Retraite : j’ai travaillé en Angleterre, quelle pension obtenir ?

Découvrez les modalités de votre pension de retraite si vous avez travaillé en Angleterre avant ou après le Brexit.
Sommaire

En résumé :

  • Malgré le Brexit, les droits à la retraite des travailleurs ayant des carrières mixtes entre le Royaume-Uni et la France restent protégés. 
  • Transférer vos droits de retraite nécessite une bonne compréhension des procédures.
  • Vous devez soumettre votre demande à la caisse de retraite de votre pays de résidence.
  • Consultez un expert en retraite pour un calcul précis et personnalisé.

Travailler à l’étranger peut avoir de nombreuses conséquences sur votre retraite. Si vous avez travaillé en Angleterre, il est crucial de comprendre comment ces années de travail peuvent affecter vos droits à la retraite.
L’accord Brexit a modifié les relations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne, mais fort heureusement le système de calcul de la retraite reste inchangé.

Comprendre le système de retraite du Royaume-Uni

Le système de retraite au Royaume-Uni repose sur plusieurs piliers qui comprennent la pension d’État et des pensions privées. Tout au long de la carrière, une partie du salaire est prélevée par l’État pour financer la « state pension », la retraite publique et obligatoire de la National Insurance. Cette retraite est la même pour tous les britanniques, quel que soit le montant de leur salaire. C’est pourquoi de nombreux britanniques souscrivent à une retraite complémentaire, non obligatoire mais fortement recommandée, connue sous le nom de « workplace pension » ou « private pension ».

À noter : Il est possible de cotiser pour la retraite au Royaume-Uni uniquement si vous êtes domicilié là-bas, puisqu’il y a une condition de résidence.

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L’accord entre la France et le Royaume-Uni pour la retraite

Depuis le Brexit, effectif depuis le 31 janvier 2020, les relations entre les Etats de l’Union européenne et le Royaume-Uni en matière de sécurité sociale et de retraite sont régies par l’accord de retrait de janvier 2020 et par l’accord de commerce et de coopération (ACC) conclu en décembre 2020 et applicable depuis le 1er janvier 2021.

L’ACC s’inspire des principes des règlements européens de coordination de sécurité sociale. Grâce à cet accord, les périodes de travail en France et au Royaume-Uni continuent d’être comptabilisées pour l’ouverture et le calcul des droits à la retraite dans les deux pays.

En clair, malgré le Brexit, les années où vous avez travaillé au Royaume-Uni sont toujours reconnues par le système de retraite français, et inversement. Les citoyens de l’UE travaillant au Royaume-Uni continueront à bénéficier des mêmes règles de totalisation et de transfert des droits à la retraite.

Retraite : j’ai travaillé en Angleterre avant le 31 décembre 2020

Si vous avez travaillé au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition fixée au 31 décembre 2020, vos périodes d’activité au Royaume-Uni sont prises en compte dans le cadre de l’ouverture et du calcul de votre retraite française, quelle que soit la date effective de liquidation de votre retraite. En d’autres termes, pour les périodes validées avant le Brexit, c’est le règlement européen qui s’applique. (Source : https://brexit.gouv.fr/)

Retraite : j’ai travaillé / je travaille en Angleterre après le 31 décembre 2020

Si vous travaillez au Royaume-Uni et continuez à y travailler après le Brexit, l’accord entre l’UE et le Royaume-Uni prévoit que la coordination en matière de sécurité sociale continue à s’appliquer. Vos périodes travaillées au Royaume-Uni, avant et après cette date, seront donc bien prises en compte, ainsi que vos périodes françaises pour l’ouverture et le calcul des retraites françaises et britanniques. (Source : https://brexit.gouv.fr/)

J’ai travaillé 2 ans en Angleterre : quels impacts sur ma retraite ?

Selon le Cleiss (Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale), même si vous n’avez travaillé que 2 ans en Angleterre, ces années peuvent contribuer à votre retraite. En effet, les cotisations versées pendant cette période peuvent être transférées et comptabilisées dans le calcul de votre retraite française.

Concrètement, il faut avoir cotisé 172 trimestres (à partir de 1965) pour bénéficier d’une retraite à taux plein en France. Les deux années travaillées au Royaume-Uni seront comprises dans le calcul du nombre de trimestres. En revanche, le montant de votre salaire perçu au Royaume-Uni ne sera pas pris en compte.

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J’ai travaillé 5 ans en Angleterre : quels impacts sur ma retraite ?

Travailler 5 ans au Royaume-Uni peut vous permettre d’acquérir davantage de droits à la retraite. En général, cinq ans de cotisations ouvrent des droits significatifs dans le système britannique. Par exemple, pour un salaire annuel moyen de 40 000 £, avec un taux de cotisation de 10 %, vous aurez cotisé 20 000 £ en cinq ans. Ce montant peut être transféré vers la France ou cumulé pour optimiser vos droits.

J’ai travaillé 10 ans en Angleterre : quelles conséquences pour ma retraite ?

Avec 10 ans de travail en Angleterre, vous aurez accumulé des droits substantiels. Supposons que votre salaire annuel soit de 35 000 £ avec un taux de cotisation de 12 % ; cela représenterait 39 200 £ de cotisations sur dix ans. Ce montant vous donne une base solide pour une pension au Royaume-Uni, ou il peut être transféré en France pour optimiser votre retraite.

Comment demander sa retraite lorsqu’on a travaillé en Angleterre ?

Au Royaume-Uni comme en France, la retraite n’est pas attribuée de manière systématique, il faut en faire la demande auprès de la caisse de retraite de votre pays de résidence.

  • Si vous résidez en France, adressez-vous à votre caisse de retraite de votre lieu de dernière affiliation (Carsat/Cnav, CGSS, CCMSA, etc.).
  • Si vous résidez toujours au Royaume-Uni, la demande est à faire auprès des caisses de retraite britanniques où vous avez cotisé. 

Lors de la liquidation de votre retraite, la caisse de votre pays de résidence écrit à son correspondant au Royaume-Uni ou en France, en précisant le nombre de trimestres cotisés. La réponse sera prise en compte en France / au Royaume-Uni pour prendre en compte la durée d’assurance dans le calcul de la retraitevous éviter la décote. Ainsi, chaque pays verse sa retraite selon ses propres règles mais prend en compte la période validée dans l’autre pays pour attribuer une retraite.

Sources utilisées :

https://brexit.gouv.fr/sites/brexit/accueil/vous-etes-br-francais/retour-retraite.html

https://www.cleiss.fr/faq/brexit.html

https://www.xn--cfdt-retraits-mhb.fr/56-Droits-a-la-retraite-acquis-a-l-etranger

https://impacto-conseil.com/actualites/periodes-travaillees-au-royaume-uni-et-retraite-en-france/

https://brexit.gouv.fr/sites/brexit/accueil.html

https://london.frenchmorning.com/fiches/la-retraite-au-royaume-uni/periodes-de-travail-en-france-et-au-royaume-uni-comment-faire-valoir-ses-droits-une-fois-a-la-retraite/« 

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FAQ

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La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

Le RSI n’existant plus, il faut s’adresser à l’organisme compétent selon votre besoin : Assurance retraite pour la retraite, CPAM pour la santé, URSSAF pour les cotisations. Pour y voir clair et éviter les allers-retours, un expert Neovia peut faire le point avec vous lors d’un rendez-vous gratuit.

 

Trois interlocuteurs : l’Assurance retraite (CARSAT) pour la retraite, la CPAM pour la santé et l’URSSAF pour les cotisations. Pour toute question retraite, votre interlocuteur unique est l’Assurance retraite.

 

Oui, indirectement. Le RSI a d’abord été transformé en Sécurité sociale des indépendants (SSI), une structure de transition, avant d’être totalement intégré au régime général. Les indépendants relèvent désormais des mêmes organismes que les salariés.

 

Non. Le RSI a été supprimé au 1er janvier 2018. Il a laissé place à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), elle-même intégrée au régime général depuis le 1er janvier 2020. Aujourd’hui, on parle simplement de la protection sociale des indépendants, gérée par les organismes du régime général.

 

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