Les nouvelles règles d’attribution des pensions de réversion ARRCO AGIRC depuis 2019

A l’occasion de la fusion des points ARRCO et AGIRC, les conditions d’attribution des pensions de réversion ont été modifiées.
Sommaire

1. Principe : l’ayant-droit doit avoir 55 ans.

Jusqu’au 31/12/2018, la pension de réversion pour l’AGIRC était attribuée à l’ayant droit (= conjoint survivant) seulement lorsque celui-ci avait au moins 60 ans. Cette condition différait de l’ARRCO, qui attribuait la pension de réversion dès les 55 ans de l’ayant-droit.

Avec la fusion des points ARRCO-AGIRC, la condition d’âge pour bénéficier d’une pension de réversion est unilatéralement fixée à 55 ans.

Dans certains cas la pension de réversion ARRCO-AGIRC pourra être attribuée aux ayant-droits de moins de 55 ans :

  • au moment du décès le conjoint-survivant a au moins 2 enfants à charge ; le droit restera ouvert même lorsque les enfants ne seront plus à charge et que l’ayant-droit n’a pas encore 55 ans
  • le conjoint-survivant est invalide. La pension de réversion ne sera plus versée si l’invalidité cesse et que le conjoint-survivant a moins de 55 ans

2. Divorce : le défunt n’était pas remarié au moment du décès.

Si la personne décédée ne s’était pas remariée après un ou plusieurs divorces, le(s) ex-époux survivant(s) pourra / pourront bénéficier d’une pension de réversion, proportionnelle à la durée de leur mariage par rapport à la durée d’assurance du défunt.

Si la durée totale de tous les mariages est supérieure à la durée d’assurance du défunt, le prorata se fait sur la durée des mariages uniquement (sans rapport à la durée d’assurance).

Dans tous les cas, la pension de réversion n’est plus versée à un ex-époux survivant qui se remarie par la suite.

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3. Divorce : le défunt était remarié au moment du décès

Si le défunt s’était remarié après un ou plusieurs divorces, le conjoint survivant devra alors partager la pension de réversion avec le(s) ex-époux du précédent mariage. Le partage de la pension de réversion sera effectué au prorata de la durée de chacun des mariages.

Seule exception : si le 1er mariage a pris fin avant le 01/07/1980, et que le second mariage a eu lieu avant le 13/01/1998, alors la pension de réversion ne sera reversée qu’au dernier conjoint survivant.

Là encore, la pension de réversion n’est plus versée à l’époux survivant s’il se remarie par la suite.

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4. Pas d’application du bonus-malus

La pension de réversion correspond à 60% des droits acquis + 100% des majorations familiales que percevait (ou aurait pu percevoir) le défunt. Si la retraite était déjà liquidée au moment du décès, les éventuelles minorations sont prises en compte, mais pas les bonus / malus.

Si la personne décédée n’était pas retraitée, le calcul est fait à taux plein.

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Une évolution des règles

A l’occasion de la fusion des points ARRCO et AGIRC, les conditions d’attribution des pensions de réversion correspondantes ont été modifiées à compter du 01/01/2019. Revue de détail.

Pour rappel une pension de réversion est une partie de la pension de retraite dont bénéficiait (ou aurait pu bénéficier une fois retraité) un assuré décédé. Cette pension de réversion est attribuée à l’époux survivant (voire à l’ex-époux).

Les nouvelles règles listées ci-après ne s’appliquent qu’aux pensions de réversion de l’ARRCO-AGIRC en cas de décès à compter du 01/01/2019 : dans le cas contraire ce sont bien les anciennes règles qui s’appliquent. »

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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