Le contrat Madelin : comment entrer dans le dispositif ?

Le contrat Madelin s’adresse aux travailleurs indépendants et à leur conjoint collaborateur non rémunéré. Il permet de se constituer une rente viagère
Sommaire

Le contrat Madelin : qui peut le souscrire ?

Tous ceux dont les revenus sont imposés dans la catégorie des bénéficies industriels et commerciaux (BIC) ou les bénéficies non commerciaux (BNC).

Il s’agit plus précisément :

  • Des artisans et commerçants.
  • Des professions libérales.
  • Des gérants non-salariés d’une société de personnes (EURL, sociétés en nom collectif…),
  • Du gérant majoritaire non salarié d’une Sarl ou d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée).
  • Du gérant d’une société en commandite par actions.
  • De l’associé unique d’EURL.

Y ont également accès les conjoints collaborateurs non rémunérés des indépendants.

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Le contrat Madelin : à quoi s’engage-t-on à la signature du contrat ?

Le souscripteur s’engage à verser, chaque année et jusqu’à la l’âge de la retraite, un montant minimum de cotisations sur son contrat. Ce minimum est revalorisé annuellement en fonction de l’évolution du plafond de sécurité sociale. Il est ensuite possible de moduler les versements devant néanmoins ne pas dépasser 15 fois le montant minimum.

Le contrat Madelin : comment les sommes sont-elles investies ?

Les contrats Madelin peuvent être gérés comme l’assurance vie ou le Perp. Au choix de l’épargnant, le capital est placé exclusivement sur un fonds en euros ou sur un fonds en euros et des unités de compte (actions, obligations, parts de sociétés immobilières…). Ce sont là les formules les plus courantes.

Aussi, il existe des contrats en points : les cotisations versées sont transformées en points retraite selon une valeur d’acquisition. A la retraite, une valeur de service est appliquée au nombre de points pour établir le montant de la rente.

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Le contrat Madelin : quelle fiscalité pour les versements ?

Les sommes versées sur le contrat Madelin sont déductibles du bénéfice imposable. Toutefois, elles le sont dans certaines limites :

  • Avec un bénéfice inférieur au plafond de la sécurité sociale (39 732 € en 2018) : les versements peuvent être déduits dans la limite de 10 % du plafond de la sécurité sociale soit 3 973 €.
  •  Avec un bénéfice supérieur au plafond de la sécurité sociale, le plafond de déduction est fixé de la façon suivante : 10 % du bénéfice retenu dans la limite de 8 fois le plafond de la sécurité sociale + 15 % de la quote-part de bénéfice comprise entre 1 et 8 fois le plafond (c’est-à-dire entre 39 732 € et 317 856 € en 2018). Exemple : pour un bénéfice de 80 000 €, le travailleur indépendant peut verser sur son contrat jusqu’à 14 040 € ce qui correspond à la somme maximale qu’il peut déduire.
  •  Le contrat Madelin est fiscalement plus avantageux que le Perp dés lors que les revenus sont supérieurs au plafond annuel de la sécurité sociale. Avec un Perp et 80 000 € de revenus, le plafond de déduction n’est que de 8 000 €.

Le plafond de déduction vaut pour tous les produits d’épargne retraite. Pour ceux ayant souscrit un Perp et un contrat Madelin, par exemple, les sommes versées sur ce dernier produit une année viennent en déduction de l’enveloppe de déduction des cotisations d’épargne retraite de l’année suivante (à l’exception de la fraction correspondant à la déduction calculée à 15 %).

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Comment entrer dans le dispositif ?

Le contrat Madelin s’adresse aux travailleurs indépendants et à leur conjoint collaborateur non rémunéré. Il permet de se constituer une rente viagère pour compléter sa retraite et présente un avantage fiscal intéressant pour les contribuables lourdement imposés.

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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