Retraite et période d’activité dans un État de l’Union Européenne

Au cours de votre carrière, vous cumulez parfois un certain nombre de périodes d’activité hors du territoire français, au sein d’un Etat de l’UE.
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Retraite et période d’activité dans un État de l’Union Européenne

Au cours de votre carrière, vous cumulez parfois un certain nombre de périodes d’activité hors du territoire français, au sein d’un Etat de l’Union Européenne. Quelles que soient leur nature, ces périodes comptent pour établir le montant de votre future retraite française.

 

Le maintien du régime Français

Si vous êtes détaché dans un Etat de l’Union Européenne, de l’Espace Economique Européen ou en Suisse, vous continuez à bénéficier de la protection sociale française. C’est notamment le cas en matière de retraite de base et complémentaire. Vous êtes considéré comme détaché si votre entreprise, implantée dans l’Hexagone, vous envoie temporairement en mission hors de France. Le lien de subordination avec votre employeur doit perdurer. Toutefois, ce maintien de la protection sociale est temporaire. Au-delà d’une durée de 2 ans (voire au-delà en cas d’accord entre l’employeur et le centre de liaisons européennes et internationale de sécurité sociale), votre statut change. Vous devenez expatrié.

L’application du régime local

Les expatriés relèvent du régime de sécurité sociale du pays dans lequel ils travaillent. Toutefois, pour le calcul des retraites, les périodes d’activité réalisées dans la zone d’application des règlements européens (UE, Espace Economique européen et Suisse) sont totalisées si elles ne se chevauchent pas. Chacun des pays concernés vous verse une retraite de base. Le montant est déterminé après avoir fait un double calcul : la pension nationale et la pension communautaire. La plus favorable pour vous est alors versée.

Exemple

Vous avez travaillé en France 31 ans et en Allemagne pendant 6 ans. Pour savoir le montant à verser, l’Allemagne calcule la retraite qu’elle vous doit en appliquant sa propre législation. Elle établit ensuite la retraite communautaire, en tenant compte des 37 ans de carrière et en retient les 6/37ème. Le résultat le plus élevé vous est finalement versé. La France opère, de son côté, de la même façon pour fixer le montant de votre pension.

Si vous ne prenez aucune disposition particulière, vous conservez vos points Agirc-Arrco. Vous n’en acquérez pas de nouveaux pendant la période d’expatriation. Vous pouvez néanmoins augmenter votre compte de points en cotisant par l’intermédiaire de votre employeur ou volontairement, à titre individuel.

Retraite : demander sa pension

Les caisses françaises ne connaissent pas l’existence des périodes d’activité à l’étranger. Vous n’en trouverez d’ailleurs pas trace dans votre relevé de carrière ou dans votre relevé de situation individuelle. Il vous faut donc les signaler au moment où vous demandez votre retraite. Une seule démarche suffit. La caisse se charge de transmettre votre demande de retraite à l’organisme de l’Etat de l’UE où vous avez travaillé. Il est conseillé d’engager les démarches 6 mois avant la date à laquelle vous désirez prendre votre retraite.

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FAQ

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Les deux dispositifs ne s’excluent pas, mais ils ne répondent pas au même besoin. Le rachat porte sur des périodes passées et suppose de mobiliser un capital qui peut être important ; l’assurance volontaire porte sur les années à venir et étale l’effort de trésorerie. Selon le nombre de trimestres manquants, l’horizon de départ et le rendement du point de votre caisse, l’un peut être nettement plus avantageux que l’autre ou une combinaison des deux peut s’imposer. C’est un arbitrage à réaliser sur la base d’un relevé de carrière vérifié.

 

Oui, à tout moment. La résiliation s’obtient par simple lettre adressée à la caisse, avec effet au premier jour du trimestre civil suivant la demande. La radiation est également prononcée d’office lorsque les conditions cessent d’être remplies, par exemple en cas de reprise d’une activité entraînant une affiliation obligatoire, ou en cas de défaut de paiement après un avertissement resté sans effet pendant quinze jours.

 

Oui. Les cotisations volontaires produisent les mêmes effets que les cotisations obligatoires : validation de trimestres et acquisition de points. Dans le régime de base des professions libérales, la cotisation minimale de 573 € valide trois trimestres en 2026 ; il faut cotiser sur un revenu d’environ 1 803 € par trimestre soit 150 fois le SMIC horaire pour valider quatre trimestres.

 

Six mois à compter de la date d’effet de la radiation à titre de cotisant obligatoire, pour les anciens travailleurs non salariés comme pour les anciens conjoints collaborateurs. Le délai est porté à dix ans pour les professionnels non salariés exerçant à l’étranger, sous réserve de justifier de cinq années d’affiliation préalable aux régimes obligatoires français. Ce délai n’est pas prorogeable.

 

Oui. Le décret n° 2015-769 du 29 juin 2015 a explicitement organisé le dispositif pour les professionnels libéraux relevant de la CNAVPL et pour les avocats relevant de la CNBF. La demande se fait auprès de la section professionnelle de dernière affiliation (CARMF, CARCDSF, CIPAV, CARPIMKO, CAVEC et autres) ou auprès de la CNBF pour les avocats. Pour ces professions, la cotisation est annuelle et ne peut être inférieure à la cotisation minimale du régime de base, soit 573 € en 2026.

 

Principalement les anciens conjoints collaborateurs qui perdent ce statut, les anciens travailleurs non salariés ayant cessé leur activité avant l’âge de la retraite, les personnes ayant mis leur fonds en location-gérance, celles qui participent à l’activité d’un chef d’entreprise sans statut propre, et les professionnels non salariés exerçant à l’étranger. La condition commune est de ne relever d’aucun régime obligatoire d’assurance vieillesse et de ne pas pouvoir encore prétendre aux prestations de vieillesse.

 

C’est un dispositif du Code de la sécurité sociale qui permet de continuer à cotiser pour sa retraite auprès de sa caisse d’origine alors que l’on n’exerce plus d’activité professionnelle et que l’on ne relève plus d’aucun régime obligatoire. Les périodes ainsi cotisées se cumulent avec les périodes d’assurance obligatoire pour l’ouverture du droit à pension et pour son calcul

 

Aucun droit à pension ne peut être ouvert avant la régularisation intégrale du compte. Plus grave : les cotisations non acquittées dans les cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte dans le calcul de la pension. Un échéancier négocié avec la caisse préserve les droits.

 

Oui. Le cumul emploi-retraite est intégral sans plafond de revenus et générateur de nouveaux droits si tous les droits ont été liquidés et si le régime de base l’a été à taux plein. À défaut, il est partiel et plafonné. Pour les demandes déposées à partir du 1er octobre 2026, le cumul intégral est réservé aux 67 ans et plus.

 

Parce que la liquidation est irréversible et que les erreurs sont fréquentes : la Cour des comptes relève qu’une retraite sur neuf est mal calculée à l’attribution. Un bilan permet de vérifier l’exactitude du relevé, de chiffrer les scénarios de départ et d’actionner les optimisations encore disponibles. Chez Neovia, ce premier échange est gratuit et sans engagement.

 

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