La retraite des médecins : tout ce que vous devez savoir

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la retraite des médecins : âge, calcul de la pension de retraite, spécificités…
Sommaire

Le passage à la retraite pour les médecins est une étape déterminante, signalant le début d’un nouveau chapitre après des années d’engagement envers la santé publique. Avec plus de 237 300 médecins en activité en France au 1er janvier 2024, selon la DREES, le paysage de la retraite médicale se caractérise par sa spécificité et sa complexité. Les médecins, qu’ils soient généralistes ou spécialistes, doivent comprendre toutes les formes de retraite, incluant les retraites de base et les complémentaires, afin d’assurer une transition fluide vers la retraite.

En France, le système prévoit des arrangements particuliers pour la retraite du médecin libéral, généraliste ou spécialiste, des mécanismes dédiés pour le calcul de leur pension, et des dispositifs pour optimiser le montant de la retraite d’un médecin. Les enjeux autour de l’âge de la retraite d’un médecin ajoutent une couche supplémentaire de complexité, rendant primordiale une compréhension claire des options et stratégies disponibles.

Chez neovia retraite, si vous êtes médecin et que vous avez besoin de réponses concrètes, nous vous guidons à travers les divers aspects de la retraite, en vous fournissant les informations nécessaires pour prendre les bonnes décisions et vous assurer ainsi un passage en douceur vers cette nouvelle phase de votre vie.

La retraite des médecins : le régime de base

Tout d’abord il faut savoir que le régime de base s’applique à tous les médecins, qu’ils exercent en libéral ou en salariat, et constitue la première couche de protection pour leur retraite. Le fonctionnement de ce régime repose sur le principe de répartition, où les cotisations des médecins actifs servent à financer les pensions des retraités.

Pour un médecin libéral, le régime de base est géré par la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF), qui veille à la conversion des cotisations versées en points. Le nombre de points acquis, ainsi que la valeur de ces points au moment de la retraite, déterminent le montant de la retraite d’un médecin de base. Ce système par points permet une certaine équité et flexibilité, prenant en compte les variations de revenus au cours de la carrière d’un médecin.

Dans ce contexte, le régime de base est une fondation solide pour la retraite des médecins, mais ils ont également une retraite complémentaire pour maximiser leur pension.

La retraite complémentaire d’un médecin libéral, généraliste ou spécialiste

Après avoir établi les fondations avec le régime de base, la retraite complémentaire représente le deuxième pilier essentiel du système de retraite pour les médecins en France. Ce régime vient compléter les prestations fournies par le régime de base, en permettant aux médecins d’augmenter le montant de leur retraite grâce à des cotisations supplémentaires durant leur carrière.

Pour les médecins libéraux, la retraite complémentaire est gérée également par la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF), qui propose différents niveaux de cotisation, permettant ainsi aux médecins de bénéficier d’une souplesse pour ajuster leur montant en fonction de leurs besoins et de leur capacité à cotiser.

Le système de retraite complémentaire fonctionne également sur un principe de points, similaire au régime de base. Les cotisations versées par les médecins sont converties en points de retraite, dont la valeur est déterminée au moment de la liquidation de cette dernière. Le calcul de la retraite d’un médecin libéral dans ce cadre prend en compte le nombre total de points accumulés, cela permet de définir le montant supplémentaire qui viendra s’ajouter à la pension de base.

De ce fait, une stratégie de cotisation bien planifiée permet aux médecins de maximiser leur pension de retraite, en assurant une source de revenu confortable pour leur retraite.

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Le régime des allocations supplémentaires de vieillesse

Il faut savoir que le régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) constitue le troisième pilier de la retraite pour les médecins libéraux, généralistes ou spécialistes. Il s’agit d’une couche additionnelle de sécurité financière pour leurs années de retraite. 

Spécifiquement conçu pour les médecins conventionnés, ce régime complète les pensions issues des régimes de base et complémentaires, ciblant une amélioration significative du montant de la retraite d’un médecin.

Particularités du régime ASV

Le régime ASV est particulièrement avantageux pour les médecins conventionnés de secteur 1, puisqu’une partie de leurs cotisations est prise en charge par l’Assurance Maladie. Ce soutien financier souligne l’importance accordée à la retraite des professionnels de santé et vise à garantir des conditions de retraite dignes pour ceux qui ont consacré leur vie au service de la santé publique.

Fonctionnement et bénéfices

Comme pour les régimes de base et complémentaire, les cotisations versées au régime ASV sont converties en points, dont la valeur au moment de la retraite détermine le montant de la retraite d’un médecin issu de ce régime. Les médecins bénéficient ainsi d’une triple source de revenu à la retraite, composée du régime de base, de la retraite complémentaire, et du régime ASV, chacun contribuant à l’accumulation de droits à la retraite.

Nous rappelons donc l’importance pour les médecins d’explorer toutes les options disponibles dans le cadre de leur préparation à la retraite, afin d’optimiser leurs pensions et de profiter pleinement de leur contribution au système de soins de santé tout au long de leur carrière.

Quel est l’âge de départ à la retraite d’un médecin ?

L’âge de la retraite d’un médecin est aligné sur les règles générales applicables à tous les travailleurs en France, mais certains aspects spécifiques à la profession médicale méritent que l’on s’y attarde un petit moment.

Fixation de l’âge de départ

L’âge légal pour prétendre à la retraite de base est fixé à 64 ans pour les médecins nés après 1968 et est compris entre 62 et 64 ans pour ceux qui sont nés avant 1968. Le montant de la retraite d’un médecin varie en fonction du nombre de trimestres validés par rapport au nombre de trimestres requis, compris entre 167 et 172 en fonction de l’année de naissance.

Le cumul emploi-retraite est possible pour les médecins, mais il ne peut être libéralisé (c’est-à-dire sans plafond de revenus), que sous certaines conditions :  avoir liquidé ses droits à la retraite auprès de l’ensemble des régimes, à taux plein et à partir de l’âge légal. Cela leur permet de percevoir des revenus tirés de leur activité professionnelle tout en percevant leur retraite.

Impact sur le montant de la retraite

Le choix de l’âge de départ a un impact direct sur le montant. Partir à 64 ans sans avoir le nombre requis de trimestres pour une pension à taux plein peut entraîner une réduction du montant de la pension. À l’inverse, prolonger l’activité professionnelle au-delà de 64 ans permet non seulement d’accumuler des trimestres supplémentaires, mais peut aussi ouvrir le droit à une surcote, augmentant ainsi le montant final de votre retraite de médecin.

Stratégies d’optimisation

Les médecins ont plusieurs stratégies à leur disposition pour optimiser leur âge de départ à la retraite et maximiser leur pension. L’une d’elles consiste à poursuivre l’activité professionnelle pour bénéficier de la surcote mentionnée précédemment. Une autre stratégie est le cumul emploi-retraite, qui permet de recevoir la totalité de la retraite tout en poursuivant une activité professionnelle. Par ailleurs, si vous souhaitez diminuer votre activité petit à petit, la retraite progressive est ouverte aux médecins depuis la réforme des retraites de 2023. Ainsi, deux années avant votre âge légal, vous pouvez diminuez votre activité et percevoir une fraction de votre retraite du régime de base. 

Nous vous recommandons de vous faire accompagner par des conseillers spécialisés tels que ceux de neovia retraite pour évaluer vos différentes options et déterminer le moment le plus opportun pour prendre votre retraite, en tenant compte de votre situation personnelle, de vos objectifs de vie, et de l’impact sur le montant de votre retraite d’un médecin.

Les caisses de retraite plus en détails

Nous l’avons vu, la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF), administre les régimes de base, complémentaires, et les allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) pour les médecins libéraux, généralistes et spécialistes. Elle est responsable de la collecte des cotisations, du calcul des points de retraite, et de la distribution des pensions. Cette caisse dispose de ressources et d’outils pour aider les médecins à planifier leur retraite, y compris des simulateurs de retraite et des conseils personnalisés.

L’interaction avec votre caisse de retraite est nécessaire pour avoir toutes les informations précieuses sur les évolutions législatives et réglementaires qui peuvent affecter les pensions de retraite.

Les services proposés 

En plus de gérer les pensions, les caisses de retraite proposent souvent des services supplémentaires, tels que des séminaires de préparation à la retraite des médecins, des consultations individuelles, et des conseils sur le cumul emploi-retraite. Ces derniers sont établis pour aider les médecins à aborder leur retraite avec confiance.

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Quel est le montant et le calcul de la retraite d’un médecin libéral, généraliste ou spécialiste ?

Pour les médecins libéraux, généralistes ou spécialistes, le calcul de la retraite implique plusieurs facteurs, notamment le nombre de points validés, la valeur du point, l’âge de départ à la retraite, et le nombre de trimestres cotisés.

Calcul de la retraite de base d’un médecin

La formule pour calculer la retraite de base d’un médecin libéral, généraliste ou spécialiste se résume à « nombre de points validés x valeur du point ». Cette formule prend toute son importance si le médecin a accumulé suffisamment de trimestres d’assurance vieillesse au cours de sa carrière, dans tous les régimes confondus. 

Par exemple, pour un médecin né en 1959 ou 1960, 167 trimestres sont nécessaires pour obtenir une pension à taux plein, tandis que pour ceux nés entre le 1er septembre 1961 et 1962, 169 trimestres sont requis.

Si un médecin décide de partir à la retraite à l’âge légal sans avoir le nombre de trimestres requis pour une pension à taux plein, le montant de sa retraite subit une décote. Cette décote est de 1,25 % par trimestre manquant, soit par rapport au nombre de trimestres nécessaires, soit par rapport à l’âge du taux plein automatiquement accordé à 67 ans. Ainsi, un médecin né en 1962 avec seulement 160 trimestres au lieu des 169 requis, se verrait appliquer une décote de 9 trimestres sur sa pension, soit 11,25 % (1,25 x 9).

Exemple concret de calcul :

Prenons l’exemple d’un médecin né en 1959, partant à la retraite à 62 ans (âge légal) avec 155 trimestres au lieu de 167 nécessaires. Plutôt que de bénéficier d’une pension à taux plein, il se retrouverait avec une pension liquidée à seulement 85 % de ce taux, compte tenu des 12 trimestres manquants pour atteindre les 167 requis.

Surcote de la retraite d’un médecin

Pour obtenir une surcote sur sa pension de base, le médecin doit continuer à travailler et cotiser au-delà de l’âge et du nombre de trimestres requis pour le taux plein. Chaque trimestre supplémentaire cotisé augmente la retraite de base de 1,25 %. Ainsi, un médecin prolongeant d’un an son activité au-delà de l’acquisition du taux plein verrait sa retraite de base augmenter de 5% (1,25% x 4 trimestres).

Pour les retraites complémentaires et ASV, il suffit de poursuivre son activité au-delà de 62 ans pour que le médecin bénéficie d’une surcote « en temps choisi ». Cette surcote est de  de 1,25% par trimestre supplémentaire jusqu’à 65 ans, puis de 0,75 % par trimestres supplémentaire jusqu’à 70 ans. Ainsi, la surcote est de 5 % par an jusqu’à 65 ans, puis de 3 % par an de 65 à 70 ans, pour un maximum de 30 % de surcote à 70 ans. 

Dates clés et âge du taux plein

Il est important de noter que, à partir d’un certain âge, la retraite d’un médecin libéral est automatiquement liquidée à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Pour ceux nés à partir de 1955, cet âge est fixé à 67 ans.

Le cumul emploi-retraite, qu’est-ce que c’est ?

Le dispositif du cumul emploi-retraite permet aux médecins de continuer à exercer leur profession tout en percevant leur pension de retraite. Cette option est particulièrement attrayante pour ceux qui souhaitent maintenir une activité professionnelle après l’âge officiel de départ à la retraite, permettant ainsi d’améliorer le montant de leur pension ou simplement de rester actifs dans leur domaine de compétence.

Comment fonctionne ce dispositif ?

Il offre la possibilité aux médecins retraités de reprendre une activité professionnelle tout en continuant à percevoir les pensions de retraite de médecin auxquelles ils ont droit.

Avantages et considérations :

Le principal avantage du cumul emploi-retraite pour les médecins est la possibilité de poursuivre son activité tout en touchant la pension de retraite, ce qui permet d’augmenter leurs revenus globaux. En d’autres termes, cette option contribue à une transition plus souple vers la retraite complète pour ceux qui ne sont pas prêts à quitter totalement le marché du travail. 

Par ailleurs, la réforme de 2023 a permis aux personnes bénéficiant du cumul emploi-retraite libéralisé d’obtenir des droits nouveaux à la retraite sur les cotisations versées. Ces droits ne sont acquis que sur le régime de base, et son plafonnés à 5 % du Plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 2 355 € en 2025.

Conditions et limites :

Pour bénéficier de ce dispositif, les médecins doivent bénéficier du cumul emploi-retraite libéralisé, c’est-à-dire avoir liquidé l’ensemble de leurs droits à la retraite à taux plein à partir de l’âge légal.

Si l’ensemble de ces conditions ne sont pas réunies, le régime du cumul emploi-retraite plafonné s’appliquera : les cotisations versées ne permettront pas d’acquérir des droits nouveaux à la retraite, et les médecins devront respecter un plafond égal ou inférieur au PASS (47 100 euros en 2025).

Impact sur la couverture sociale :

Les médecins en cumul emploi-retraite doivent prendre en compte les conséquences de leur statut sur leur couverture sociale. Bien que la reprise d’activité permette de bénéficier à nouveau de certains droits liés à l’activité professionnelle, certaines protections, comme le régime invalidité-décès, peuvent ne plus s’appliquer dans le cadre du cumul emploi-retraite.

La retraite progressive 

C’est une autre option stratégique pour les médecins qui souhaitent réduire progressivement leur activité professionnelle tout en commençant à percevoir une partie de leur retraite. Cette formule est particulièrement adaptée aux médecins en fin de carrière, afin d’aller doucement vers leur retraite complète.

Le principe de la retraite progressive

La retraite progressive permet aux médecins de travailler à temps partiel et de recevoir une fraction de leur pension de retraite de médecin proportionnelle à la réduction de leur activité. C’est un bon équilibre entre la vie professionnelle et la retraite, en adaptant le rythme de travail aux besoins et aux souhaits du médecin approchant de la retraite.

Quelles sont les conditions d’éligibilité ? 

Pour en profiter, les médecins doivent remplir certaines conditions, notamment un âge minimum et un nombre minimal de trimestres cotisés. L’âge requis pour entrer dans le dispositif de retraite progressive est fixé à 2 ans avant l’âge légal de la retraite, soit 62 ans pour les personnes nées à compter de 1968, et entre 60 et 62 ans pour les personnes nées avant 1968.

Calcul de la pension de retraite progressive

Le montant de la retraite d’un médecin en retraite progressive est calculé en fonction de la baisse des revenus par rapport aux 5 années précédant la retraite progressive. Prenons l’exemple d’un médecin qui choisit de baisser son revenu de 50 % par rapport à ses 5 dernières années de revenu, celui-ci recevra une fraction de sa retraite correspondant à la baisse de revenus, soit 50 % de sa pension complète potentielle. Ce calcul tient compte des droits acquis jusqu’au début de la retraite progressive. Attention, la baisse de revenus doit être comprise entre 20% et 60%, et la retraite progressive ne peut commencer qu’au 1er janvier d’une année. 

Quels sont les avantages de la retraite progressive pour les médecins ?

Elle permet de basculer vers la retraite plus sereinement. Effectivement, elle réduit le stress lié à un arrêt complet et soudain de l’activité professionnelle, et maintient une source de revenu stable tout en utilisant une partie de la pension de retraite des médecins.
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Zoom sur le rachat de trimestres pour le cumul emploi-retraite

Le rachat de trimestre est une option stratégique qui donne la possibilité aux médecins d’optimiser leur situation pour pouvoir liquider leur retraite à taux plein, en vue d’augmenter le montant de leur pension de retraite et de pouvoir bénéficier du cumul emploi-retraite libéralisé. Cette démarche est particulièrement pertinente pour les médecins souhaitant compléter leur nombre de trimestres cotisés afin de bénéficier d’une retraite à taux plein tout en continuant une activité professionnelle.

Les conditions d’accès au rachat de trimestres

Que ce soit avant ou après l’âge légal de départ à la retraite, les médecins ont la possibilité de racheter des trimestres. Le rachat permet de compenser des périodes d’études supérieures ou des années incomplètes de cotisation, ce qui augmente le nombre de trimestres reconnus pour la retraite. Ceci peut s’avérer nécessaire pour atteindre le seuil requis pour une retraite à taux plein.

Les informations essentielles à retenir

La préparation à la retraite des médecins en France est un processus complexe qui nécessite une expertise particulière au vu des nombreux aspects de la planification de la retraite. Quelques points clés à retenir pour ne rien rater :

  • Comprendre le régime de base, et les retraites complémentaire et ASV : les médecins libéraux bénéficient d’un régime de retraite composé de trois piliers, incluant un régime de base, une retraite complémentaire et une retraite ASV gérés par la CARMF, qui sont essentiels dans le calcul du montant de la retraite d’un médecin.
  • Optimiser l’âge de départ à la retraite : l’âge de la retraite d’un médecin influence directement le montant de la pension.
  • Maximiser la pension par la surcote : les médecins ont la possibilité d’augmenter leur pension de retraite de base à travers la surcote, en continuant leur activité au-delà de l’âge ou du nombre de trimestres nécessaires pour le taux plein.
  • Considérer le cumul emploi-retraite : il permet aux médecins de continuer à exercer tout en percevant leur pension, c’est une source de revenus supplémentaire sans augmenter le montant de la pension future.
  • Envisager la retraite progressive : pour une transition en douceur, la retraite progressive permet de réduire l’activité professionnelle tout en commençant à percevoir une partie de la retraite.
  • Planification et conseils : la consultation d’experts en retraite pour les médecins est vivement recommandée pour une planification optimale.

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Chez neovia, nous sommes spécialisés en planification de la retraite des médecins, avec un accompagnement personnalisé pour vous aider à comprendre la complexité des régimes de retraite. Si vous souhaitez évaluer le montant de votre retraite de médecin libéral, généraliste ou spécialiste, nous proposons des solutions adaptées à votre situation. 

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FAQ

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Oui. Ce dispositif permet de combler des périodes non cotisées (études, stages, années incomplètes) pour améliorer sa pension ou réduire une décote. Il est accessible à tout assuré entre 20 et 67 ans, dans la limite de 12 trimestres maximum sur toute la carrière.

Le coût varie selon l’âge et le revenu — plus on attend, plus c’est cher — mais les sommes versées sont déductibles des revenus imposables. Le paiement peut être étalé sur 1, 3 ou 5 ans.

 

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par an.

 

Partir à 62 ans avec 120 trimestres signifie avoir un nombre important de trimestres manquants (entre 47 et 52 selon votre génération). La décote appliquée atteint dans tous les cas son plafond maximum de 25 %, ce qui réduit significativement votre pension de base.

Concrètement, une pension calculée à 1 200 €/mois sans décote ne vous en verserait plus que 900 €/mois.

La meilleure alternative dans cette situation est souvent d’attendre vos 67 ans : vous obtenez alors automatiquement le taux plein, sans décote, quel que soit votre nombre de trimestres.

 

Le nombre de trimestres requis varie entre 167 et 172 selon votre date de naissance, avec un âge légal de départ compris entre 62 et 64 ans. Le maximum de 172 trimestres (43 ans de cotisation) s’applique à toutes les générations nées à partir de 1965 (1966 pour les retraites liquidées à compter du 1er septembre 2026, suite à la suspension de la réforme des retraites).

À noter : à 67 ans, le taux plein est automatique quel que soit votre nombre de trimestres.

 

Oui, plusieurs leviers existent :

  • Travailler plus longtemps : chaque année supplémentaire génère de nouveaux points.
  • Racheter des points : il est possible de combler certaines périodes peu cotisées (études, années incomplètes), dans la limite de 420 points au total. Plus le rachat est fait tôt, moins il est coûteux.
  • Corriger son relevé de carrière : des points peuvent manquer par erreur. À partir de 55 ans, une demande de correction est possible sur info-retraite.fr.
  • Demander un entretien retraite : dès 45 ans, votre caisse peut vous aider à simuler votre pension et envisager un rachat de points.

 

Plusieurs options s’offrent à vous :

  • agirc-arrco.fr : accédez à votre espace personnel pour consulter votre relevé annuel de points (RAP) et obtenir une estimation de votre future pension.
  • info-retraite.fr : consultez votre relevé individuel de situation (RIS), qui centralise vos droits auprès de tous vos régimes de retraite.

Dans les deux cas, la connexion se fait via FranceConnect.

 

Oui, la valeur du point est révisée chaque année à l’automne, après négociation entre syndicats et patronat. Elle suit en général l’évolution des salaires et de l’inflation : +5,12 % en 2022, +4,9 % en 2023, +1,6 % en 2024.

En 2026, la valeur reste gelée à 1,4386 € faute d’accord lors des négociations de l’automne 2025.

 

Non, vos points sont en principe acquis définitivement, quels que soient les événements de votre carrière.

Cependant, des points peuvent manquer à cause d’erreurs administratives ou d’oublis lors de changements d’employeur. Dans ce cas, il est possible de les récupérer en contactant sa caisse de retraite.

Une fois la retraite liquidée, un délai de prescription de 5 ans s’applique pour réclamer des droits manquants. Mieux vaut donc vérifier son relevé avant de partir.

 

Il n’existe pas de nombre minimum de points requis. Plus vous en accumulez tout au long de votre carrière, plus votre pension sera élevée.

Votre pension annuelle se calcule ainsi : nombre de points × 1,4386 € (valeur du point en vigueur depuis novembre 2024). Par exemple, 5 000 points donnent droit à environ 600 €/mois.

Vous pouvez liquider votre retraite complémentaire dès l’âge légal de départ, à condition d’avoir droit à une retraite de base à taux plein. Pensez à faire votre demande 5  mois à l’avance.

À noter : le malus de 10 % (coefficient de solidarité) a été supprimé depuis avril 2025.

 

Le salaire que vous pouvez percevoir en cumul emploi-retraite dépend de votre situation.

  • Si vous bénéficiez du cumul emploi-retraite intégral (retraite à taux plein et toutes les pensions liquidées), vous pouvez percevoir un salaire sans plafond de revenus tout en continuant à toucher votre pension.
  • Si vous êtes en cumul emploi-retraite plafonné (sans taux plein), le total pension de retraite + revenus d’activité ne doit pas dépasser 160 % du SMIC ou la moyenne de vos 3 derniers salaires avant la retraite. Si ce plafond est dépassé, le montant de la pension peut être réduit.

Exemple :
Si votre pension est de 1 500 € par mois et que votre plafond de cumul est fixé à 2 800 €, vous pouvez gagner jusqu’à 1 300 € de salaire sans impact sur votre retraite. Au-delà de ce montant, votre pension sera diminuée du dépassement.

 

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