Le Perco : comment sortir du dispositif ?

Sauf cas de sorties anticipées prévues par la loi, il faut attendre la retraite pour profiter de son épargne.
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Perco : quand peut-on récupérer son épargne ?

Il faut, en principe, attendre de partir à la retraite. Cependant, le salarié a la faculté de débloquer son épargne avant cette échéance et de la récupérer sous forme de capital s’il se trouve dans l’une des situations suivantes :

  • Il achète sa résidence principale ou doit la remettre en état après une catastrophe naturelle.
  • Il est en situation de surendettement.
  • Il n’a plus droit aux allocations de chômage.
  • Lui, son conjoint ou son partenaire de pacs ou encore l’un de ses enfants est reconnu invalide.
  • Son conjoint ou partenaire de pacs décède.

Si le salarié décède, ses héritiers doivent demander le remboursement des sommes inscrites sur le plan d’épargne retraite collectif . Il est important de le faire dans les 6 mois du décès. Ainsi, les plus-values réalisées ne seront pas imposables.

En cas de départ de l’entreprise (démission, licenciement), il est possible de continuer à bénéficier du plan d’épargne retraite collectif et à effectuer des versements dessus mais sans pouvoir profiter de l’abondement de l’employeur. Il est également possible de transférer les sommes placées sur le plan d’épargne retraite collectif de son nouvel employeur

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Sous quelle forme sortir du Perco ?

Les sommes inscrites sur le plan d’épargne retraite collectif sont, en principe converties en rentes viagères. Néanmoins, le règlement du Plan peut rendre possible une sortie en capital en une seule fois ou de façon échelonnée. Le salarié aura à exprimer son choix au moment du déblocage, pas avant.

La rente viagère présente l’avantage d’assurer un complément de retraite jusqu’à la fin de sa vie. Le capital permet de récupérer l’épargne, de piocher dedans en cas de besoin ou de la transmettre à ses héritiers.

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Sortie du Perco : quelle est la fiscalité ?

En cas de sortie en capital, à la retraite ou de façon anticipée, celui-ci est exonéré d’impôt sur le revenu mais pas de contributions sociales. Il subit, à ce titre, un prélèvement au taux de 17,2%. La rente est soumise à l’impôt sur le revenu (seulement pour partie). La fraction imposable dépend de l’âge auquel se fait le premier versement. S’il intervient entre 60 et 69 ans, 40 % du montant de la rente subit l’impôt (après 69 ans : 30 %). Il faut y ajouter les contributions sociales au taux de 17,2 % sur la totalité de son montant.

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Le plan d’épargne retraite collectif

Sauf cas de sorties anticipées prévues par la loi, il faut attendre la retraite pour profiter de son épargne. Celle-ci est, en principe, servie sous forme de rente… sauf si le règlement du Perco (plan d’épargne retraite collectif) prévoit une sortie en capital.

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FAQ

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Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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