Tout savoir sur la retraite d’un chirurgien

Connaître le montant exact de votre pension, aborder le sujet du cumul emploi-retraite, neovia vous conseille sur toutes les démarches à suivre.
Sommaire

La retraite d’un chirurgien présente des nuances importantes en fonction de leur mode d’exercice professionnel. Avec environ 45% des chirurgiens exerçant en libéral, 35% en tant que salariés principalement dans les hôpitaux en tant que praticiens hospitaliers, et les 20% restants pratiquant une activité mixte combinant libéral et salariat, la planification de la retraite doit être adaptée à chaque situation. 

Ces différences d’exercice influencent non seulement le niveau des cotisations retraite mais également le type de prestations de retraite auxquelles ces chirurgiens peuvent prétendre. Compte tenu de leur revenu élevé durant leur carrière, les chirurgiens doivent se préparer à une baisse significative de leurs revenus à la retraite, malgré les pensions substantielles qu’ils peuvent percevoir. Ce guide vise à clarifier les différentes composantes de la retraite des chirurgiens afin de vous aider à comprendre et à optimiser vos futurs droits à la retraite.

Comment la retraite d’un chirurgien se compose-t-elle ?

La retraite des chirurgiens est structurée en plusieurs couches qui varient selon le statut et le secteur d’activité.
Voici comment elle se compose :

La retraite des chirurgiens libéraux :

  • La retraite de base : ce régime est géré par la Caisse nationale d’assurance Vieillesse des professions libérales (CNAVPL).
    La retraite de base constitue environ 21% de la pension totale d’un chirurgien. Elle est calculée sur la base des points cumulés tout au long de la carrière, jusqu’à un maximum de 587 points par an depuis 2025 (550 points maximum avant 2025). En 2025, la valeur du point est de 0,6540 €.
    La contribution mensuelle moyenne pour ce régime était de 592 € en 2023.
     La retraite des chirurgiens est versée par la CARMF (caisse autonome de retraite des Médecins de France). 
  • La retraite complémentaire : représentant 45% du montant total de la pension, la retraite complémentaire est également basée sur un système de points.
    Chaque année de carrière peut rapporter jusqu’à 10 points, avec une valeur du point fixée à 76,15 € en 2025.
    Dans ce régime, le nombre de points acquis est proportionnel aux revenus non-salariés du chirurgien, permettant ainsi une adaptation de la pension en fonction des revenus réels.
     
  • Le régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) : il complète la pension des chirurgiens et représente environ 34% de leur retraite, soit une moyenne de 697 € par mois en 2023.
    Chaque année permet de cumuler jusqu’à 36 points, avec une valeur du point de 11,71 €. Pour les chirurgiens conventionnés, une partie des cotisations à ce régime est prise en charge par l’assurance maladie. Les modalités d’acquisition des points dans ce régime ont également évolué avec le temps.

Les cotisations à la retraite des praticiens hospitaliers :

  • Régime de base de la CNAV pour les praticiens hospitaliers, qui calcule la pension sur la base des 25 meilleures années d’activité, au taux de 50 % maximum.
  • L’Ircantec gère la retraite complémentaire obligatoire des praticiens hospitaliers, avec une pension calculée sur le total des points acquis multipliés par la valeur du point (0,55553 € en 2025).

La retraite des chirurgiens avec activité mixte :

Ces chirurgiens cotisent aux régimes applicables à la fois pour leurs activités libérales et hospitalières. Ils bénéficient donc des pensions de la CARMF et, pour leur part hospitalière, de la CNAV et de l’Ircantec.

Quel est le montant de la retraite d’un chirurgien en moyenne ?

En 2023, le montant moyen de la retraite mensuelle des chirurgiens était de 3 087 euros. Ce chiffre reflète les pensions cumulées de plusieurs régimes de retraite auxquels les chirurgiens contribuent tout au long de leur carrière. Bien entendu, ce chiffre n’est qu’une moyenne et peut varier considérablement en fonction des années de cotisation, du type d’exercice (libéral, salarié, ou mixte), et de l’âge auquel ils choisissent de prendre leur retraite.

Quel est l’âge de départ à la retraite d’un chirurgien ?

L’âge moyen de départ à la retraite pour les chirurgiens est de 65 ans et demi. Cependant, l’âge exact et les conditions pour toucher une retraite à taux plein dépendent, là encore, de plusieurs facteurs, notamment l’année de naissance et le nombre de trimestres cotisés.

 

Année de naissance Âge minimum de départ à la retraite Trimestres – Retraite à taux plein
1958 à 1960 62 ans 167 trimestres (41 ans, 9 mois)
Janvier 1961 à août 1961 62 ans 168 trimestres (42 ans)
Septembre 1961 à décembre 1961 62 ans et 3 mois 169 trimestres (42 ans, 3 mois)
1962 62 ans et 6 mois 169 trimestres (42 ans, 3 mois)
1963 62 ans et 9 mois 170 trimestres (42 ans,  6 mois)
1964 63 ans 171  trimestres (42 ans, 9 mois)
1965 63 ans et 3 mois 172  trimestres (43 ans)
1966 63 ans et 6 mois 172  trimestres (43 ans)
1967 63 ans et 9 mois 172 trimestres (43 ans)
1968 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1969 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1970 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1971 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1972 64 ans 172 trimestres (43 ans)
à partir de 1973 64 ans 172 trimestres (43 ans)

 

L’âge de départ à la retraite à taux plein pour les chirurgiens

Vous l’aurez compris, le chirurgien va pouvoir partir à la retraite à taux plein lorsqu’il aura acquis le nombre de trimestres requis en fonction de son année de naissance. En tout état de cause, s’il n’atteint jamais ce nombre de trimestres, il pourra demander ses retraites à 67 ans à taux plein au plus tard. 

Comment préparer au mieux sa retraite de chirurgien ?

Pour les chirurgiens planifiant leur retraite, il est essentiel d’adopter une stratégie bien structurée afin de garantir une transition financière fluide après des années de pratique intensive. Voici quelques clés pour une préparation efficace de votre future retraite de chirurgien

  • Planification précoce : commencez tôt à planifier votre retraite pour ajuster vos cotisations et maximiser vos points dans chaque régime. Une approche proactive permet de s’assurer que toutes les années de service sont comptabilisées et que les erreurs de cotisation sont corrigées bien avant votre départ en retraite. Cela vous donne également suffisamment de temps pour faire des ajustements basés sur les changements de législation ou de situation personnelle.
  • L’optimisation de retraite avec neovia : en tant que leader du conseil retraite en France depuis plus de 20 ans, neovia se spécialise dans l’accompagnement personnalisé des professions libérales, notamment les chirurgiens. Notre équipe d’experts en droit social et comptabilité vous aide à vérifier et optimiser votre carrière pour une retraite sereine. Profitez de notre diagnostic initial, suivi d’un accompagnement personnalisé jusqu’à l’élaboration de votre plan de retraite. Chez neovia, chaque client bénéficie d’un conseiller dédié pour garantir une expérience fluide et informative.

La pension de réversion

La pension de réversion est ouverte au conjoint survivant ou aux ex-conjoints non remariés, sous certaines conditions, et varie selon le régime :

  • Régime de base :– Condition de mariage : le conjoint doit avoir été marié avec le chirurgien
    – Condition d’âge : le bénéficiaire doit être âgé d’au moins 55 ans
    – Ressources du conjoint : le montant des ressources du conjoint survivant ne doit pas excéder 24 710,40€ par an pour un célibataire. Montant de 39 536,64€ s’il est en couple (valeurs 2025).
    – Taux de réversion : 54% de la pension que le chirurgien aurait perçu est reversé au conjoint survivant.
  • Régime complémentaire :- Condition de mariage : le mariage doit avoir duré au moins deux ans (sauf si un enfant est issu de l’union).
    – Condition d’âge : le bénéficiaire doit être âgé d’au moins 62 ans.
    – Ressources du conjoint : il n’y a pas de restriction sur les ressources pour ce régime
    – Taux de réversion : 60% de la pension complémentaire du chirurgien est attribuée au conjoint survivant.
  • Régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) :- Condition de mariage : comme pour le régime complémentaire, le mariage doit avoir duré au moins deux ans (sauf si un enfant est issu de l’union).
    – Condition d’âge : le bénéficiaire doit être âgé d’au moins 62 ans.
    – Ressources du conjoint : ce régime ne pose pas non plus de restriction sur les ressources du conjoint.
    – Taux de réversion : 50% de la pension ASV est versée au bon survivant

La retraite d’un chirurgien : en conclusion

Planifier sa retraite est un processus essentiel, particulièrement pour les chirurgiens dont la carrière est marquée par des défis uniques et des responsabilités accrues.
Chez neovia, nous comprenons l’importance d’une préparation minutieuse pour garantir que votre transition vers la retraite soit aussi fluide et sécurisée que possible.
Nos experts, spécialisés dans le conseil
retraite aux chirurgiens, utilisent leur expertise approfondie en droit social et en comptabilité pour offrir des solutions personnalisées qui maximisent vos droits à la retraite.

En faisant appel à neovia, vous bénéficiez non seulement d’une évaluation détaillée de votre situation actuelle, mais aussi de stratégies d’optimisation adaptées à votre parcours professionnel. Nous vous accompagnons à chaque étape, du premier diagnostic jusqu’à la mise en œuvre de votre plan de retraite, en passant par la correction des anomalies et l’exploitation des dispositifs les plus avantageux pour vous. Notre engagement est de vous assurer une retraite confortable et méritée, vous permettant de profiter pleinement de vos années après la chirurgie sans inquiétude financière.

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Contactez-nous pour découvrir comment notre accompagnement sur mesure peut transformer votre planification de retraite en une expérience sereine et bénéfique. Pensez à votre avenir dès aujourd’hui avec neovia, où votre retraite de chirurgien est entre les mains d’experts dédiés.« 

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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