Le prélèvement à la source : décryptage

L’impôt sur le revenu, sera, à partir de 2019, prélevé directement par l’employeur ou les caisses de retraite selon un taux communiqué.
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Exemple : un contribuable célibataire (avec une part de quotient) a déclaré, au printemps 2018, 50 000 € de salaire net 2017. Après l’abattement de 10 %, le montant imposable est de 45 000 €. L’impôt dû est de 7 793 €. Son taux de prélèvement sera de 15,6 % (7793/50 000 €). S’il a versé 4 000 € sur son Perp en 2017, le montant de son impôt a été de 6593 €. Le taux du prélèvement à la source sera donc de 13,2 % (6593 €/50 000 €).

En cas de modification dans sa situation familiale (mariage, divorce, veuvage) ou de variation importante dans ses revenus (départ à la retraite, chômage…), il est possible de demander l’actualisation du taux du prélèvement à l’administration fiscale. La démarche peut être faite à partir de son espace personnel sur le site officiel des impôts .

Une révision du taux possible en septembre 2019

Avec la mise en place du prélèvement à la source, les revenus de 2018 ne sont pas imposables (sauf revenus exceptionnels et revenus exclus du prélèvement à la source). Les revenus de 2018 seront néanmoins à déclarer au printemps 2019. Cette déclaration servira à établir un nouveau taux de prélèvement applicable à partir de septembre 2019.

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Une régulation en 2020

Au printemps 2020, les contribuables devront déclarer leurs revenus 2019, les sommes déductibles du revenu imposable (les pensions alimentaires versées, les cotisations sur des produits d’épargne retraite), et les dépenses ouvrant droit à réduction ou crédits d’impôt.

Les services fiscaux calculeront alors :

  • Le montant de l’impôt définitif dû sur les revenus de 2019.
  • Et un nouveau taux du prélèvement libératoire à partir de septembre 2020.

Pour une année classique, les cotisations sur un Perp, un contrat Madelin, le dispositif de la Préfon, les versements facultatifs sur un Per entreprise sont déductibles du revenu dans certaines limites. Avec la mise en place du prélèvement à la source et la non imposition des revenus 2018, l’avantage fiscal de l’épargne retraite est neutralisé.

Si les versements effectués sur un Perp et assimilés en 2018 sont inférieurs à ceux de 2017, le montant déductible en 2019 sera égal à la moyenne des versements de 2018 et 2019. Les contrats Madelin ne sont pas concernés par cette restriction.

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Le prélèvement à la source : décryptage

L’impôt sur le revenu, et donc, le prélèvement à la source, sera, à partir de 2019, prélevé directement par l’employeur ou les caisses de retraite selon un taux communiqué par l’administration fiscale. Chaque contribuable a été informé de ce taux lors de la déclaration en ligne des revenus 2017 au printemps 2018. Il figure également sur l’avis d’imposition des revenus de 2017.

Le taux du prélèvement 2019

Le taux du prélèvement à la source a été défini à partir de la dernière déclaration du foyer fiscal : revenus et situation familiale 2017. Il tient également compte les déductions auxquelles ont données droit les versements 2017 sur les contrats d’épargne retraite (Perp, un contrat Madelin, la Préfon, le Per Entreprise). En revanche, les réductions et crédits d’impôt dont a bénéficié le contribuable ne sont pas pris en considération. »

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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