Retraite du dentiste libéral : vue d’ensemble

Dentiste libéral, anticiper sereinement votre retraite grâce aux conseils de nos consultants expert en droit retraite.
Sommaire

Pour préparer sa retraite, un dentiste libéral doit comprendre les divers régimes de retraite auxquels les dentistes sont affiliés tout au long de leur carrière. En France, les chirurgiens-dentistes bénéficient d’un système de retraite qui inclut un régime de base, un régime complémentaire et des régimes supplémentaires, garantissant ainsi divers niveaux de sécurité financière à la retraite. Faisons le point sur tous vos droits.

Retraite du dentiste libéral : le régime de base

Tous les chirurgiens-dentistes cotisent à la Caisse d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) qui gère le régime de retraite de base. Ce régime fonctionne sur un principe de répartition, où les cotisations actuelles financent les pensions des retraités d’aujourd’hui.

Le régime de retraite complémentaire des chirurgiens-dentistes

Le régime complémentaire des chirurgiens-dentistes est géré par la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes Français). Depuis 2009, ce régime est commun aux chirurgiens-dentistes et aux sages-femmes, mais il est important de noter qu’ils conservent deux régimes supplémentaires obligatoires distincts pour les praticiens conventionnés.

Cotisations

Les cotisations pour le régime complémentaire de la retraite d’un dentiste libéral se composent de deux parties : une cotisation forfaitaire et une cotisation proportionnelle. En 2025, la cotisation forfaitaire s’élève à 3178 €, octroyant 6 points de retraite, tandis que la cotisation proportionnelle de 10,80 % est prélevée sur les revenus entre 0,85 et 5 fois le Plafond de la Sécurité sociale, chaque tranche de 444 € de cotisation rapportant 1 point supplémentaire.

Conditions de la retraite complémentaire des dentistes

Pour être éligible à la pension de retraite complémentaire gérée par la CARCDSF, un chirurgien-dentiste doit remplir plusieurs conditions. Tout d’abord, il est impératif d’avoir cotisé au régime complémentaire pendant au moins un an. De plus, le bénéficiaire doit avoir atteint l’âge légal de la retraite, fixée entre 62 et 64 ans.

Toutefois, pour atteindre le taux plein, le dentiste doit obligatoirement avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein selon le régime général, qui est fixé à 67 ans. Cet âge est diminué d’une année par enfant mis au monde pour toutes les femmes. En cas de liquidation anticipée avant cet âge, sa pension subira une décote de 1,5 % pour chaque trimestre manquant jusqu’à l’âge de 67 ans. Elle ne peut se faire à taux plein dès l’âge légal que dans des cas particuliers tels que l’invalidité ou l’inaptitude médicalement certifiée.

Ces règles permettent une certaine flexibilité dans la planification de la retraite, mais nécessitent une compréhension claire des impacts financiers des différentes options de départ anticipé. Pour votre retraite de dentiste libéral, nous vous conseillons de vous rapprocher d’un expert en retraite de chez neovia pour évaluer les meilleures stratégies en fonction de votre situation personnelle et professionnelle.

Âge du départ à la retraite d’un dentiste

Afin de vous aider à y voir plus clair, voici un tableau récapitulatif des âges légaux de départ à la retraite selon l’année de naissance :

 

Année de naissance

CNAVPL, RCV et ASV CNAVPL
Âge d’ouverture des droits à la retraite

 

Nombre de trimestres requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein

Âge du taux plein

1955 à 1957

62 ans 166 67 ans
1958 à 1960

167

1er janvier – 31 août 1961

168

1er septembre – 31 décembre 1961

62 ans et 3 mois

169

1962

62 ans et 6 mois

1963

62 ans et 9 mois

170

1964

63 ans

171
1965 63 ans et 3 mois

172

1966

63 ans et 6 mois

1967

63 ans et 9 mois

à partir de 1968

64 ans

Régimes supplémentaires pour les praticiens conventionnés

Les praticiens conventionnés, notamment les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes, bénéficient de régimes supplémentaires gérés par la CARCDSF. Ces régimes, connus sous le nom de « prestations complémentaires de retraite » (PCV), sont spécifiquement conçus pour offrir des prestations complémentaires et sont obligatoires pour ces professionnels. Ils sont indispensables dans la retraite des dentistes libéraux car ils assurent une couverture supplémentaire.

Cotisations au régime supplémentaire

Les cotisations pour ce régime se décomposent en deux parties :

  1. une part forfaitaire annuelle de 1 648 € à la charge du praticien, qui confère 10 points.
  2. une part proportionnelle de 0,725 % appliquée sur les revenus de 2018, limités à 5 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 235 500 €. Cette cotisation donne droit à un maximum d’un point par tranche de revenu éligible.

Il est important de noter que l’Assurance-Maladie finance les deux tiers de la cotisation forfaitaire, réduisant ainsi le fardeau financier direct sur les praticiens.

Conditions pour la retraite du régime supplémentaire

Les conditions pour percevoir une pension de ce régime sont adaptées aux besoins des praticiens conventionnés :

  • pour obtenir une pension complète, il est nécessaire d’atteindre l’âge du taux plein, qui est de 67 ans quelle que soit la génération
  • une liquidation anticipée de la pension est possible dès l’âge légal (entre 62 et 64 ans) sous certaines conditions :
    à taux plein en cas d’inaptitude
    – à taux réduit sinon, avec une décote de 1,25 % par trimestre manquant jusqu’à 67 ans.

Tableau récapitulatif des âges de retraite pour le régime supplémentaire

Pour clarifier le calendrier de transition des âges de départ à la retraite des dentistes libéraux, le tableau est le même que pour la retraite complémentaire.

 

Calcul de la pension

La pension se calcule en multipliant le nombre de points acquis par la valeur du point. En 2025, la valeur du point pour les points acquis depuis 2006 est de 27,50 €. Ce calcul permet d’établir le montant de la pension en fonction des points accumulés tout au long de la carrière du praticien.

Prenons l’exemple d’un dentiste libéral qui prend sa retraite en 2024. Au cours de sa carrière, il a accumulé un total de 1 500 points dans le cadre du régime supplémentaire.

La valeur du point pour les points acquis depuis 2006 est de 27,50 € en 2025. Ainsi, pour calculer la pension annuelle de ce dentiste, nous utiliserons la formule suivante :

Pension annuelle = Nombre de points × Valeur du point

Pour notre exemple :

Pension annuelle = 1500 points × 27,50 €/point

Calculons cela pour obtenir le montant exact de la pension annuelle.
Le chirurgien-dentiste qui a accumulé 1 500 points pour sa
retraite de dentiste libéral recevrait donc une pension annuelle de 41 250 € brut à partir de 2025.

Combien gagne un dentiste à la retraite ?

La retraite moyenne d’un dentiste est calculée sur la base des points accumulés multipliés par la valeur du point au moment de la liquidation.
Pour la
retraite d’un dentiste libéral, le montant peut donc varier considérablement en fonction des années cotisées et du revenu durant la période d’activité. Si vous souhaitez en savoir plus sur combien gagne un dentiste à la retraite, n’hésitez pas à contacter l’un de nos experts en retraite.

Le cumul emploi-retraite, qu’est-ce que c’est ?

Il faut savoir que les chirurgiens-dentistes peuvent également opter pour le cumul emploi-retraite, permettant de continuer une activité tout en percevant leur pension, sous certaines conditions liées au montant des revenus et à l’âge du taux plein.

La pension de réversion, une sécurité en plus

Qu’est-ce que la pension de réversion pour la retraite d’un dentiste libéral ? Il s’agit d’une pension qui permet au conjoint survivant de percevoir 54 % de la pension de retraite de base (sous conditions de ressources), et 60 % des pensions de retraite complémentaire et ASV du dentiste défunt, sous conditions d’âge et de durée de mariage, offrant ainsi une sécurité financière supplémentaire.

Ce qu’il faut absolument retenir concernant la retraite des chirurgiens-dentistes

La retraite des dentistes libéraux en France est structurée autour de régimes de base et complémentaires enrichis par des régimes supplémentaires pour les praticiens conventionnés. Le système dispose de plusieurs options de départ à la retraite, avec des calculs de pension basés sur les points accumulés et la valeur de ces points au moment de la retraite.

De ce fait, il est vivement recommandé de faire appel à un consultant en expert retraite de chez neovia afin de maximiser leur pension et de bénéficier des dispositions offertes par les régimes en place. »

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

Oui, sur le régime de base : le taux de la tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 %, à compter de la régularisation des cotisations 2025 intervenant lors de la campagne déclarative d’avril 2026. S’y ajoute la revalorisation du plafond de la Sécurité sociale, porté à 48 060 €. Les barèmes des régimes complémentaires évoluent, eux, caisse par caisse.

 

Pour les générations nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, l’âge légal est maintenu à 62 ans et 9 mois, avec 170 trimestres requis pour le taux plein. Le taux plein reste automatique à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres. La retraite progressive, elle, est accessible dès 60 ans.

 

Oui pour les paramètres généraux (âge légal et durée d’assurance), qui s’appliquent au régime de base CNAVPL comme aux autres régimes de base. Les règles propres aux régimes complémentaires de chaque section professionnelle, en revanche, restent définies par chaque caisse. Depuis la LFSS 2026, la montée en charge de ces paramètres est suspendue jusqu’au 1er janvier 2028.

 

Le cumul emploi-retraite permet de poursuivre votre activité tout en percevant votre pension, sous conditions. Depuis la réforme de 2023, c’est un levier pertinent pour compléter vos revenus et acquérir de nouveaux droits à la retraite de base.

 

Oui, sous réserve d’avoir atteint l’âge légal applicable en fonction de l’année de naissance. Faute d’avoir validé l’ensemble des trimestres requis, vous subirez toutefois une décote applicable au montant de votre pension.

 

Oui, pour les médecins conventionnés, l’Allocation supplémentaire vieillesse (ASV) représente une part significative de la pension globale, sachant que son poids dépend de la durée d’affiliation et du montant des cotisations versées.

 

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