Tout savoir sur la retraite d’un psychiatre

Ici, toutes les informations à connaître sur la retraite des psychiatres, entre praticiens libéraux et hospitaliers.
Sommaire

La retraite d’un psychiatre, tout comme celle de la plupart des autres professionnels de la santé, est conditionnée par leur mode d’exercice. Les psychiatres peuvent choisir de pratiquer de manière indépendante, être employés par des institutions publiques ou privées, ou combiner ces deux formes d’activité. 

Chacun de ces choix impacte différemment leur planification de retraite en fonction des régimes auxquels ils contribuent et des bénéfices qu’ils peuvent en tirer. Cette diversité dans les modes d’exercice nécessite une approche personnalisée pour la préparation à la retraite afin de faire en sorte que chaque psychiatre maximise ses droits tout en anticipant les variations de revenu après la cessation de son activité professionnelle. 

Ce guide a pour objectif de détailler les implications de chaque choix de carrière sur la retraite des psychiatres.

neovia souhaite vous offrir des conseils pour une transition en douceur vers la retraite. 

La composition de la retraite des psychiatres

Pour les psychiatres libéraux

La retraite des psychiatres est versée par la CARMF (caisse autonome de retraite des Médecins de France) elle se compose de : 

  • La retraite de base : ce régime de retraite pour les psychiatres est basé sur les points accumulés durant la carrière, avec un maximum de 550 points par an.
    En 2024, chaque point avait une valeur de 0,6399 €. Ce régime sert de fondement à la structure de retraite. Elle garantit une base stable pour la sécurité financière future.
  • La retraite complémentaire : ce régime est également basé sur un système de points, où chaque année de carrière peut rapporter jusqu’à 10 points. En 2024, la valeur du point était fixée à 75,25 €. Ce système permet une certaine flexibilité et adaptation du montant de la pension en fonction des revenus réels du psychiatre au cours de sa carrière. La pension de retraite complémentaire rend les prestations de retraite plus représentatives de leurs contributions professionnelles.
  • Le régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) : ce régime, qui complète la pension des psychiatres permet de cumuler jusqu’à 36 points chaque année, avec un point valant 11,71 €. Pour les psychiatres conventionnés de secteur 1, ce régime est partiellement subventionné par l’assurance maladie.

Pour les praticiens hospitaliers

  • Régime de base de la CNAV : son calcul s’effectue sur les 25 meilleures années d’activité du praticien et est plafonné à 50% du plafond de la Sécurité sociale. Il offre une base solide pour les professionnels de santé qui ont principalement exercé dans le secteur public. En d’autres le régime de base de la CNAV garantie pour les psychiatres, pour leur retraite, une pension fondée sur les années de service les plus rémunératrices.
  • L’Ircantec : ce régime gère la retraite complémentaire obligatoire des praticiens hospitaliers. La pension est calculée à partir du total des points acquis, multipliés par la valeur du point. Ce régime est particulièrement important pour compléter les pensions de celles et ceux qui ont passé la majorité de leur carrière dans le secteur public, où les salaires peuvent être moins variables que dans le secteur privé.

Pour les psychiatres avec activité mixte

Ces professionnels bénéficient des avantages des régimes des secteurs public et privé. Ils cotisent à la fois pour leurs activités libérales et hospitalières, ce qui leur permet de maximiser leurs droits à la retraite en tirant parti des différents régimes disponibles selon leur type d’activité.

Quel est le montant moyen de la retraite d’un psychiatre ?

En 2023, le montant moyen de la retraite des psychiatres était de 3 284 euros mensuels. Ce montant reflète les pensions cumulées de plusieurs régimes de retraite auxquels les psychiatres contribuent tout au long de leur carrière. Ce chiffre peut varier considérablement en fonction des années de cotisation, du type d’exercice (libéral, salarié, ou mixte), et de l’âge auquel ils choisissent de prendre leur retraite.

L’âge de départ à la retraite d’un psychiatre

L’âge moyen de départ à la retraite pour les psychiatres est de 65 ans et demi. L’âge exact et les conditions pour toucher une retraite à taux plein dépendent de plusieurs facteurs, notamment l’année de naissance et le nombre de trimestres cotisés. 

 

Date de naissance du patricien Âge minimum requis pour prétendre à un départ à la retraite Nombre de trimestre requis pour un psychiatre pour une retraite à taux plein
jusqu’en 1960 62 ans 167 trimestres (41 ans, 9 mois)
Janvier 1961 à août 1961 62 ans 168 trimestres (42 ans)
Septembre 1961 à décembre 1961 62 ans et 3 mois 169 trimestres (42 ans, 3 mois)
1962 62 ans et 6 mois 169 trimestres (42 ans, 3 mois)
1963 62 ans et 9 mois 170 trimestres (42 ans,  6 mois)
1964 63 ans 171  trimestres (42 ans, 9 mois)
1965 63 ans et 3 mois 172  trimestres (43 ans)
1966 63 ans et 6 mois 172  trimestres (43 ans)
1967 63 ans et 9 mois 172 trimestres (43 ans)
1968 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1969 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1970 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1971 64 ans 172 trimestres (43 ans)
1972 64 ans 172 trimestres (43 ans)
à partir de 1973 64 ans 172 trimestres (43 ans)

 

Voici un résumé simplifié des âges de départ à la retraite à taux plein. Attention, ce résumé tient compte de l’âge automatique si le nombre de trimestres requis n’est pas atteint :

  • Pour les psychiatres nés avant 1951, l’âge de départ à la retraite à taux plein est fixé à 65 ans.
  • Celles et ceux nés entre 1951 et 1954 doivent attendre jusqu’à 66 ans pour partir en retraite avec une pension complète.
  • Pour les psychiatres nés après 1954, l’âge requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein s’élève à 67 ans.

Comment bien préparer sa retraite quand on est psychiatre ?

Pour les psychiatres qui songent à leur retraite, développer une stratégie méticuleuse assure une transition sans heurt de la vie active à la retraite. Voici des recommandations clés pour orchestrer efficacement cette nouvelle phase de votre vie professionnelle :

  • L’optimisation de retraite avec neovia : neovia offre plus qu’un simple conseil ; nous fournissons une assistance personnalisée pour l’ensemble des professions libérales, dont les psychiatres. Forts de plus de 14 ans d’expertise en conseil retraite, nos spécialistes en droit social et en comptabilité sont équipés pour examiner minutieusement votre parcours professionnel et proposer des solutions pour maximiser votre pension. Dès votre première consultation, qui est offerte gratuitement, un conseiller dédié vous accompagne tout au long du processus, de l’analyse initiale à la planification détaillée de votre retraite de psychiatre.
  • Une planification précoce : entamez la planification de votre retraite bien avant la fin de votre carrière pour ajuster vos contributions et optimiser le nombre de points accumulés dans chaque régime de retraite. Une démarche anticipée assure une comptabilisation exhaustive de vos années d’activité, corrige les erreurs éventuelles et permet des ajustements adaptés aux évolutions législatives ou à vos changements de situation personnelle. Cela vous positionne idéalement pour profiter pleinement des avantages disponibles et sécuriser votre avenir financier.

La pension de réversion des psychiatres : comment ça marche ?

La pension de réversion est une prestation importante pour les conjoints survivants des psychiatres, leur offrant un soutien financier après le décès de leur partenaire. Cette pension se décline selon plusieurs régimes de retraite, chacun avec ses propres critères et taux.

  • Le régime de base : pour bénéficier de la pension de réversion du régime de base, le conjoint survivant doit avoir été légalement marié au psychiatre. Les ressources annuelles du conjoint ne doivent pas dépasser 24 232 € par an pour un célibataire et 38 771,20 euros par an s’il est en couple pour prétendre à cette réversion. Le taux applicable est de 54 %, ce qui signifie que le conjoint reçoit 54 % de la pension que le psychiatre défunt aurait perçue ou percevait. Le bénéficiaire doit être âgé d’au moins 55 ans.
  • Le régime complémentaire : il requiert également que le mariage ait duré au moins deux ans avant que la pension de réversion ne puisse être accordée. Il n’y a pas de restriction quant aux ressources du conjoint pour ce régime, et le taux de réversion s’élève à 60 % de la pension complémentaire que percevait ou aurait perçu le psychiatre. Le bénéficiaire doit être âgé d’au moins 60 ans.
  • Le régime des allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) : tout comme pour le régime complémentaire, le mariage doit avoir duré au moins deux ans pour ouvrir droit à la réversion, qui est de 50 % de la pension ASV du psychiatre.

Planifier efficacement sa retraite de psychiatre est essentiel, en raison de leur rôle essentiel dans le domaine de la santé, rencontrent des défis et des responsabilités uniques au cours de leur carrière en France. Chez neovia, nous nous engageons à offrir une assistance experte pour accompagner ces médecins spécialisés dans la transition vers la retraite. 

Notre objectif est de garantir que chaque psychiatre puisse aborder cette nouvelle phase de sa vie avec sécurité financière et sérénité, lui permettant ainsi de se consacrer pleinement à son bien-être après des années dédiées au travail et au soin de ses patients.

Pour de plus amples informations, contactez l’équipe d’experts neovia.

 

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FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Pour les assurés éligibles au taux plein et envisageant un cumul emploi-retraite avant 67 ans, anticiper un départ avant le 1ᵉʳ janvier 2027 peut s’avérer financièrement pertinent. Un bilan retraite personnalisé avec un de nos experts retraite est recommandé pour trancher.

 

Non, il est supprimé pour les pensions liquidées à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, y compris pour les retraités en cumul plafonné entre 64 et 67 ans.

 

Oui, mais uniquement pour les périodes travaillées après 67 ans. Avant cet âge, la reprise d’activité ne génère plus de nouveaux droits.

 

Pour les 64-67 ans, un seuil annuel estimé à environ 7 000 € bruts sera cumulable sans impact. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement. Ce montant sera confirmé par décret.

 

Les retraités ayant liquidé leur pension avant le 1ᵉʳ janvier 2027 conservent les règles actuelles, quelle que soit la date de reprise d’activité ultérieure.

 

Pendant la période d’invalidité, la pension est calculée sur 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, avec un montant compris entre 338,31 € et 2 002,50 €/mois en 2026.À 62 ans, la pension d’invalidité s’arrête et est remplacée automatiquement par une retraite pour inaptitude au travail. Celle-ci est attribuée au taux plein de 50 % du salaire annuel moyen, sans décote et sans condition de trimestres. Le calcul se base alors sur les 25 meilleures années de carrière, ce qui explique que le montant de la retraite est souvent inférieur à celui de la pension d’invalidité perçue auparavant.
Exemple :
Michel, 62 ans, invalide catégorie 2, salaire moyen avant invalidité : 2 000 €/mois
Pendant l’invalidité, sa pension est de 50 % x 2 000 € = 1 000 €/mois.
À 62 ans, le calcul bascule sur les 25 meilleures années. Son salaire moyen tombe à 1 600 €/mois (les années d’invalidité ne comptent pas).
Sa retraite pour inaptitude est donc de 50 % x 1 600 € = 800 €/mois.

 

Non, on ne peut pas cumuler une pension d’invalidité et une retraite en même temps. Ce sont deux dispositifs qui se succèdent, mais ne se cumulent pas.
À 62 ans, la pension d’invalidité prend fin et est remplacée par une pension de retraite pour inaptitude au travail. Attention, ce n’est pas automatique : il faut en faire la demande 5 mois avant auprès de sa caisse de retraite. 

Dès que l’on commence à bénéficier de la retraite, on ne perçoit plus la pension d’invalidité. L’un prend le relais de l’autre, sans chevauchement possible.

 

La pension d’invalidité ne repose pas sur un nombre de trimestres, mais sur des conditions médicales et professionnelles : avoir perdu au moins deux tiers de sa capacité de travail, être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois, et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois. Les trimestres interviennent uniquement de manière indirecte : pendant la période d’invalidité, des trimestres sont automatiquement assimilés pour préserver les droits à la retraite.

 

Les personnes qui perçoivent une pension d’invalidité ouvrent leur droit à la retraite à 62 ans, et non à 64 ans comme le prévoit le relèvement progressif de l’âge légal issu de la réforme de 2023. C’est donc un avantage spécifique aux invalides, qui ne sont pas touchés par ce décalage.
Il est important de noter que ce basculement n’est pas totalement automatique dans les démarches : il faut effectuer une demande de retraite auprès de sa caisse (Carsat ou CNAV), idéalement cinq mois avant ses 62 ans.

 

À 62 ans, la pension d’invalidité est automatiquement remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée au taux plein (50 % du salaire annuel moyen), sans décote et sans condition de trimestres. Le montant de la pension d’invalidité varie selon la catégorie : de 338 € à 1 201 €/mois en catégorie 1, de 338 € à 2 002 €/mois en catégorie 2, et de 1 638 € à 3 290 €/mois en catégorie 3 (avec majoration tierce personne). Dans la plupart des cas, le montant de la pension de retraite  est inférieur à celui de la pension d’invalidité, car le calcul se base sur les 25 meilleures années de carrière contre 10 auparavant.

 

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