressources dépassent le plafond annuel de 25 001,60 € brut si vous vivez seul, ou 40 002,56 € si vous vivez en couple.

À noter : pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, le remariage après le décès supprime définitivement le droit à la réversion complémentaire.

 

Pour percevoir la pension de réversion du régime général (CARSAT) en 2026, vos ressources annuelles brutes ne doivent pas dépasser :

  • 25 001,60 € si vous vivez seul
  • 40 002,56 € si vous vivez en couple (remariage, Pacs ou concubinage)

 

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