Tout savoir sur la revolarisation des pensions de retraite en 2025

Comment la revalorisation des pensions de retraite peut augmenter vos revenus en 2024? Nos experts vous guident et vous conseillent.
Sommaire

En résumé :

  • Le montant des pensions de retraite de base est revalorisé chaque année en fonction de l’inflation.
  • La retraite de base est plafonnée à un montant correspondant à 50 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale.
  • Les salariés du privé ont vu leur retraite complémentaire, calculée par un système de points, augmenter de 1,6 % au 1er novembre 2024.
  • En 2026, si l’inflation continue de reculer, les pensions de retraite pourraient être gelées ou augmenter très légèrement.

C’était une nouvelle largement attendue par les retraités : le montant de leur pension de base a augmenté de 2,2 % depuis le 1er janvier 2025. Pourquoi cette revalorisation ? Qui sont les retraités concernés ? Et à quoi s’attendre pour 2026 ?

Une hausse significative

En fin d’année 2024, le gouvernement a annoncé la revalorisation des pensions de retraite de base de 2,2 %, effective au 1er janvier 2025. Ainsi, une personne dont la retraite de base s’élevait à 1 000 euros bruts l’an dernier, perçoit désormais 1 022 euros bruts.

Inscrite dans le Code de la Sécurité sociale, cette hausse repose sur la moyenne des prix à la consommation, c’est-à-dire l’inflation. Bonne nouvelle, en cas de baisse des prix, le montant des pensions reste identique.

La retraite de base est la pension versée par l’Assurance retraite (Carsat et Cnav) à tous les individus ayant exercé une activité professionnelle, par la MSA aux agriculteurs, par les caisses de retraite (SRE et CNRACL) pour les fonctionnaires et agents territoriaux, par les caisses interprofessionnelles (Carmf, Cipav…) pour les professions libérales et autres. C’est le premier niveau de la retraite, à laquelle s’ajoute la retraite complémentaire versée, selon votre statut, soit par le RCI, la Cipav, la Carmf ou une autre caisse professionnelle pour les non-salariés, l’Agirc-Arcco.

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Qui est concerné par la revalorisation de la retraite de base ?

En tout, 14 millions de retraités ont vu leur retraite de base augmenter au début de l’année 2024 selon le site Service public.fr. Cela concerne les personnes affiliées aux organismes suivants :

  • Régime général de la Sécurité sociale (L’Assurance retraite) ;
  • Service des retraités de l’État (SRE) ;
  • Caisse nationale des agents des collectivités locales (CNRACL) ;
  • Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL).

Sont également concernées les personnes percevant une retraite de réversion, l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) ou l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).
La revalorisation des retraites concerne les pensions déjà en cours de versement, pas les nouveaux retraités.

Le plafond de la retraite de base

La hausse de 2,2 % de la retraite de base a compensé partiellement la hausse des prix. Cependant, toutes les pensions n’ont pas été revalorisées. La pension de retraite de base est en effet plafonnée à 1 962,50 euros bruts en 2025. Cela correspond à 50 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale (Pmss).

Par exemple, une personne perçoit une pension de retraite de 1 950 euros bruts. Avec la revalorisation de 2,2 % en janvier 2025, ce montant aurait dû atteindre 1 992,90 euros. Avec la limite du plafond de la Sécurité sociale, il sera automatiquement ramené à 1 962,50 euros bruts.

À noter : le plafond de 50% du Pmss peut être dépassé si vous travaillez au-delà de 64 ans, si vous avez eu trois enfants, si vous êtes invalide ou en situation de handicap.

Comment est calculée la pension de retraite de base ?

La formule mathématique pour obtenir le montant de sa retraite de base pour un salarié est :

Revenu annuel moyen x Taux de la pension x (Durée d’assurance à l’Assurance retraite / Durée d’assurance pour obtenir une pension à taux plein)

« Le revenu annuel moyen est la moyenne des salaires bruts sur lesquels vous avez cotisé à l’Assurance retraite pendant les 25 années les plus avantageuses de votre carrière », précise le site Service-public.fr. Le taux de la pension est fixé à 50 % si vous avez droit à une retraite à taux plein, c’est-à-dire si vous avez tous vos trimestres de cotisation.

Il est difficile de calculer soi-même le montant de sa retraite de base. Néanmoins, une personne percevant aujourd’hui 2 000 euros bruts peut l’estimer à 1 000 euros bruts si elle ne connaît pas de changements significatifs durant sa carrière.

Retraite complémentaire : quelle hausse en 2025 ?

Professions libérales, retraités du privé, fonctionnaires… comme pour la retraite de base, toutes les personnes ayant travaillé perçoivent une retraite complémentaire.

Effectif pour l’ensemble des retraités depuis le 1er novembre 2024, les pensions de retraite Agirc-Arrco ont été revalorisées de 1,6 %. Plus de 13 millions de retraités étaient concernés. Et il est déjà prévu d’indexer la revalorisation de la retraite complémentaire sur le taux d’inflation, « réduite d’un facteur de soutenabilité de 0,40 point, selon la situation économique du pays », rapporte le site Service-public.fr.

En 2025, les pensions de retraites complémentaires des assurés ont été revalorisées de  :

  • 0 % pour les pensions de la Caisse interprofessionnelle des professions libérales (Cipav) ;
  • 5,98 % pour la retraite complémentaire des pharmaciens (CAVP)
  • 0,60 % pour la retraite complémentaire des indépendants (RCI), des artisans et commerçants ;
  • 1,196 % pour la retraite complémentaire des médecins affiliés à la CARMF ;
  • 2 % pour la retraite complémentaire des avocats (CNBF).

À votre calculette : Pour connaître ses points de retraite complémentaire, il faut appliquer la formule suivante :

(Rémunération x taux de calcul des points) / prix d’achat du point de retraite (également appelé salaire de référence).

Le saviez-vous ?
Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS), tous régimes confondus, le montant de la pension moyenne en France (de base et complémentaire) s’élève à 1 531 euros bruts mensuels, soit 1 420 euros nets. Les femmes perçoivent des pensions en moyenne 40 % inférieures à celles des hommes.

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Retraites : à quoi s’attendre en 2026 ?

La décélération des prix semble se confirmer pour l’année en cours. En mai 2025, l’inflation reculait à 0,6 % sur un an, contre 0,8 % en février, selon l’Insee. Une bonne nouvelle pour les consommateurs. Pour les retraités, cela devrait néanmoins se traduire par un gel ou une faible revalorisation de leur retraite en 2026, selon l’évolution de l’inflation et les décisions gouvernementales.

Le contexte économique et les économies à trouver pour boucler le prochain budget laissent également craindre une éventuelle sous-indexation des retraites. En 2019 déjà, le gouvernement avait choisi d’augmenter les retraites de base de seulement 0,3 % avec une inflation de pourtant 1,6 %. Cette désindexation s’est poursuivie en 2020 et 2021. Mais en 2014 et en 2016, le gouvernement de l’époque avait carrément choisi de geler l’augmentation des retraites.

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FAQ

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Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

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