Tout savoir sur la retraite des femmes

Nos experts retraite vous donnent toutes les informations clés pour la retraite des femmes : majorations, temps partiel, stratégies …
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La retraite des femmes est en moyenne inférieure de 40% à celle des hommes : 1.154 euros brut par mois en 2020 contre 1.931 euros*. Plusieurs raisons expliquent ce constat : l’inégalité salariale, mais aussi des carrières irrégulières. Les femmes recourent, encore souvent, au travail à temps partiel ou interrompent leur activité pendant quelques années pour élever leurs enfants. Des mécanismes compensent en partie ces inégalités et des astuces permettent d’en limiter l’impact sur les retraites.     

Les enfants permettent d’avoir des trimestres retraite en plus  

Les enfants donnent droit à une majoration de trimestres. Cet avantage s’adresse aux femmes et aux hommes, au nom du principe de non-discrimination fondée sur le sexe. Mais en pratique, les conditions pour en bénéficier sont telles que la majoration profite aux femmes.  

Dans le régime de base des salariés et des indépendants, chaque enfant né avant 2010 donne droit à une majoration de 4 trimestres au titre de la maternité plus 4 trimestres pour l’éducation. Pour les enfants nés à partir de 2010, les 4 trimestres d’éducation peuvent être attribués à un parent ou partagés entre eux.  

A savoir : Les fonctionnaires ont droit à 4 trimestres de bonification pour chaque enfant né avant 2004. Pour l’obtenir ils doivent justifier d’une interruption de travail de 2 mois au moment de la naissance (pendant le congé de maternité par exemple). 

L’assurance vieillesse des parents au foyer 

Les périodes d’interruption de l’activité professionnelle ou de diminution du temps de travail pour s’occuper des enfants peuvent être prises en compte pour la retraite des femmes. Elles ont pu donner lieu, sous certaines conditions, à des versements de cotisations retraite par la caisse d’allocations familiales. Il est nécessaire de signaler ces périodes à sa caisse de retraite au moment de sa reconstitution de carrière, avant la demande de pensions. Cependant, en général, ces périodes figurent déjà sur le relevé de carrière du régime général.  

Contrecarrer les effets du temps partiel 

A moins de ne travailler que très peu d’heures par semaine, le temps partiel devrait vous permettre de valider 4 trimestres par an. En 2022, il suffit de cotiser sur un salaire brut de 6.342 euros sur toute l’année pour les obtenir.  

En revanche, si votre période d’activité entre, au moins en partie, dans les 25 meilleures années qui servent à calculer la retraite, la moyenne de vos salaires va s’en trouver réduite.  En outre, elle ne vous permet pas d’acquérir autant de points Agirc-Arrco qu’un temps plein.  

Pour éviter ces deux écueils, il est possible de cotiser sur la base d’un salaire correspondant à un temps complet. Mais pour cela, l’employeur doit donner son d’accord.  

Les femmes travaillant à temps partiel à 60 ans peuvent demander leur retraite progressive et cumuler ainsi salaires et pensions. Deux conditions sont à remplir :  

  1. Justifier d’au moins 150 trimestres 
  2. Maintenir une activité comprise entre 40 et 80% du temps de travail pratiqué dans l’entreprise.  

Une salariée travaillant à mi-temps pourra ainsi recevoir la moitié de ses retraites. Elle n’en tirera que des bénéfices : un supplément de revenus et l’opportunité de continuer de cotiser pour sa retraite sur son salaire.   

Des stratégies existent pour augmenter sa future retraite  

  1. Racheter des trimestres pour pouvoir partir à la retraite au taux plein. Le coût sera déductible des revenus pour établir le montant de l’impôt sur le revenu et les retraites de base et complémentaires seront plus élevées.  
  2. Contrôler son relevé de carrière et le faire corriger si nécessaire pour ne perdre ni trimestres, ni points de retraite complémentaire. 
  3. Bien choisir la date de départ à la retraite. L’année de prise d’effet de la retraite, le salaire n’est pas pris en compte dans les 25 meilleures années. Si les revenus professionnels de fin de carrière sont élevés, il vaut mieux prendre sa retraite le 1er janvier de l’année suivante (par exemple au 1er janvier 2023 plutôt que le 1er septembre 2022, si vous avez eu 62 ans en août). 
  4. Jouer la surcote.  Si vous poursuivez votre activité alors que vous avez au moins 62 ans et tous vos trimestres pour obtenir votre retraite à taux plein, votre retraite de base sera majorée de 1,25% pour chaque trimestre supplémentaire cotisé.   

A savoir : en 2019, le revenu salarial des femmes est inférieur en moyenne de 22% à celui des hommes alors qu’elles sont plus diplômées**(sauf générations anciennes).  

 

Sources :  

*Les retraités et les retraites, édition 2022, DRESS 

** Femmes et hommes, l’égalité en question – Insee références – Edition 2022. 

 

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FAQ

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Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

Oui, sur le régime de base : le taux de la tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 %, à compter de la régularisation des cotisations 2025 intervenant lors de la campagne déclarative d’avril 2026. S’y ajoute la revalorisation du plafond de la Sécurité sociale, porté à 48 060 €. Les barèmes des régimes complémentaires évoluent, eux, caisse par caisse.

 

Pour les générations nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, l’âge légal est maintenu à 62 ans et 9 mois, avec 170 trimestres requis pour le taux plein. Le taux plein reste automatique à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres. La retraite progressive, elle, est accessible dès 60 ans.

 

Oui pour les paramètres généraux (âge légal et durée d’assurance), qui s’appliquent au régime de base CNAVPL comme aux autres régimes de base. Les règles propres aux régimes complémentaires de chaque section professionnelle, en revanche, restent définies par chaque caisse. Depuis la LFSS 2026, la montée en charge de ces paramètres est suspendue jusqu’au 1er janvier 2028.

 

Le cumul emploi-retraite permet de poursuivre votre activité tout en percevant votre pension, sous conditions. Depuis la réforme de 2023, c’est un levier pertinent pour compléter vos revenus et acquérir de nouveaux droits à la retraite de base.

 

Oui, sous réserve d’avoir atteint l’âge légal applicable en fonction de l’année de naissance. Faute d’avoir validé l’ensemble des trimestres requis, vous subirez toutefois une décote applicable au montant de votre pension.

 

Oui, pour les médecins conventionnés, l’Allocation supplémentaire vieillesse (ASV) représente une part significative de la pension globale, sachant que son poids dépend de la durée d’affiliation et du montant des cotisations versées.

 

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