Départ à la retraite : quelles indemnités et quels capitaux ?

Lors du départ à la retraite, les salariés ont droit à une indemnité de la part de leur employeur.
Sommaire

Lors du départ à la retraite, les salariés ont droit à une indemnité de la part de leur employeur. De plus, ils ne doivent pas oublier leur épargne salariale. L’épargne retraite doit être demandée pour être débloquée.

 

Retraite : les indemnités de rupture du contrat versées par l’employeur

Avec un minimum d’ancienneté, le salarié a droit à une indemnité lors du départ à la retraite. Cette règle vaut dans tous les cas, qu’il parte de son propre chef où à l’initiative de son employeur.

Le montant de l’indemnité, au même titre que son régime social et fiscal, est moins avantageux si vous prenez la décision de partir. Il ne peut être inférieur à un demi mois de salaire après 10 ans d’ancienneté, un mois après 15 ans, un mois et demi après 20 ans et deux mois après 30 ans. La convention collective de l’entreprise, ou le contrat de travail, peuvent prévoir un montant plus élevé. Cette indemnité de départ à la retraite est comme un salaire : soumise aux cotisations sociales (CSG et CRDS) et imposable.

Si l’employeur prend l’initiative de votre départ, vous recevez l’indemnité de mise à la retraite prévue par la convention collective applicable dans votre entreprise, ou par votre contrat de travail. Quoi qu’il en soit, elle ne peut être inférieure à l’indemnité de licenciement prévue par le code du travail. Elle est calculée de la façon suivante :

  • 1/ 4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années.
  • 1/ 3 de mois de salaire par année d’ancienneté à partir de la 11ème année.

L’indemnité de mise à la retraite prévue par la convention collective ou le code du travail n’est pas imposable. Elle est exonérée de cotisations sociales, dans la limite de 2 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (soit 81 048 € en 2019).

Retraite : des indemnités en plus

Qu’il s’agisse d’une mise à la retraite ou d’un départ volontaire, vous partez de l’entreprise avec l’indemnité compensatrice de congés payés. Elle vaut pour chaque jour de congés qu’il vous reste à prendre.

Pensez à débloquer les sommes investies sur les produits d’épargne salariale de l’entreprise (Plan d’Epargne Entreprise, Plan d’Epargne Interentreprises). Vous pouvez également les laisser fructifier. Toutefois, vous ne bénéficierez alors plus des abondements de votre employeur.

Déblocage des compléments de retraite

Si vous avez souscrit un Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP), vous pouvez convertir l’épargne accumulée en rente viagère à l’âge de la retraite. Le contrat prévoit parfois également la possibilité d’une sortie partielle en capital (20 % tout au plus de la valeur de rachat du contrat).

Le déblocage du PERP à la retraite n’est pas automatique. Il faut en faire la demande et fournir un certain nombre de justificatifs (par exemple l’attestation de liquidation de sa retraite). Reportez-vous au contrat. Néanmoins, vous pouvez différer votre demande. Le montant de la rente étant fonction de l’espérance de vie, plus vous êtes âgé au moment du premier versement, plus la rente est élevée.

Comme le PERP, les contrats Madelin ne peuvent pas, en principe, se dénouer avant l’âge de la retraite. La conversion du capital se fait obligatoirement en rente. Là encore, il faut en faire la demande.

À noter

Une aide au départ des indépendants est attribuée par la sécurité sociale des indépendants. Elle s’adresse aux commerçants et artisans, en activité au moment de la retraite et non imposables au cours des 2 dernières années. Son montant varie entre 7500 et 10 000 € selon les revenus.

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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